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vendredi 18 mai 2012

Lottery Ticket

Comédie où se succèdent actrices et acteurs connus...

LOTTERY TICKET - Erik White (2010)


Kevin Carson (Bow Wow) est un jeune homme légèrement introverti ; il travaille chez Foot Locker, vit chez sa grand-mère mystique (Loretta Devine) et n'arrive pas à sortir avec des filles...
Sa journée se passe bien mal, mais le soir Kevin et sa Grandma découvrent qu'ils ont gagné 370 millions de dollars au loto. Impossible de toucher leurs gains avant trois jours pour cause de week-end férié ! Et pour couronner le tout, Grandma se confie à Semaj (Charles Q. Murphy) un voisin pas très discret.
Le secret éventé, Kevin doit échapper -avec l'aide de son pote Benny (Brandon T. Jackson)- à ses voisins envieux qui veulent tous leur part du gâteau...
Voilà un de ces films qui peut attirer par son casting, mais déçoit à tous les coups au visionnage. Toujours est-il qu'il réalise un score pas si mauvais au box office, avec des recettes atteignant 24 millions. Déjà réunis dans le très agréable Roll Bounce, le duo composé de Bow Wow (Like Mike, All About the Benjamins, Hurricane Season) et Brandon T. Jackson (Ali, 8 Mile, This Christmas, Big Mommas: Like Father, Like Son) s'en tire plutôt bien ; le premier dans le rôle du looser introverti et le second dans celui du looser qui se croit super cool. Et la ribambelle de seconds rôles est impressionnante : se succèdent à l'écran Ice Cube, Loretta Devine, Terry Crews, Keith David, Mike Epps et Charles Q. Murphy, tous dans des seconds rôles bien calibrés, pour certains inattendus.
Mais la superposition de petites saynètes avec ces guests ne suffit pas à faire en faire un bon film. On rigole quelques fois, mais l'ensemble est trop inégal, et l'ambiance bling-bling est vite lassante, comme ces effets de ralenti sur des beats hip hop qui rappelle trop les clips de MTV (Eric White est en fait spécialisé dans ce genre-là, et Lottery Ticket est son seul film).
Quant à la pathétique représentation des femmes en créatures vénales, elle ne fait que plomber un peu plus ce film finalement moyen.

Pour le reste du casting, on croise maintes gueules de second plan : Chris Williams (Blankman, Major Payne, Friday After Next), Bill Bellamy (Who's the Man ?, Fled), Vince Green (Barbershop), Miko DeFoor (Soul Men), Malieek Straughter (Friday After Next)...

jeudi 1 décembre 2011

Friday After Next

Voilà l'ultime -et plus mauvais- volet de la trilogie Friday...


FRIDAY AFTER NEXT - Marcus Raboy (2002)


Les deux cousins (Ice Cube & Mike Epps) habitent dorénavant ensemble. Une nuit de décembre, ils se font cambrioler par un malfrat déguisé en Père Noël. Les policiers qui viennent prendre leur plainte en profitent pour confisquer le plan d'herbe. Pour couronner le tout, leur mégère de propriétaire (Bebe Drake) menace de les livrer à son fils Damon (Terry Crews), homosexuel et récemment libéré de prison.
Inséparables, Craig et Day-Day travaillent aussi comme gardiens pour le centre commercial où leurs pères respectifs (John Witherspoon & Don "DC" Curry) tiennent un snack : le Bar-B-Q.
Un Père-Noël/cambrioleur officie dans les parages, et les deux cousins essaient de lui mettre la main dessus (et d'organiser leur barbecue de Noël).
On s’essouffle du coté du scénario, Chris Tucker refuse à nouveau de reprendre son rôle de Smokey et le film comme la BO sont largement en deçà des précédents... Cette dernière est signé
John Murphy (qui compose deux autre films produits et joués par Ice Cube et Mike Epps : All About the Benjamins et The Janky Promoters). Autant d'éléments qui laissent présager le pire. Et effectivement, Friday After Next n'est pas le film de l'année 2002.

