samedi 20 février 2010

Friday Foster

La même année que Bucktown, Arthur Marks revient avec un nouveau film, adapté d'un comic book, devenue un des grands classiques de la Blaxploitation au même rang que Coffy et Foxy Brown ; c'est aussi la dernière collaboration d'ampleur de Pam Grier dans un film de Blaxploitation (le filon commençant à se tarir).

FRIDAY FOSTER - Arthr Marks (1975)

Ancienne top model devenue journaliste, Friday Foster a un scoop : le retour du milliardaire Blake Tarr (Thalmus Rasulala) ; à sa descente d'avion, il est victime d'une fusillade, tandis que Friday photographie la scène. Le comité d'accueil était envoyé par la Veuve Noire "Black Widow", une organisation mafieuse qui vise à assassiner les leaders noirs ...

Avec le privé Colt Hawkins (Yaphet Kotto), Friday enquête sur Veuve Noire à travers tout le pays et rencontre les leaders de la Communauté comme Blake Tarr (le capitaliste noir), le Révérend Franklin (Scatman Crothers) ou le sénateur Hart (Paul Benjamin).


Scène de poursuite en corbillard, fusillade magistrale pour le final (avec hélico, s'il vous plaît), poursuite sur les toits... Truffée de scènes d'action, ce Friday Foster est purement jubilatoire !

Loin des films où son principal atout résidait dans son physique, Pam Gier incarne là une héroïne moderne, qui défend la Communauté par tous les moyens nécessaires, protège ses proches, enchaîne -et choisit- les amants, s'impose dans un monde d'hommes...
Arthur Marks nous balade à travers le milieu de la mode, de la politique, du grand banditisme... et multiplie ainsi, avec brio, les décors et les personnages, sur une B.O. de Luchi De Jesus. Appuyé par un des plus grands casting de la blaxploitation : Godfrey Cambridge (pour le dernier film sorti de son vivant), Thalmus Rasulala, Scatman Crothers (avec près d'une centaine de films à son actif en 50 ans), Paul Benjamin, Julius Harris, Jack Baker (qui deviendra plus tard acteur de films X), Tierre Turner et Carl Weathers (comme dans Bucktown), Tony Brubaker (acteur et cascadeur dans de nombreux films blacks -j'en ai déjà parlé ici-), Alice Jubert (JD's Revenge), et surtout Ted Lange (le Isaac Washington de La Croisière s'amuse/Love Boat).

Friday Foster

La même année que Bucktown, Arthur Marks revient avec un nouveau film, adapté d'un comic book, devenue un des grands classiques de la Blaxploitation au même rang que Coffy et Foxy Brown ; c'est aussi la dernière collaboration d'ampleur de Pam Grier dans un film de Blaxploitation (le filon commençant à se tarir).

FRIDAY FOSTER - Arthr Marks (1975)


Ancienne top model devenue journaliste, Friday Foster a un scoop : le retour du milliardaire Blake Tarr (Thalmus Rasulala) ; à sa descente d'avion, il est victime d'une fusillade, tandis que Friday photographie la scène. Le comité d'accueil était envoyé par la Veuve Noire "Black Widow", une organisation mafieuse qui vise à assassiner les leaders noirs ...

Avec le privé Colt Hawkins (Yaphet Kotto), Friday enquête sur Veuve Noire à travers tout le pays et rencontre les leaders de la Communauté comme Blake Tarr le capitaliste noir, le Révérend Franklin (Scatman Crothers) ou le sénateur Hart (Paul Benjamin).


Scène de poursuite en corbillard, fusillade magistrale pour le final (avec hélico, s'il vous plaît), poursuite sur les toits... Truffée de scènes d'action, ce Friday Foster est purement jubilatoire !

