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vendredi 13 janvier 2012

The Haunted Mansion

Avec Le manoir hanté et les 999 fantômes, Eddie Murphy renoue avec le succès (après les cataclysmiques I Spy, The adventures of Pluto Nash et Showtime) et continue son -nouveau- chemin comme acteur de films pour enfants...

THE HAUNTED MANSION - Rob Minkoff (2003)


Jim Evers (Eddie Murphy) est un agent immobilier sur-actif qui a du mal à donner la priorité à sa famille sur son travail. En guise de vacances, il amènes sa femme Sara (Marsha Thomason) et leurs deux enfants (Aree Davis & Marc John Jefferies) dans un manoir lugubre qu'il escompte transformer en immeubles haut-de-gamme.
La famille Evers découvre rapidement que le manoir est habité par d'étranges occupants...
Cette comédie familiale est dirigé par un réalisateur et producteur de la maison Disney : Rob Minkoff. Le segment de public recherché est bien entendu les enfants, et le film touche au but (avec un budget de 90 millions de dollars, il en rapporte le double). Disney décline d'ailleurs le film en attraction pour ses parcs d'attraction. Les effets spéciaux horrifiques sont confiés sans surprise au maître Rick Baker -maquilleur plusieurs fois oscarisé, il fait ses premiers pas sur le bijou bis The Thing With Two Heads- et son équipe (dont Clayton Martinez qui collabore déjà avec Murphy dans Life et La famille Foldingue).

Rien de bien spécial à retenir dans ce film de moyenne facture qui répond aux attentes du genre (entendons "film pour enfant", parce qu'en tant que comédie ou film d'horreur, c'est totalement un échec !). Cependant, il faut quand même noter un phénomène, invisible dix ans auparavant : un grand studio -à fortiori Disney- est capable de confier enfin ses rôles principaux à des Afro-Américains, et pas uniquement pour le coté comique (qu'endosse fort logiquement Murphy) puisque la famille au centre du film est tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Or cet "ordinaire", les Afro-Américains n'y ont pas toujours eu droit dans le cinéma hollywoodien (excepté dans les films réalisés par eux-mêmes).
Marsha Thomason (Black Knight, My Baby's Daddy) joue la mère, mais est n'apparaît qu'au début et à la fin, et les deux enfants sont incarnés par Aree Davis -qui joue un rôle récurrent dans la série Everybody Hates Chris- et Marc John Jefferies qui s'impose peu à peu : Friday After Next, Get Rich or Die Tryin', Notorious, Big Mommas : Like Father, Like Son...
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mardi 21 juin 2011

Life

Perpète réunit les deux acteurs comiques de l'année 1999, Eddie Murphy et Martin Lawrence (respectivement quatre et deux films cette année-là), et la collaboration s'avère plus que fructueuse...

LIFE - Ted Demme (1999)


Dans une prison du Mississipi, pendant que deux jeunes prisonniers rebouchent deux tombes, le vieux Willie Long (Obba Babatundé) leur conte la vie des deux macchabées. Tout débute en 1932, lorsque Rayford Gibson (Eddie Murphy), une petite frappe au bagou inaltérable, et Claude Banks (Martin Lawrence), un employé de banque fraîchement embauché, se trouvent obligé de convoyer de la gnole pour le compte d'un gangster de Harlem. Les deux hommes partagent peu de choses : une vie et des ambitions différentes,
Lors d'une étape, Winston (Clarence Williams III) leur meurt mystérieusement dans les bras, après avoir escroqué Ray au poker. Le mobile est tout trouvé et la justice des Blancs du Sud ne cherche pas plus loin : les deux compères sont condamnés à perpétuité dans un bagne du Mississipi.Certes l'humour est présent, mais pas celui dans lequel s'illustrent le plus souvent Eddie Murphy et Martin Lawrence (c'est d'ailleurs la volonté affirmée de Ted Demme, à qui l'on doit le petit film Who's the Man ?). Les deux acteurs ont joué pour la première fois ensemble dans Boomerang, et c'est à ce genre de comédies que l'on peut comparer Life : une comédie pertinente où se mêle à la fois l'humour, les sentiments, le drame et la solidarité. On suit les deux personnages principaux pendant 70 ans, un vieillissement rendu crédible par le bon jeu de Martin et Eddie, et grâce aux maquillages perfectionnistes de Rick Baker (nominé aux Oscars).

J'ai un faible pour les reconstitutions historiques et les films en costumes d'époque. Et on peut dire que ce film nous fait voyager, du Harlem by night au Sud profond, jusque dans les rêves de Ray. Le tout sur une BO réussit, signée de Wycleef Jean, l'ex-Fugees.

Même si le réalisateur est Blanc, c'est bien d'une histoire d'Afro-Américains dont il s'agit, une histoires sur, avec et du point de vue des Afro-Américains. Le parallèle avec l'esclavage paraît évident ; on peut même, en poussant un peu, y voir une parabole sur la ségrégation : travail gratuit, poursuite des évadés par des Blancs et des chiens, directeur de la prison représenté comme un directeur de plantation -avec sa famille bien proprette qui assiste frétillante aux activités de détenus et sa fille qui accouche d'un enfant métisse...

Enfin, dernier point essentiel : cette comédie historique rassemble un casting incroyable qui investit des seconds rôles touchant, campés avec précision et dignité. On peut citer pêle-mêle Bernie Mac, Anthony Anderson (Romeo Must Die, Exit Wounds, Kingdom Come, Cradle 2 the Grave, Big Momma's House, Barbershop), Barry Shabaka Henley, Miguel A. Núñez Jr.,
Bokeem Woodbine, Lisa Nicole Carson, Clarence Williams III, Michael "Bear" Taliferro, Sanaa Lathan, Zaid Farid (Bowfinger), Guy Torry, Armelia McQueen, William B. Taylor, Ernie Banks, le funkman Rick James.
L'équipe des cascadeurs est aussi étoffée avec les dinosaures Tony Brubaker et Jophery C. Brown et la nouvelle génération Big Daddy Wayne, Eric Chambers et Jalil Jay Lynch

samedi 2 avril 2011

Nutty Professor II : The Klumps

Deuxième volet du Nutty Professor, La famille Foldingue plonge plus profondément encore dans la vulgarité...

NUTTY PROFESSOR II : THE KLUMPS
Peter Segal (1999)


Sherman Klump (Eddie Murphy) est toujours un professeur et chercheur dans une université, il tente d'ailleurs de mettre au point un élixir de jouvence. En outre, il prépare son mariage avec sa ravissante collègue Denise (Janet Jackson). Mais il est hanté par Buddy Love, son alter ego hypersexué...
Pour que celui-ci ne prenne pas le dessus, Klump tente de retirer le gêne malfaisant. Mais l'opération des dégénérescence cerveau, tandis que, suite à une succession d'accidents, Buddy Love s'autonomise et hante la vie du professeur...

Moins drôle encore que le premier opus qui avait au moins l'avantage d'une certaine surprise. Le scénario est inepte, Janet Jackson peine à remplace Jada Pinkett Smith et le propose de tolérance par rapport aux gros est aussi lourdingue que l'humour de pétomane.
Allez, encore et toujours, impossible de ne pas rendre hommage à la performance de Murphy qui interprète une dizaine de personnages, étayant encore le panel qu'il présentait quatre ans plutôt. Il doit d'ailleurs beaucoup au travail de l'équipe de maquillage dirigée par Rick Baker.
Citons quand même au générique Jamal Mixon, Miguel A. Núñez Jr., Kym Whitley et Anna Maria Horsford.