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vendredi 20 avril 2012

Meet Dave

Appelez-moi Dave : nouveau navet pour Eddie Murphy...

MEET DAVE - Brian Robbins (2008)



Pour sauver leur monde, des extra-terrestres de petite taille débarquent sur terre à bord de leur vaisseau, réplique à taille humaine du capitaine (Eddie Murphy). En arrivant sur notre planète le vaisseau heurte la voiture Gina (Elizabeth Banks) et son fils Josh qui le recueillent, persuadés d'avoir renverser un homme et le nomment Dave. A travers Dave, le capitaine et ses subordonnés découvrent la Terre et un étrange sentiment : l'amour. N°3 (Gabrielle Union) se rend compte que c'est ce qu'elle éprouve pour son capitaine et devient jalouse de l'intérêt qu'il porte à Gina...

C'est mauvais ! C'en est même incroyable tellement ça l'est ! En comparaison, ce film pourrait faire passer The Nutty Professor ou Norbit pour de bons films ; il faut dire que l'on doit précisément ce dernier au réalisateur Brian Robbins. Au moins dans les films précités, Murphy accomplit un vrai travail d'acteur, lui permettant d'incarner plusieurs rôles différents. Ici, il joue à la fois le robot et le capitaine lilliputien mais son jeu est plat et les dialogues l'incitent peu aux longues tirades qui ont fait son succès.
L'intrigue est assez banale, pas franchement nulle en soit mais sans grande surprise. Ce qui est catastrophique c'est la réalisation et les effets spéciaux : où donc ont pu être englouti les 50 000 000 $ du budget de production ? Impossible de répondre ! Toujours est-il que les recettes peinent -heureusement- à rembourser l'argent investi et que Meet Dave est unanimement classé parmi les pires catastrophes cinématographiques.
Le scénariste Bill Corbett affirme que son projet original a été copieusement caviardé, et rejette toute responsabilité dans le flop du film.

Enfin, s'il est permis de retirer quelque chose de "sérieux" du film, c'est que la morale antiraciste-mais-pas-trop est sauve puisqu'on aurait pu croire que Murphy couche (ou juste embrasse une Blanche), mais heureusement tout rentre dans l'ordre : Eddie tombe sous les charmes Gabrielle Union et la gentille mère de famille divorcée retourne avec son ex-mari (faut-il préciser qu'il est Blanc ?).
Pour les quelques acteurs ou techniciens connus citons Miguel A. Núñez Jr. et Kevin Hart, la styliste Ruth E. Carter, les cascadeurs April Weeden-Washington et Henry Kingi Jr., les assistants de Murphy Randy Webster et Charisse M. Hewitt et enfin son costumier personnel depuis Le flic de Beverly Hills II : Fetteroff Colen.

vendredi 13 janvier 2012

The Haunted Mansion

Avec Le manoir hanté et les 999 fantômes, Eddie Murphy renoue avec le succès (après les cataclysmiques I Spy, The adventures of Pluto Nash et Showtime) et continue son -nouveau- chemin comme acteur de films pour enfants...

THE HAUNTED MANSION - Rob Minkoff (2003)


Jim Evers (Eddie Murphy) est un agent immobilier sur-actif qui a du mal à donner la priorité à sa famille sur son travail. En guise de vacances, il amènes sa femme Sara (Marsha Thomason) et leurs deux enfants (Aree Davis & Marc John Jefferies) dans un manoir lugubre qu'il escompte transformer en immeubles haut-de-gamme.
La famille Evers découvre rapidement que le manoir est habité par d'étranges occupants...
Cette comédie familiale est dirigé par un réalisateur et producteur de la maison Disney : Rob Minkoff. Le segment de public recherché est bien entendu les enfants, et le film touche au but (avec un budget de 90 millions de dollars, il en rapporte le double). Disney décline d'ailleurs le film en attraction pour ses parcs d'attraction. Les effets spéciaux horrifiques sont confiés sans surprise au maître Rick Baker -maquilleur plusieurs fois oscarisé, il fait ses premiers pas sur le bijou bis The Thing With Two Heads- et son équipe (dont Clayton Martinez qui collabore déjà avec Murphy dans Life et La famille Foldingue).