Loin des films où son principal atout résidait dans son physique, Pam Gier incarne là une héroïne moderne, qui défend la Communauté par tous les moyens nécessaires, protège ses proches, enchaîne -et choisit- les amants, s'impose dans un monde d'hommes...
Arthur Marks nous balade à travers le milieu de la mode, de la politique, du grand banditisme... et multiplie ainsi, avec brio, les décors et les personnages, sur une B.O. de Luchi De Jesus. Appuyé par un des plus grands casting de la blaxploitation : Godfrey Cambridge (pour le dernier film sorti de son vivant), Thalmus Rasulala, Scatman Crothers (avec près d'une centaine de films à son actif en 50 ans), Paul Benjamin, Julius Harris, la chanteuse Eartha Kitt, Jack Baker (qui deviendra plus tard acteur de films X), Tierre Turner et Carl Weathers (comme dans Bucktown), Tony Brubaker (acteur et cascadeur dans de nombreux films blacks -j'en ai déjà parlé ici-), Alice Jubert (JD's Revenge), et surtout Ted Lange (le Isaac Washington de La Croisière s'amuse/Love Boat).

vendredi 19 février 2010

Sweetback, la comédie musicale

Melvin Van Peebles sort à Paris -ce soir et demain soir- son opéra adapté de son chef d'oeuvre Sweet Sweetback's Baadasssss Song.
Arte diffuse en direct la représentation du samedi 20 février.



Profitons, et : MERCI ARTE !

dimanche 14 février 2010

Bucktown

Casting de rêve pour ce film musclé qui rassemble pour la première fois deux des grandes figures de la Blaxploitation : Pam Grier et l'ex-joueur de football, Fred "the Hammer" Williamson.

BUCKTOWN - Arthur Marks (1975)


Duke (Fred Williamson) arrive à Bucktown pour enterrer son frère, un patron de bar officiellement décédé d'une pneumonie... Duke reprend le bar, mais il se rend vite compte que la police locale est corrompue jusqu'à l'os, et tient le maire sous sa coupe.
Bien sûr, il refuse de payer et se retrouve avec de gros ennuis... Entre-temps, Aretha (Pam Grier) est tombé sous son charme. Mais leur première nuit d'amour se conclue par une fusillade en règle de la maison de Duke par la police.
Duke appelle à la rescousse son ami Roy (Thalmus Rasulala) et ses gars. En quelques jours, la ville est nettoyée de ses policiers véreux, mais Roy et ses hommes prennent rapidement leur place et extorquent à leur tour de l'argent aux habitants de Bucktown. Duke est laissé tranquille par son pote Roy, mais un des méchants gorilles (Tony King) décide de foutre la merde en tabassant un ami de Duke. C'est le début des problèmes...

Arthur Marks connaît son boulot : la réal est impec'. Et il sait quels acteurs engager pour faire un film qui marche, alors il alingne les têtes d'affiche : Pam Grier, Fred Williamson et Thalmus Rasulala. On peut que le rôle de Pam Grier soit assez peu développé, dommage... Arthur Marks se rattrape la même année en lui offrant le rôle principal de Friday Foster ; il réalise aussi d'autres films phares de la blaxploitation : Detroit 9000, J.D.'s Revenge et The Monkey Hustle.
Les seconds rôles sont truffés d'habitués des films blax' : Tony King, Tierre Turner, Bernie Hamilton, Art Lund (comme en guise de revanche, puisqu'il incarne le commissaire de Black Caesar), Bob Minor à la cascade, et un certain Carl Weathers -qui deviendra le mythique Apollo Creed dans la série des Rocky- joue ici dans son premier long métrage.
Le film est résolument tourné vers l'action : le dézingage des flics véreux, l'utilisation d'un prototype militaire, la scène de baston "à la loyale" entre Roy et Duke...
La B.O. est assuré par Johnny Pate (à qui l'on doit les excellents soundtracks de Brother on the Run,   Shaft in Africa, Dr. Black, Mr. Hyde et la série Shaft).

vendredi 12 février 2010

Sheba Baby

Dans ce Sheba Baby, on retrouve Pam Grier dans un rôle de justicière taillée à sa mesure, un film avec son lot de scène d'action.

SHEBA BABY - William Girdler (1975)


Andy Shayne est patron d'une société de prêts,à Louisville, Kentucky ; il subit des pressions pour vendre son entreprise et se fait agresser un soir par des malfrats. Sa fille Sheba débarque dans sa ville natale où elle a longtemps été flic, pour aider son père.
Sheba va mener une enquête, avec l'aide de son amant Brick Williams (Austin Stoker), qui l'emmenera de pimps de seconde zone en fusillades et de parc d'attraction en fête mondaine, sur les traces du petit caïd Pilot (D'Urville Martin) et du mafieux blanc Shark.


