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lundi 2 décembre 2013

Lil' Pimp

On passe du tout au tout avec deux dessins animés complètement différents. D'abord Lil' Pimp...

LIL' PIMP - Mark Brooks & Peter Gilstrap (2005)

C'est l'histoire d'un petit garçon solitaire (Mark Brooks) dont le père est mort et dont la mère présente quelques lacunes éducatives. Souffre-douleur des gamins du quartier, son seul ami est une gerbille mâle obsédée et vulgaire nommée Weathers (Ludacris).
Un soir, il rencontre Sweet Chiffon (Kimberly "Lil' Kim" Jones), une prostitué qui lui fait découvrir "The Playground", un club de strip tenu par le proxénète Fruit Juice (Bernie Mac). Le garçon va rêver de devenir mac lui aussi...
On retiendra de ce métrage d'animation qu'il est d'abord une prouesse technique puisqu'il est le premier réalisé avec Macromedia Flash. Ceci étant posé, il est rapidement oubliable...
Réalisé par Mark Brooks (qu'on retrouvera sur la très bonne minisérie animée Black Panther), le film souffre à mon avis précisément de son support technique et s'avère visuellement lassant. L'intrigue aussi devient vite redondante, une fois passée le premier tiers du film où l'on sourit éventuellement des quiproquos qui amènent le petit garçon à devenir mac.
Pour le reste, se pose toujours le même débat de la glorification du proxénétisme et de la prostitution versus le traitement humoristique d'un phénomène social réel et d'une culture associée...

Comme dans les films d'animation des grands studios, on retrouve quelques stars qui prêtent leurs voix au personnage : Bernie Mac en premier lieu qui double le pimp Fruit Juice, les rappeurs Ludacris, Mystikal et Lil' Kim, le célèbre animateur de radio Big Boy, la bimbo Carmen Electra, l'acteur John C. McGinley et les professionnels du doublage Kevin Michael Richardson et Jill Talley.
Plus rare mais très raccord avec le sujet, Rudy Ray Moore prête sa voix à un styliste spécialiste de la mode pimp... rigolo.

lundi 12 décembre 2011

Juwanna Mann

Plutôt habitué aux rôles mineurs (comme cette année-là avec The Adventures of Pluto Nash), Miguel A. Núñez Jr. tient là son premier rôle principal...

JUWANNA MANN - Jesse Vaughan (2002)

Jamal Jeffries (Miguel A. Núñez Jr.) est un basketteur aussi brillant qu'outrancier, accumulant les points comme les fautes. Mais la coupe est pleine pour son entraîneur et les autorités de la NBA qui prononce son exclusion du championnat !
Jeffries a une idée pour le moins étonnante qu'il va mettre en oeuvre avec l'aide de son agent (Kevin Pollak) : il se fait passer pour Juwanna Mann une basketteuse et ce subterfuge lui permet de jouer dans un championnat féminin.
Mais la coopération avec Michelle (Vivica A. Fox), la capitaine des Banshees...
Aux commandes de cette comédie mi-sportive mi-sentimentale, le réalisateur afro-américain Jesse Vaughan (peu prolixe, il ne réalise par ailleurs que quelques épisodes du show de Keenen Ivory Wayans : In Living Color).
Ce film, presqu'oublié, souffre à sa sortie d'une descente en flamme par les critiques. Le succès s'en trouve donc affecté. Juwanna Mann est pourtant loin d'être une des pires comédies de ce genre. Je la trouve même bien moins graveleuse et lourde que les Big Momma's House 2, White Chicks et autre Norbit...
Mais le fait que ce ne soit pas la plus mauvaise n'en fait pas pour autant un bon film, ni une garantie de rire. Rien n'est exceptionnel dans cette comédie vite oubliée... Le soundtrack comprend Diana Ross, James Brown, Stevie Wonder et bien sûr du hip hop (dont le rapeur Ginuwine qui joue aussi dans le film)
Lien
Miguel A. Núñez Jr. s'était jusqu'alors illustré comme figurant puis acteur de seconds rôles (Jumpin' Jack Flash, Action Jackson, Harlem Nights, Lethal Weapon 3, Street Fighter, A Thin Line Between Love and Hate, Life, Nutty Professor II : The Klumps, Scooby-Doo, The Adventures of Pluto Nash) ; avec Juwanna Mann, Miguel Núñez tient enfin un premier rôle ! Il ne se sort pas mal de l'exercice périlleux de jouer une femme (Scott Sanders, Michael Jai White et Byron Minns l'évoquent même dans les commentaires DVD de Black Dynamite), mais le succès très limité du film ne permet pas à l'acteur de dénicher d'autres têtes d'affiche.
Vivica A. Fox vient prêter son joli sourire (et sa physique sportif) et Tommy Davidson prend les habits d'un dragueur au look de pimp.
D'autres actrices et acteurs font quelques apparitions comme Jenifer Lewis (Sister Act, Tina, Poetic Justice, The Meteor Man, Sister Act 2, Panther, The Brothers, The Cookout, Nora's Hair Salon, Madea's Family Reunion, Who's Your Caddy ?, The Princess and the Frog, Meet the Browns), Kim Wayans la sœur de la célèbre fratrie comique qui joue dans nombre de leurs projets : Hollywood Shuffle, I'm Gonna Git You Sucka, Don't Be a Menace..., A Low Down Dirty Shame, Dance Flick), Omar J. Dorsey (Drumline, Starsky & Hutch, Louis) et la rappeuse Lil' Kim.
Comme à l'habitude dans un films sur le basket, le casting fait la part belle aux vrais joueurs : Rasheed Wallace (Like Mike), Vlade Divac et Muggsy Bogues (Space Jam) et, fait plus rare, à leurs homologues féminines telles Cynthia Cooper et Teresa Weatherspoon.