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mercredi 11 avril 2012

Welcome Home, Roscoe Jenkins

6 mois avant Soul Men -le dernier film de Bernie Mac et Isaac Hayes - Malcolm D. Lee met en vedette Martin Lawrence dans une comédie familiale drôle et inspirée...

WELCOME HOME, ROSCOE JENKINS
Malcolm D. Lee (2008)

Le couple people par excellence ? C'est bien sûr le présentateur de talk-show R.J. Stevens et Bianca Kittles (Martin Lawrence & Joy Bryant), ancienne gagnante de Survivor.
R.J. n'a pas vu ses parents (James Earl Jones & Margaret Avery) depuis 9 ans, et sa moitié le convainc de se rendre en Georgie pour leurs noces d'or... et d'en faire un show de téléréalité qui renforcerait un peu plus leur côte de popularité.
Premier choc pour Bianca : son futur mari s'appelle en fait Roscoe Junior Jenkins. Deuxième choc : les pratiques culturelles et culinaires de la famille Jenkins ! Quant au troisième problème, c'est l'arrivée de la belle Lucinda et de Clyde (Nicole Ari Parker et Cedric the Entertainer), respectivement l'amour et le rival d'enfance de Roscoe...
Scénariste et réalisateur, Malcolm D. Lee présente une comédie plus intéressante qu'il n'y paraît. Il avait livré le drôlissime Undercover Brother et le très étonnant Roll Bounce. Ici, on s'amuse avec une sorte de dissertation sur le décalage entre la bourgeoisie parvenue afro-américaine et la culture populaire. Doté d'un solide budget de 27,5 millions, il double presque la mise réussissant ainsi ; par contre la critique

Le personnage campé par Martin Lawrence est moins exubérant et lourdingue que dans ses autres compositions (comme le catastrophique Black Knight), il est plutôt dans un rôle de père de famille plan-plan comme dans College Road Trip. Lawrence surjoue et grimaçe comme à son habitude, mais Malcol D. Lee ne base pas son film sur les uniques performances de son acteur principal.
Ainsi es membres de la famille Jenkins, et leurs interprètes bien choisis, viennent donner du relief au héros et donnent vie à ce choc des cultures entre les manières précieuses et individualistes du couple médiatique et le mode de vie populaire et familial : bio, végétalisme, yoga et soccer contre travers de porcs ruisselant de graisse, pâtisseries, bacon fris, cornbread et baseball ! Le casting est parfait : le grand James Earl Jones -acteur majeur mais sous-utilisé et trop souvent limité à la mythique voix de Dark Vador- et la rare Margaret Avery (Cool Breeze, Hell Up in Harlem, The Fish That Saved Pittsburgh, The Color Purple, Meet the Browns...) campent les parents authentiques ; Mo'Nique, Mike Epps et Michael Clarke Duncan jouent les cousins du cru et Nicole Ari Parker le fantasme adolescent. Quant à Cedric the Entertainer (Ride, Big Momma's House, The Original Kings of Comedy, Kingdom Come, les Barbershop, The Honeymooners, Talk To Me et prête sa voix dans Dr. Dolittle 2, Ice Age, les Madagascar ou encore la série animée The Proud Family) il entre à merveille dans son rôle de trouble-fête

Bien sûr, y a quelques blagues un peu pataudes et gratuitement graveleuses, mais l'ensemble est de mon point de vue réussi (surtout comparé à ce type de film choral où l'on se perd trop souvent dans la multitude de personnages annexes).

jeudi 8 mars 2012

Last Holiday

On avait laissé de coté les comédies romantiques, nous y voilà replonger avec Vacances sur ordonnance...

LAST HOLIDAY - Wayne Wang (2006)


Georgia Byrd (Queen Latifah) est une employée tout ce qu'il y a de plus ordinaire ; une mère célibataire, timide et besogneuse, cuisinière à ses heures... Alors qu'elle fricote avec un collègue, Sean (LL Cool J), elle se cogne malencontreusement et tombe dans les pommes. Mais les radios qui s'avéraient de routine dévoilent de nombres tumeurs au cerveau.
Elle vend tous ses biens pour s'offrir un somptueux voyage dans un luxueux hôtel d'Europe, où elle se fait passer pour une riche femme d'affaire
Elle fréquente et se joue de politiciens et d'hommes importants. Et surtout, elle rencontre, sympathise puis cuisine avec le chef français Didier (Gérard Depardieu).
On prend réellement plaisir à voir évoluer Queen Latifah, vraiment touchante dans ce rôle de femme ordinaire, normale mais pas banale. Sa prestation donne une profondeur au film, qui sans elle et son personnage sur mesure se serait avéré des plus patauds.

Pour le reste, c'est une comédie romantique tout ce qu'il y a de plus classique, plutôt sympathique et légère. Bien sûr, la présence de notre "Depardiou" national -forcément en chef français- rajoute un petit plus (dans un anglais des plus haché et bien souvent même "en Français dans le texte").
LienComme à son habitude, LL Cool J (Black Rebel, Woo, Kingdom Come, Deliver Us from Eva...) campe le bon gars placide et sans histoire, aimant et attentionné... et sa prestation est comme trop souvent assez fade. Il y a aussi l'acteur fétiche de Spike Lee dans ses débuts (School Daze, Do the Right Thing, Mo' Better Blues, Malcolm X) : Giancarlo Esposito, et la jeune Chloe Bailey (The Fighting Temptations, Gospel Hill, Meet the Browns).