Rien de bien spécial à retenir dans ce film de moyenne facture qui répond aux attentes du genre (entendons "film pour enfant", parce qu'en tant que comédie ou film d'horreur, c'est totalement un échec !). Cependant, il faut quand même noter un phénomène, invisible dix ans auparavant : un grand studio -à fortiori Disney- est capable de confier enfin ses rôles principaux à des Afro-Américains, et pas uniquement pour le coté comique (qu'endosse fort logiquement Murphy) puisque la famille au centre du film est tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Or cet "ordinaire", les Afro-Américains n'y ont pas toujours eu droit dans le cinéma hollywoodien (excepté dans les films réalisés par eux-mêmes).
Marsha Thomason (Black Knight, My Baby's Daddy) joue la mère, mais est n'apparaît qu'au début et à la fin, et les deux enfants sont incarnés par Aree Davis -qui joue un rôle récurrent dans la série Everybody Hates Chris- et Marc John Jefferies qui s'impose peu à peu : Friday After Next, Get Rich or Die Tryin', Notorious, Big Mommas : Like Father, Like Son...
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jeudi 12 janvier 2012

Daddy Day Care

Avec École paternelle, Eddie Murphy confirme sa réorientation de carrière vers des films familiaux (il joue la même année dans une production Disney : The Haunted Mansion)...

DADDY DAY CARE - Steve Carr (2003)


Charlie Hinton (Eddie Murphy) est un cadre à l'emploi du temps surchargé qui trouve peu de temps pour sa femme Kim (Regina King) et son fils, qu'ils inscrivent dans une école privée hors-de-prix... Mais Charlie est licencié, tandis que Kim retrouve un poste d'avocate ; il reste donc à la maison pour s'occuper de son fils.
Avec son pote Phil (Jeff Garlin) lui aussi licencié, Charlie a l'idée de devenir monter leur propre crèche ; le succès est au rendez-vous, les enfants affluent et Charlie et Phil s'adjoignent les services de Marvin (Steve Zahn), un autre collègue fan de Star Trek...
La reponsable de l'école privée (Anjelica Huston), soucieuse de la concurrence, les dénonce à la protection de l'enfance...
Malgré une composition sobre d'Eddie Murphy (on aurait pu s'attendre à pire avec ce genre de comédie), ce film est sans intérêt : scénario prévisible, réalisation plate, bons sentiments à tous les étages, gags enfantins... Il rapporte pourtant plus de 164 millions de dollars (pour un budget déjà élevé de 60 millions) et incitera les producteurs à sortir une séquelle : Daddy Day Camp avec Cuba Gooding Jr. , qui ferait passer l'original pour un chef d’œuvre !
Même critique que pour Bustin Loose ou Major Payne en ce qui concerne les enfants, qui jouent comme des pieds et sont insupportables ! Mais on évite le remake "black" d'Un flic à la maternelle... En plus, il y a dix ans, un tel film mettant en scène un trio multiraLiencial aurait à coup sur vu le Noir interprété le
comique de la troupe ; alors qu'ici il est de loin le plus ordinaire des personnages.

La famille Hinton compose les seuls Afro-Américains du film, avec Eddie Murphy, Regina King (Boyz N' the Hood, Poetic Justice, Friday, A Thin Line Between Love and Hate, Down to Earth, Ray, This Christmas...) et Damani Roberts (Welcome Home, Roscoe Jenkins). Au niveau du casting blanc, Jeff Garlin et Steve Zahn (qui joue avec Martin Lawrence dans National Security), les deux compères d'Eddie sont amusants et on apprécie Anjelica "Morticia Addams" Huston en directrice pince-sec.

samedi 10 décembre 2011

The Adventures of Pluto Nash

...et les catastrophes s'enchaînent pour Eddie Murphy qui multiplie les énormes productions aux résultats artistiques et financiers médiocres...

