Affichage des articles dont le libellé est LWY. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est LWY. Afficher tous les articles

vendredi 23 mars 2012

Three Can Play That Game

Six ans après le désormais classique Two Can Play That Game, Shanté Smith revient sur les écrans pour apprendre Comment garder son homme...

THREE CAN PLAY THAT GAME - Samad Davis (2007)

Shanté Smith (Vivica A. Fox) a mis à profit son expertise dans les relations amoureuses et a monté sa propre entreprise à Atlanta où elle dispense ses conseils en tant que professionnelle.
Byron Thompson (Jason George) est le lauréat d'une émission de télé-réalité ; sa petite amie (Jazsmin Lewis) qui lui est toute dévouée le surprend dans les bras d'une autre femme, sa nouvelle chef (Kellita Smith). Elle consulte Shanté pour reconstruire son couple...
Vivica A. Fox reprend du service et endosse à nouveau les habits de Shanté Smith et l'on pourrait s'attendre au pire avec cette tardive séquelle visiblement un peu cheap (le budget ne dépasse pas le million de dollars). Or, avec un casting beaucoup moins développé que son prédécesseur et une réalisation trop conventionnelle (ainsi que quelques plans totalement ratés et décadrés), on évite l'ennui complet. L'histoire simplissime est bien rythmée et les quiproquos amoureux peuvent même prêter à sourire.

Pour la petite dizaine d'acteurs principaux, les producteurs misent sur des actrices connues telles Jazsmin Lewis (How to Be a Player, Barbershop, Deliver Us from Eva, Baadasssss !, Barbershop 2), Kellita Smith (House Party 3, Kingdom Come, Hair Show, King's Ransom, Roll Bounce, Gang of Roses 2: Next Generation), Terri J. Vaughn (Sister Act 2, Friday, Don't Be a Menace..., Daddy's Little Girls) et Melyssa Ford (Love for Sale, Good Hair).
Coté masculin, les deux protagonistes principaux sont peu connus. Le premier, Jason George, est plutôt rare sur grand écran et collectionne par contre les rôles à la télé. Le second a un patronyme et une ressemblance qui ouvrent quelques portes puisqu'il s'agit de Tony Rock, le frère de Chris (qui d'ailleurs a un rôle récurrent dans Everybody Hates Chris) ; seul L. Warren Young aligne une certaine expérience avec entre autres The Fighting Temptations, Diary of a Mad Black Woman, Daddy's Little Girls et The Lena Baker Story). Mais pour le reste ce ne sont que des actrices et acteurs quasiment inconnus qui viennent compléter le casting.

mercredi 29 février 2012

Diary Of A Mad Black Woman

Avec Madea, grand-mère justicière un nouveau phénomène débarque dans le monde du cinéma afro-américain : Tyler Perry...

DIARY OF A MAD BLACK WOMAN
Darren Grant (2005)



Mariés depuis 18 ans, Helen et Charles McCarter (Kimberly Elise & Steve Harris) se présentent comme un couple bien sous tout rapport. Mais Helen a tout sacrifié pour les ambitions de son mari, et lorsque celui-ci la met violemment à la porte de leur luxueuse propriété elle se réfugie chez sa grand-mère Madea (Tyler Perry). Celle-ci l'aide à remonter la pente et elles vont de concert saccager le manoir de Charles ; à la suite de quoi, elles passent en procès. Leur avocat est un neveu de Madea : Brian (Tyler Perry), qui a par ailleurs ses propres problèmes avec son femme toxicomane Debrah (Tamara Taylor).
Avec le temps, les choses semblent se tasser, Helen redécouvre l'amour dans les bras de d'Orlando (Shemar Moore) tandis que les révélations sur certaines pratiques de Charles ternissent sa réputation et lui occasionnent un procès..
Avec un coût incroyablement bas, ce film indépendant est un succès financier incroyable.
Le film est une comédie dramatique, et l'aspect "drame" n'est vraiment pas annexe... Le scénario est déroutant, il propose des pistes qu'on n'envisage pas au début et qui dénotent de l'esprit tourmenté de Tyler Perry. Il offre un joli rôle principal à Kimberly Elise (Set It Off, Beloved, Bait) qui incarne à la perfection une femme à l'honneur bafoué oscillant entre désirs d'amour et de vengeance...
Pourtant ce qu'on note, et qui se trouvera être un marqueur des films de Perry, c'est la multiplication des histoires, des sujets et des genres qui s'additionnent assez mal et compliquent le propos.

