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vendredi 17 février 2012

The Salon

Dernier voyage dans les salons de beauté afro-américains : The Salon...

THE SALON - Mark Brown (2005)

Jenny Smith (Vivica A. Fox) est la propriétaire d'un salon de beauté, dans un quartier populaire de Baltimore... Ses employés ressemblent presque à une famille et l'ambiance de travail est au beau fixe. Mais une grosse entreprise, avec le soutien du gouvernement, met la pression pour racheter l'immeuble où est situé le salon. Jenny refuse et est décidée à tout tenter pour empêcher la fermeture.
En outre, son fils Trey est exclu de l'école pour avoir frappé un autre élève...
Premier mérite, ce film est une production indépendante peu onéreuse (elle coûte seulement 1,5 millions de dollars) qui oscille donc entre comédie et chronique sociétale... Il est réalisé par Mark Brown, un habitué du genre qui écrit et produit les deux Barbershop (mais aussi le nullissime How to Be a Player).

Le film comporte des passages assez succulents (essentiellement grâce à quelques actrices pleines de talent, au premier rang desquelles Kym E. Whitley), mais en majorité, il souffre d'un trop grands nombres de clichés et de lieux-communs. Il va ainsi du coté mère-modèle-contre-la-violence (une scène devient même risible, tant elle rappelle le parodique Don't Be a Menace... où Vivica Fox conduit son fils -qui porte le même nom- chez son père pour tout en lui faisant la morale) ou du personnage du coiffeur gay est par trop caricatural -même s'il sert à dénoncer l'homophobie-.
Les joutes verbales entres coiffeuses et clientes forment l'armature du film, comme dans ce genre maintenant consacré. Mais les vannes tombent souvent à plat, et les discussions sur les hommes, le racisme, la sexualité présentent peu d'originalité...
Cependant, contrairement à Beauty Shop, on retiendra quelques bons dialogues et quelques clins d’œil appréciables au cinéma afro-américain avec un débat sur sur l'Oscar de Halle Berry, l'évocation de Undercover Brother et -forcément- de Two Can Play That Game (réalisé par Mark Brown, avec Vivica A. Fox en vedette).

Comme tout ces films multipliant les saynètes, celui-ci s'appuie sur un casting confirmé. D'abord une mention spéciale pour Kym Whitley qui est fantastique dans ce film (elle jouera Honeybee dans Black Dynamite, et elle double de nombreux personnages de la série animée The Boondocks). Il y a aussi Darrin Dewitt Henson (The Last Stand, Steppin', The Hustle et il tient le rôle de Jim Brown dans The Express), Monica Calhoun (Sister Act 2, Civil Brand, The Players Club, Gang of Roses, la série Diary of a Single Mom), Terrence Howard (Who's the Man ?, Big Momma's House, Ray, Hustle & Flow, Get Rich or Die Tryin', Pride, Iron Man, The Princess and the Frog...), Dondre Whitfield (Two Can Play That Game, Biker Boyz, Mr 3000, Pastor Brown)... Et bien sûr Garrett Morris, acteur de la fin de la période blax' (Cooley High et Car Wash) il est aussi un personnage récurrent dans The Jeffersons et du Saturday Night Live, il participe plus tard à How High, Who's Your Caddy ? et The Longshots.

jeudi 17 novembre 2011

Down To Earth

Sept ans après CB4, Chris Rock occupe enfin le premier rôle comique qu'il mérite dans Les pieds sur Terre...

DOWN TO EARTH - Chris & Paul Weitz (2001)



Lance Barton (Chris Rock) est coursier, mais son rêve c'est de triompher sur la scène de l'Appollo, mais il est pris d'un tract phénoménal lorsqu'il participe à des auditions en public... En rentrant chez lui à vélo après un nouvel échec, son attention est détournée par la jolie Sontee (Regina King)... percuté par un poid lourd, il meurt !
Au ciel, King et Keyes (Chazz Palminteri & Eugene Levy) se rendent compte que son heure n'était pas venue et donne la possibilité à Lance de prendre le corps d'un autre, en l’occurrence Charles Wellington III, un homme d'affaire blanc aussi richissime qu'odieux...
Le film est un remake assumé d'Heaven Can Wait -réalisé en par Warren Beatty en 78- et le scénario est adapté par Chris Rock et ses complices Ali LeRoi, Louis C.K. et Lance Crouther (ces deux derniers sont respectivement le réalisateur et l'acteur principal de Pootie Tang).

Chris Rock triomphait déjà sur les planches et dans le Saturday Night Live, tandis qu'il accumulait les petits rôles dans Le flic de Beverly Hills II, I'm Gonna Git You Sucka, Boomerang, Panther. Son premier rôle dans CB4 et sa composition dramatique dans New Jack City traduisent ces capacités d'acteurs de cinéma, et L'arme fatale 4 le fait connaître au niveau mondial. Down To Earth vient transformer l'essai et marques les débuts d'une décennie bien remplie...
Bons ou mauvais, les films de Chris Rock reflètent vraiment ce que l'acteur veut produire, puisqu'il se trouve (avec une petite bande autour de lui) être producteur et scénariste, voire réalisateur.
Son talent comique est exploité à fond et sa prestation d'acteur n'est pas en cause, mais le film fonctionne péniblement : le choix de laisser Chris Rock lorsqu'il est dans peau du vieux milliardaire blanc désamorce la plupart des situations qui en découlent ; quoi d'étonnant de voir Chris Rock scander du Snoop Dogg ou demander qu'on lui installe B.E.T. ? Au contraire des rares scènes où le rondouillard chauve se déchaine sur du rap...

Au niveau du casting afro-américain, Regina King (Boyz n the Hood, Poetic Justice, Friday, A Thin Line Between Love and Hate, Enemy of the State, Daddy Day Care, Ray...) et Frankie Faison (Do the Right Thing, Coming to America, Showtime, White Chicks, Meet the Browns et la série The Wire) tiennent deux rôles importants. On croise aussi Laz Alonso, Arnold Pinnock, Jernard Burks, Reginald Footman, Brother Eden Douglas, Tisha Campbell, Telma Hopkins et ses complices de longue date Ali LeRoi, Wanda Sykes, Mario Joyner et Robin Montague.
Coyé blanc, citons Chazz Palminteri, Eugene Levy (Like Mike, Bringing Down the House, The Man) et la cougar Jennifer Coolidge (Pootie Tang, Soul Men).