THE ADVENTURES OF PLUTO NASH
Ron Underwood (2002)


2087, sur la Lune. Propriétaire d'un club réputé, Pluto Nash (Eddie Murphy) est démarché par les hommes de Rex Carter qui veut lui racheter le Club Pluto ; il refuse leur proposition. Les hommes de main se vengent en faisant exploser l'établissement ; Nash en réchappe avec à ses cotés son robot périmé Bruno et Dina (Randy Quaid & Rosario Dawson), la fille d'un vieil ami qu'il venait d'engager comme serveuse.
Le trio se planque tout en essayant de trouver des incides sur ce mystérieux Rex Carter...
Ron Underwood signe là un des plus gros nanard de l'histoire, doublé d'un gouffre financier abyssal, lui aussi historique : 7 millions de dollars de bénéfices pour un budget d'une centaine de millions.
D'un point de vue général, on croit halluciner devant l'amateurisme -pourtant couteux- des effets spéciaux, des décors et des costumes. Et il est difficile de cerner si l'effet toc est volontaire ou accidentel : trop sérieux pour être une parodie et techniquement trop mauvais pour être pris au sérieux.

Pourtant, le casting donne à penser que le film se prenait au sérieux puisqu'il aligne les invités prestigieux tels l'ex-Monty Python John Cleese, Pam Grier, Alec Baldwin, Burt Young (inoubliable Paulie des Rocky, il joue aussi un petit rôle dans Across 110th Street), Peter Boyle (qui apparaît dans d'autres prods afro telles que Malcolm X et Dr. Dolittle), Luis Guzmán, Jay Mohr...
Quant aux personnages principaux, Eddie Murphy est égal à lui-même et compose le personnage qui lui colle à la peau depuis Beverly Hills Cop. Après le refus de Jennifer Lopez, Rosario Dawson (He Got Game, Men in Black II, 25th Hour, Sin City, Seven Pounds, Death Proof) apporte la touche sexy consacrée de ce genre de productions et Randy Quaid -qui joue dans un autre mauvais film avec une star comique afro-américaine : Moving- interprète un improbable robot aux programmes obsolètes...
A signaler aussi la présence de Miguel A. Núñez Jr. (Jumpin' Jack Flash, Action Jackson, Harlem Nights, Street Fighter, A Thin Line Between Love and Hate, Life, Nutty Professor II: The Klumps, Scooby-Doo, Juwanna Mann, Black Dynamite...) et Stu "Large" Riley (Woo, The Best Man, Shaft 2000).

vendredi 9 décembre 2011

Showtime

2002 : sale année pour les entrées engrangées par les films d'Eddie Murphy. Pourtant ce Showtime est le moins raté...


SHOWTIME - Tom Dey (2002)



Deux flics que tout oppose -Trey Sellars (Eddie Murphy) qui rêve de paillettes et de gloire et l'inspecteur Mitch Preston (Robert De Niro)- un vieux policier consciencieux, deviennent les héros d'une émission de téléréalité intitulée Showtime qui les suit dans leurs enquêtes.
La collaboration Murphy-De Niro fleure bon la commande hollywoodienne. Leurs rôles sont effectivement formatés et le ressort de leur duo est sans surprise : De Niro jouant le grognon et Murphy le bouffon. Les résultats d'exploitation s'en ressentent, puisque le public semble bouder cette comédie d'action qui sent le réchauffé ; les recettes n'atteignent pas le budget de production, et l'année 2002 commence sous de bien mauvais auspices pour Murphy (viendront de véritables gouffres financiers comme The Adventures of Pluto Nash et I Spy)

Le casting noir est peu développé mis à part Zaid Farid (Bowfinger et Life) et Kadeem Hardison (I'm Gonna Git You Sucka, White Men Can't Jump, Panther, The 6th Man, Vampire in Brooklyn, School Daze) et Freez Luv (House Party 3, Dangerous Minds, Baby Boy, The Hustle, Love and a Bullet, The Cookout 2). En guest le rappeur Mos Def et l'avocat médiatique Johnnie Cochran.
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vendredi 8 avril 2011

Bowfinger

Troisième film dans la même année pour Eddie Murphy qui rencontre dans ce Bowfinger, roi d'Hollywood une autre star du rire : Steve Martin.