Ce Sheba Baby est, pour moi, un peu en dessous des mythiques Coffy et Foxy Brown, malgré quelques trouvailles (comme la scène de poursuite dans une fête forraine est plutôt inédite pour le genre).
On retrouve le symbole -fort pour l'époque- de la femme noire invicible contre la masculinité blanche ; comme dans ces films le "méchant" noir est épargné par Pam Grier, mais lynché pas ses propres supérieurs blancs (sans vouloir être chiant et pompeux, mais le symbole est fort là aussi pour montrer que les malfrats noirs ne réussissent que par le bon-vouloir des Blancs et feraient mieux d'être au service de la communauté ; cet artifice est repris dans de nombreux titres de l'époque).

Pas mal d'acteur de second rôle de la Blaxploitation, en particulier des films Abby et Hitman : Rudy Challenger, Mary Minor, Christopher Joy, Charles Broaddus, Joan Ray, le cascadeur Richard Washington...
Et surtout D'Urville Martin dans le rôle du méchant de service. Il y a des fois comme ça, on sait pas pourquoi, on bloque sur un acteur sans raison rationnelle ; D'Urville Martin, reconnaissable à sa voix, sa tête bien ronde et ses moustaches, est de celà. J'adore cet acteur et ses prestations dans des seconds rôles importants dans des films majeurs de la Blaxploitation comme Black Caesar et Hell up in Harlem, Five on the Black Hand Side, The Final Comedown et bien d'autres, il est même réalisateur -passable, pour le coup- du cultissime Dolemite et de Disco 9000 . Cet acteur est trop souvent oublié (même Régis Dubois le passe sous silence dans son pourtant excellent Dictionnaire du cinéma afro-américain).

samedi 6 février 2010

Foxy Brown

FOXY BROWN - Jack Hill (1974)


Link (Antonio Fargas) semble avoir quelques problèmes avec la pègre ; il appelle sa soeur Foxy (Pam Grier) pour le tirer de ce mauvais pas. Dalton (Terry Carter), le petit ami de Foxy, se remet tranquillement de son opération de chirurgie esthétique ; infiltré pendant plusieurs mois dans le milieu du deal et des call-girls tenu par Katherine Wall, il change de visage pour éhapper aux gangsters. Mais Link, croyant racheter ses dettes, balance cette info. Lui et Dalton sont assassinés.
Foxy se lance alors dans une longue vengeance contre Katherine, aidé par des Black Panthers locaux...

Ce film est plus sérieux que le précédent, Coffy -réalisé lui aussi par Jack Hill. Moins accès sur l'action et les filles sexy, mais moins noir, moins chaotique aussi. Bien qu'elle y arbore une garde-rode des plus variées, Pam n'est jamais la poitrine dénudée. Le fond social -où la drogue et la prostitution apparaissent comme un fléau pour la communauté noire- est plus présents, les résistance aussi (en dehors de la figure justicière de Pam).

Le ton du film n'est pas à proprement parlé politique, mais le groupe de militants qui chassent les dealers, sorte de BPP pas trop caricaturé, les plans de Pam devant des affiches "black is beautiful", l'émasculation du mâle blanc... tout celà est finalement assez rare dans les productions blax (surtout de l'AIP) et rajoute probablement à l'aura qu'à garder ce Foxy Brown et son héroïne Pam Grier.

Antonio Fargas, notre Huggy-les-bons-tuyaux, campe ici le frère de Foxy, un rôle de petite frappe auquel il est abonné (quand ce ne sont pas des pimps flamboyant). On lui doit une des répliques les plus acerbes du films :
"Foxy, je suis noir. Je ne sais ni chanter ni danser, ni porter la parole de Dieu. Je suis trop petit pour être joueur de foot et trop laid pour être maire. Mais à la télé je vois tous ces mecs avec leurs belles maisons et leurs belles voitures, et ça me remplit d'ambition. Dis-moi ce que je suis censé faire de toute cette ambition."