Le casting s'étoffera avec le temps, Perry débauchant quelques noms quasi-légendaires du cinéma et de la culture populaire afro-américains. Pour l'heure seuls quelques comédiens de seconds rangs collaborent à ce film : Steve Harris (Sugar Hill, Bringing Down the House), John Q, Pride (The Great Debaters et For Colored Girls), Tamara Taylor (Bones), Gary Anthony Sturgis, Carol Mitchell-leon, L. Warren Young, Tony Vaughn et la "juge" Mablean Ephraim. L'actrice Cicely Tyson retrouve grace à Perry le chemin des studios de cinéma qu'elle avait abandonné depuis une décennie avec l'excellent Hoodlum.

dimanche 18 juillet 2010

The Fighting Temptations

Un des sous-genre les plus répandus dans cette décennie 2000, c'est la comédie romantique ! Ici, elle rassemble l'ancien jeune premier Cuba Gooding Jr. et la talentueuse et splendide Beyoncé...

THE FIGHTING TEMPTATIONS - Jonathan Lynn (2003)



Monte Carlo, Georgie. Tante Sally, grande adepte de la paroisse du révérend Lewis (Wendell Pierce) et animatrice de sa chorale, décède et lègue 150 000 $ à son neveu, Darrin Hill (Cuba Gooding Jr.). Ce dernier, qui vient juste d'être licencié, pour son accumulation de mensonges, voit dans cet héritage une opportunité de rebondir. Mais une fois revenu dans son village natal pour les obsèques de Tante Sally, Darrin apprend que celle-ci a conditionné son don : il doit remonter la chorale et lui faire gagner la "Gospel Explosion".
Il hérite donc d'une chorale sans talent dont les membres sont sous la coupe de la bigotte Paulina (Latanya Richardson), qui avait fait partir sa mère du village 20 ans auparavant ! Darrin va devoir agrandir la chorale et choisit comme soliste son ancienne amie d'enfance : Lilly (Beyoncé Knowles)...
Programmé pour cartonner, le film propose un casting conséquent (et en particulier le duo principal sur lequel je reviendrais plus bas) et une équipe technique alignant des professionnels reconnus : Lisa Reynolds officie aux effets spéciaux, Stacye P. Branche, Patrice Coleman et Joanetta Stowers aux maquillages, Mary Jane Fort et Tracey White aux costumes, tandis que le casting est dirigé par Robi Reed. Le tout étant co-produit par Loretha C. Jones et Tierre Turner (qui débuta comme très jeune acteur dans les classiques blax Cornbread, Earl and Me, Bucktown et Friday Foster).
Sur le papier, il y a donc presque tout pour faire un bon film grand public... Le succès commercial et critique sera pourtant mitigé. La scénario est assez banal et repose sur les ressorts amplement connus du héros égoïste et parvenu qui au contact des ses racines populaires (et de la jolie fille) devient altruiste. Mais il est plutôt bien mis en image, les habitants de villages et les membres de la chorale sont bien dépeints, les scènes musicales réussies et le happy end au rendez-vous.
Le problème est à chercher dans l'écart criant entre les deux têtes d'affiche : Beyoncé Knowles offre une très bonne prestation et une interprétation musicale magistrale, en particulier sur Fever où elle est tout bonnement envoutante. Cuba Gooding Jr. est quant à lui plutôt médiocre (certes moins que dans The Boat Trip ou Daddy Day Camp).

Deux acteurs secondaires viennent apporter la touche comique : l'incontournable Mike Epps (second couteau récurrent dans des dizaines de comédies dont Next Friday, Dr. Dolittle 2, All About the Benjamins, How High, Friday After Next, Guess Who, Roll Bounce, The Honeymooners, Welcome Home, Roscoe Jenkins, Talk to Me, Soul Men, Next Day Air, Very Bad Trip, The Janky Promoters, Lottery Ticket et 35 and Ticking) et le comique Steve Harvey (dont on peut avoir un aperçu du talent dans The Original Kings of Comedy), dont la présence à l'écran est trop limitée. Se croisent aussi LaTanya Richardson (Hangin' with the Homeboys, Juice, Malcolm X, All About Us, Mother and Child), Wendell Pierce (A Rage in Harlem, Waiting to Exhale, Get on the Bus, Bulworth, Brown Sugar, Ray, I Think I Love My Wife, Night Catches Us et il incarnera B.B. King dans un biopic qui devrait sortir cette année), la jeune Chloe Bailey (Last Holiday, Gospel Hill, Meet the Browns), Lou Myers, L. Warren Young, Faizon Love... Ainsi que deux dinosaures qui débutèrent dans la blaxploitation avec respectivement Cotton Comes to Harlem et Five on the Black Hand Side : la chanteuse Melba Moore et Sonny Jim Gaines.