BOWFINGER - Frank Oz (1999)


Robert K. Bowfinger (Steve Martin) est un producteur raté, persuadé de tenir le scénar du siècle. Il sollicite une grosse vedette Kit Ramsey (Eddie Murphy), mégalomane et paranoïaque adepte d'une secte. Bien sur, celui-ci ne prette pas à attention à Bowfinger, qui convainct son équipe que Kit a accepté, mais ne souhaite pas voir la caméra par professionnalisme.
Or ce tournage à son insu renforce la paranoïa de la star, déjà persuadé d'entendre des voix. Et, sur les conseils de son mentor, il se met au vert et disparaît de la circulation.
Pour finir son film, Bowfinger engage Jiff Ramsey (Eddie Murphy), un simplet qui a pour seul talent de ressembler à la star introuvable...
Le scénario est sacrément bien trouvé et la réalisation, assez classique, nous fait vivre à 100 à l'heure le tournage épique du film bis ultime, tourné par une micro-équipe de doux dingues. Toute considération habituelle mise à part, j'ai vraiment adoré ce film. Effectivement, entre le minable et vulgaire Nutty Professor 2 : The Klumps, le gentillet Dr. Dolittle et cette étonnante comédie loufoque, il n'y a pas de doutes, mon choix se porte sans l'ombre d'une hésitation sur ce Bowfinger qui s'avère être dans l'ensemble drôle, imprévisible et décalé.

Pourtant, il est assez ambivalent. Clairement le rôle de Murphy aurait pu à de rares dialogues prêt être confié à un Blanc. Et c'est probablement son incroyable talent qui l'a fait retenir. De ce point de vue sa présence marque un tournant positif dans le cinéma américain où les acteurs noirs comiques peuvent être employé pour leur talent et pas pour remplir des quotas et s'assurer un succès au box-office à peu de frais.
Les deux personnages incarnés par Murphy donnent une image caricaturale des Afro-Américains, en particulier la version "Jiff", qui renvoie directement aux coons d'antan avec les épaules enfoncées, les yeux globuleux et la voix lancinante. En plus, on ne retrouve pas cette bêtise et ce physique de loosers chez aucun personnage blanc (mais Bringing Down the House qui réunit le même Steve Martin et Queen Latifah est de ce point vu bien plus tendencieux). Cependant le scénario réserve tout de même quelques surprises qui battent en brèche ces caricatures éculées. Et il faut l'avouer, c'est une des meilleures compositions de Murphy dans la période.
Au rayon équipe technique, petite mention pour le costumier Joseph G. Aulisi (qui débute dans Shaft, Shaft's Big Score ! et The Legend of Nigger Charley)

jeudi 7 avril 2011

Dr. Dolittle 2

Vu le carton au box office de la comédie animalière Dr. Dolittle, il n'est pas très étonnant que la Fox remettent vite le projet sur les bobines...

DR. DOLITTLE 2 - Steve Carr (2001)

John Dolittle (Eddie Murphy) utilise plus que jamais son don de parler avec les animaux, et son emploi du temps est toujours trop rempli pour sa famille. D'autant qu'un castor -sorte de parrain de la forêt- lui demande de l'aide pour empêcher des promoteurs de construire des immeubles en lieu et place de leur habitat naturel.
Dolittle découvre une espèce protégée, l'ourse Ava, et il est chargé par un juge de veiller à la réintroduction d'un mâle. Si celle-ci réussit, la forêt sera protégée. Mais s'il échoue ou si Archie s'avère une menace pour les humains, alors la forêt fera place à un projet immobilier.
Le bon docteur va devoir déployer des trésors de patience pour acclimater cet ours de foire à la dure vie sauvage. Et il doit aussi faire face aux premiers amours de sa fille Charisse (Raven-Symoné)...
Ce deuxième volet confirme les impressions agréables du premier : rien de grandiose ni de génial, mais une comédie familiale fort divertissante et un Eddie Murphy dans un registre comique généraliste qui fait montre de ses talents sans verser dans les délires pétomanes des Nutty Professor.
Techniquement plus développé que le précédent, Steve Carr (Next Friday) étoffe le bestiaire : le "Godbeaver" (le parrain castor), le caméléon, les ours, le raton-laveur et autre louve.