On retrouve Sid Haig (The Big Doll House, The Big Bird Cage, Black Mama, White Mama, Shaft - The Murder Machine, Coffy, Jackie Brown), Terry carter (Brother on the Run et Abby), Juanita Brown (Willie Dynamite), Kathryn Loder (The Big Doll House)...
Au rang des seconds rôles, j'en profite pour signaler Bob Minor ; ici, il joue Oscar mais c'est surtout en tant que cascadeur -souvent oublié au générique- qu'il s'impose dans presque tous les films de la Blaxploitation (essentiellement produits par l'AIP) et dans des blockbusters plus récents comme entre autres Ocean's Eleven ou Charlie's Angels, souvent coordinateur des cascades sur des films de na nouvelle vague noire comme Posse, Panther ou Boyz N' The Hood.

jeudi 4 février 2010

The Arena

Péplum vaguement érotique, The Arena voit réuni le duo Pam Grier/Margaret Markov (Black Mama, White Mama). On peut regretter que après le très réussi et plébiscité Coffy, Pam replonge dans une de ces productions (ici italo-américaine plutôt que américano-philippine), mais le film se laisse voir finalement avec un certain plaisir.


THE ARENA - Steve Carver (1973)


Tandis que les bretons sont en plein cérémonial druidique, les légions romaines viennent convertir tout ce beau monde à grands coups d'épées. De l'autre coté de la Méditerranée, une tribu d'Afrique subit le même sort.
Mamawi (Pam Grier) et Bodicia (Margaret Markov) sont capturées puis vendues comme esclaves à Timarchus, un organisateur de joutes de gladiateurs.
Avec d'autres captives, Mamawi et Bodicia se retrouvent rapidement dans l'arène où le peuple réclament que le sang coule. Les gladiatrices décident alors de refuser leur sort, de se révolter et tentent de s'échapper. Rattrapées, le tandem se retrouve jeté dans l'arène pour un combat que les Romains veulent mortel.

Ce Spartacus au féminin cherche continuellement un ton entre WIP et péplum : on n'échappe pas aux scènes de douche, à la chef de camp sadique et aux bagarres de femmes (ici la boue est remplacée par les cuisines)...
Cependant, le film n'est pas aussi mauvais que peut laisser présager le synopsis, les scènes dans l'arène sont plutôt réussies et j'ai toujours un petit faible pour les ambiances de l'aristocratie romaine paresseuse, lubrique et perverse (que l'on retrouve avec brio dans la récente série Rome). Le final quant à lui est plutôt magistral et sans un grand budget mais avec beaucoup d'ingéniosité, le réalisateur contacte une excellente bataille générale. La BO est signée Francesco De Masi qui composera quelques années après celle de Kid Vengeance.

Et puis, il ne faut pas bouder les plaisirs simples. Une Pam se tournant vers le tyran adipeux et hurlant "Freedom !" et des femmes qui mettent de jolies corrections aux aristos sadiques, ben, il faut l'avouer en font parti de ces plaisirs que nous offre le cinéma bis.

dimanche 31 janvier 2010

Coffy

Après sa période philippine de mauvais films (que j'évoque ici ou ), Pam incorne enfin des rôles à sa mesure. Avec Coffy, sous-titré La panthère noire de Harlem en français, Jack Hill offre à Pam Grier un rôle qui lui collera à la peau, un rôle où elle excelle, dévoilant ses charmes aussi bien que ces muscles et sa verve cinglante. Voilà un grand classique de la Blaxploitation.

COFFY - Jack Hill (1973)


Coffy (Pam Grier) est infirmière le jour ; justicière la nuit. Elle chasse les dealers qui ont rendu sa soeur accro... Un soir, c'est un de ses amants, un flic, qui meurt sous les coups de la mafia et sous ses yeux. Coffy se lance alors dans une vengeance épique. Elle se fait embaucher par le pimp très en vu King George (Robert DoQui), récemment allié à des mafieux italiens. Elle se rend compte qu'un autre de ses amants (Booker Bradshaw), politicien véreux qui cache son ambition derrière un discours anticapitaliste et antiraciste, fricote lui aussi avec la pègre...
On pourrait être là dans un film de faible envergure où s'enchaînent fusillades, mamelons et voitures de rêve ; on regarde un film de qualité, où tous ces ingrédients se marient sans lourdeur. L'ambiance de ce Coffy est assez sordide. Pas mal de nocturnes, de scènes assez violentes mais Jack Hill est plus dans la suggestion et dans le sanguinolent que dans le mauvais gore, et il nous plonge dans l'enfer de la prostitution, de la drogue et de misère sociale.
Dans le Cinémaction n°66 consacré au cinéma noir, Alejandro Mims qualifie ces rôles comme ceux d' "une femme endurcie et rompue à l’âpreté de la rue […]. Son physique d’amazone, sa sensualité exacerbée et sa peau sombre l’opposent au "mulâtresses tragiques" […] et aux nounous joviales" et parle de Pam Grier comme "la première féministe moderne du cinéma américain". S'il est exagéré de parler d'un film féministe, il faut quand même noter que le rôle de Pam Grier n'est -enfin !- pas un simple prétexte à dévoiler un sein de-ci de-là ; Coffy reste le seul personnage positif du film, une Afro-Américaine lambda qui se bat pour ses droits de femme et de Noire, pour sa famille et ses proches, contre les petits dealers et plus encore les gros bonnets : mafieux italiens, politiciens blancs ou arrivistes capitalistes noirs.
Les scènes devenues mythiques se succèdent : l'ouverture du film, l'arrivée de King Georges, le lynchage, ...
Sid Haig est toujours là dans un second rôle, ici moins comique que dans les WIP précédents, celui d'un garde du corps sans scrupule, raciste et pervers à souhait. La prestation de Robert DoQui (Up Tight ! et Willie Dynamite) en pimp haut en couleur est très convaincante. Allan Arbus aussi est excellent, en lieutenant ripou avec moustaches d'un autre âge et accent italo à couper au couteau (on avait pu le voir quelques années auparavant dans Putney Swope). Coté équipe technique : Bob Minor, Jophery C. Brown et Peaches Jones sont crédités au casting et aux cascades, Charles Pierce à la déco, le directeur de casting Joe Scully...

La musique de Roy Ayers est elle aussi rentrée dans la légende, appuyée ça et là par la voix de Dee Dee Bridgewater (Denise au générique). Roy Ayers donne plus qu'un supplément d'âme au film, il l'accompagne réellement, le porte et le soutient.

vendredi 29 janvier 2010

Black Mama, White Mama

Ce Black Mama, White Mama est dans la lignée des WIP tournés par Pam Grier, le titre alternatif parfois employé Women in Chains est plus évocateur encoreet laisse entendre à demi-mot la filiation avec The Defiant Ones (La chaîne). La MGM l'édite dans la collection Soul Cinema et le range dans le coffret français, mais rares sont les geeks de la Blax' à considérer positivement ce film...

BLACK MAMA, WHITE MAMA - Eddie Romero (1972)

Lee Daniels (Pam Gier) et Karen Brent sont prisonnières (vêtues d'un uniforme jaune très court et fort seyant) dans un camp exclusivement féminin, et donc, un tas d'autre filles aux poitrines généreuses et aux courts uniformes jaunes. Karen, la blonde, est riche mais révolutionnaire ; enfin, on s'aperçoit au fil du film qu'elle est juste une amie proche du révolutionnaire Ernesto -sic-. Ses petits copains attaquent le convoi des prisonnières, et Lee et Karen s'enfuient dans la jungle, menottée l'une à l'autre...
L'ancien mac de Lee veut la retrouver, les révolutionnaires, eux, cherchent Karen et la police traque les deux nymphettes... Elles, elles courent, se battent, se fringuent en bonne soeur, re-courent, sèment les chiens méchants en enlevant leur culotte , re-re-courent. Et tout ce beau monde se rencontre et se tire dessus dans un final de fort mauvaise facture.