Presque tous les petits animaux sont là : les deux rats, le chien, le raton-laveur... ainsi que la famille Dolittle (dont les deux filles vont prendre la relève dans un nombre incalculable de séquelles de plus en plus mauvaises...). Se rajoutent les voix d'Isaac Hayes, Lisa Kudrow (Phoebe de Friends), Cedric the Entertainer, Mike Epps, Michael Rapaport...
Pour les acteurs en chair et en os, il y a toujours Raven-Symoné et Kristen Wilson auxquelles s'ajoutent pour des apparitions Denise Dowse, James "Uncle Phil" Avery et Jeffrey Jones, comme toujours en méchant arriviste (ces deux derniers ont d'ailleurs collaboré dans le nullissime Who's Your Caddy ?).
C'est le dernier casting de poids ; la série va effectivement continuer, mais Murphy, Raven-Symoné et la pléiade d'acteurs qui prêtent leur voix s'arrêtent là.

mardi 5 avril 2011

Dr. Dolittle

Sorti la même année que le cataclysmique Nutty Professor II, cette comédie familiale est un remake d'un film de 1967...

DR. DOLITTLE - Betty Thomas (1999)



Très occupé par son travail, le docteur John Dolittle (Eddie Murphy) ne consacre pas assez de temps à sa femme et ses deux filles.
Suite à un léger accident avec un chien, Dolittle se découvre un don : celui de comprendre les animaux. Un don qu'il avait étant enfant et qu'il avait oublié. Il commence alors à aider les animaux qu'ils croisent: une chouette qui a une écharde dans l'aile, un singe alcoolique, un tigre dépressif...
Une comédie très familiale réalisée par Betty Thomas (I Spy), et dont la volonté de rencontrer les publics d'enfants nous sauve des délires scato des Nutty Professor. En tout cas, sans prétention aucune, ce film est très sympathique, Eddie est toujours très pro, même s'il se fait finalement voler la vedette par ses compagnons à poils ou à plumes. Bien sûr les voix sont prises en charges par des acteurs reconnus comme Chris Rock, Julie Kavner (la voix originale de Marge Simpson), John Leguizamo, Phil Proctor, Gilbert Gottfried...

A coté, les acteurs humains ont une petite place : le grand Ossie Davis qui incarne le père de Murphy, Kristen Wilson (Get on the Bus, Bulletproof), les jeunes Raven-Symoné et Kyla Pratt, ou encore Erik Dellums un habitué des films de Spike Lee (She's Gotta Have It, School Daze et Do the Right Thing).

dimanche 3 avril 2011

Norbit

Dans le même style, Eddie Murphy se compromets une fois encore dans une comédie lourdaude où il incarne plusieurs rôles...


NORBIT - Brian Robbins (2007)


Norbit Albert Rice (Eddie Murphy) est recueilli, tout bébé, dans un orphelinat où il grandit tant bien que mal. Il s'y "marie" enfant avec la petite Kate, mais celle-ci quitte l'orphelinat. Adolescent chétif, il rencontre l'énormissime Rasputia qui le protège et l'invite dans sa famille, qui vit du racket organisé par son père (Terry Crews).
Adultes, Norbit et Rasputia (Eddie Murphy) se marient, surtout pour le pire. Jusqu'à ce que Kate (Thandie Newton) réapparaisse...
Encore une collaboration d'Eddie Murphy et le maquilleur de génie Rick Baker. Et c'est toujours là même rengaine à leurs propos : ils connaissent leur métier et y excellent, le premier en jouant trois rôles différents et le second en le grimant à merveille (d'ailleurs Rick baker, qui officiait déjà dans la blaxploitation avec perle bis The Thing with Two Heads, est de nouveau nominé aux Oscars pour son travail). Mais cela n'est définitivement pas suffisant pour faire un bon film ; et Norbit est TRES loin d'en être un.
Il est mal filmé, propose un scénario à la fois inepte et attendu, et les personnages principaux, spécifiquement ceux interprétés par Murphy, sont des caricatures outrancières, rappelant le coon et la mammy d'antan.

Cependant le film remporte un franc succès, et propose quelques personnages secondaires intéressant en particulier Eddie Griffin et Katt Williams qui incarnent deux ex-pimps caricaturaux à souhait. Charles Q. Murphy double son frère Eddie, et d'autres acteurs connus se côtoient : Terry Crews, Clifton Powell, Marlon Wayans, Lester Speight, Michael Colyar, Richard Gant et Cuba Gooding Jr. (qui, lui, joue comme un pied !).