Scène dans les douches, méchante et vicieuse gardienne, forcément lesbienne, révolutionnaires de pacotille... le film enchaîne les poncifs. Le duo riche-blonde/black-des-ghettos peut faire sourire de temps à autre (comme leur déguisement en nonnes) et Sid Haig est comme à son habitude rafraïchissant. Pam s'égare une fois encore dans ces mauvaises productions philippines ; mais il faut bien manger j'imagine et un mal pour un iben- la multiplication de ces tournages forgent tout de même son jeu...Dans la lignée de The Big Dolls House et ses suites genre The Big Bird Cage (d'ailleurs on y retrouve pas mal d'acteurs Pam, mais aussi Sid Haig, Vic Diaz, Wendy Green...).

dimanche 24 janvier 2010

The Big Bird Cage

En débutant sa carrière professionnelle, Pam Grier travaille chez AIP, la société de production de séries B à Z. Sa poitrine volumineuse et son physique charmant la feront passer de standardiste à actrice dans des films qualifiés de WIP (Women In Prison), forcément d'assez mauvaise facture.
Après un rôle dans Beyond the Valley of the Dolls de Russ Meyer, la voilà donc embarquée dans des production AIP, tournées au Philipines...

THE BIG BIRD CAGE - Jack Hill (1972)

Blossom (Pam Grier) et son compagnon Django (Sid Haig), une sorte de révolutionnaire -une caricature de guerillero à la sauce nanar US- font un braquage qui tourne mal. Ils prennent alors en otage une jeune demoiselle, pulpeuse (c'est le principe de ces films, vous l'aurez compris).Arrêtés, ces derniers arrivent à s'échapper, mais pas notre otage, emprisonnée par erreur dans une prison en pleine pampa avec gardes chiourmes efféminés, machines bizarres au milieu de la cour, directeur sadique et de la boue par-ci par-là au cas où y ait baston en tenue d'Eve.
Les révolutionnaires (tous issus de la gent masculine) s'ennuient ferme et décident de kidnapper les prisonnières voisines... C'est Blossom qui s'y colle et se retrouve "infiltrée" dans la "big bird cage".


Un scénario léger et les mêmes ingrédients que dans ses prédécesseur, Women In Cages et The Big Doll House, ainsi que Black Mama, White Mama. Petites productions obligent, Jack Hill utilise les mêmes équipes d'acteurs et de techniciens. Pour la petite histoire, le film est tourné dans une partie des décors de Apocalyse Now.

Mention spéciale tout de même qui fait que ce film n'est pas d'un profond ennui : la prestation de Sid Haig, somptueux comme à son habitude, dans un rôle de révolutionnaire blasé (avec une composition surjouée d'un homosexuel : savoureux).
L'acteur philippin Vic Diaz, abonnée aux films d'exploitation, jouera dans plusieurs blaxploitation comme Black Mama, White Mama, Savage !, Bamboo Gods and Iron Men, Black samouraï et Pacific Inferno.  
Comme pour se rattraper, le réalisateur et scénariste Jack Hill offre à Pam Grier deux grands rôles vedettes dans Foxy Brown et Coffy, quelques années plus tard..

samedi 23 janvier 2010

Pam Grier, la panthère noire de la Blaxploitation

Certes, le lien avec les sujets précédents est un chouïa tiré par les cheveux... Mais je conscrerai mes prochains billets à l'actrice emblématique de la Blaxploitation, la plantureuse Pam Grier.

Foxy Bronx nous annonce la sortie d'une autobiographie de l'égérie afro-américaine. Voilà l'occasion de revenir sur quelques uns de ses films, plus ou moins connus (et souvent plus ou moins de bon goût).

A signaler pour finir ce post introductif, la bio très fournie de Pam Grier, par Régis Dubois.

mardi 19 janvier 2010

Black panther en dessin animé

Pour finir le thème sur T'Challa, la Black Panther du Wakanda, voilà l'épisode de la série animée, sortie 1995. Le 7ème épisode de la saison 2 nous montre la rencontre de Red Richards, la Femme Invisible, la Torche et La Chose avec la Panthère Noire. Le scénario est une (légère) adaptation du comics FF n° 52.
Bon visionnage.