Rien de bien nouveau... Le film souffre des mêmes boulets que dans les précédents opus : homophobie, humour gras, les femmes inexistantes (si ce n'est pour servir de faire-valoir sexuel), un John Witherspoon toujours cantonné aux sur-jeu et aux délires scatologiques...
Comme pour les autres, certaines situations (les 15 premières minutes sont largement acceptables, notamment la scène avec les flics) et certains personnages secondaires permettent toujours de garder la tête hors de l'eau. Par exemple en faisant revenir l'incontrôlable Clifton "Pinky" Powell ou en utilisant des acteurs de stand-up ou d'humoristes TV ou radio tels que Rickey Smiley, l'Irano-américain Maz Jobrani, Sommore "the queen of comedy" ou encore le mac/rappeur/acteur (et mentor de Snoop Doggy Dogg) Don "Magic" Juan et Katt Williams (qui crée pour l'occasion son personnage de Money Mike, un pimp aux costumes flashy, que calquera Aaron McGruder pour son personnage de "A-Pimp-Named-Slickback" dans The Boondocks). Pêle-mêle on reconnait aussi Terry Crews, Malieek Straughter (Lottery Ticket), le jeune Khleo Thomas (qui incarne Mario VanPeebles dans Baadasssss !) et Wayne King (acteur débutant dans Death Journey, puis se spécialisant peu à peu dans les cascades de blockbusters : Jurassic Park, Pirates des Caraïbes...)

dimanche 6 mars 2011

Major Payne

Presque pas une année sans un film d'un des frères Wayans, celui-ci n'étant pas le plus inspiré...

MAJOR PAYNE - Nick Castle (1995)



Benson Payne (Damon Wayans) est Major chez les Marines ; il revient triomphant d'une opération anti-drogue, espérant voir aboutir son avancement au grade supérieur. Mais, au contraire, il se voit signifier sa mise à la retraite...
Son retour à la vie civile est difficile, sa reconversion comme policier est un échec, mais l'armée le rappelle... pour qu'il prenne en charge un groupe de jeunes surexcités de la Madison Preparatory School qu'il doit matter et entraîner...

Comment dire ? Quand on déteste les films avec des gamins, ben il ne faut surtout pas s'attarder. De même pour les amoureux de comédies fines. Seuls les inconditionnels de Damon Wayans s'en infligeront la vision.
Après Mo' Money et Blankman, ce Major Payne ne peut être qu'une déception. Et on comprend mal comment Wayans a participé au scénario et à la production de ce nanard.

Certes, et heureusement, quelques scènes tiennent la route, comme les dix premières minutes qui portent visiblement la patte de Wayans.
Coté casting, on peut citer Albert Hall, le neveu Damien Dante Wayans, Karyn Parsons (la Hillary du Prince de Bel-Air).

mardi 22 février 2011

Blankman

Après Mo'Money, Damon Wayans livre un scénario moins réaliste et plus délirant sur un duo de super-héros afro-américain (tout comme le Meteor Man de Robert Towsend l'année précédente).

BLANKMAN- Mike Binder (1994)



Darryl Walker (Damon Wayans) est un geek : lunettes proéminentes sur le nez, inventeur à ses heures et bien sûr puceau. Son frère aîné Kevin (David Alan Grier) travaille comme cameraman pour TV3 et le journal de Kimberly Jonz (Robin Givens). Tous deux vivent avec leur grand-mère, assassinée alors qu'elle militait pour un candidat qui promettait de nettoyer la ville de la pègre dirigée par Michael Minellie (Jon Polito).
C'est alors que Darryl devient "Blankman", un super héros au costume inviolable et aux gadgets. Il sauve des anonymes, traque Minellie et ses hommes, et surtout se révèle avec son costume plus cool et capable de faire craquer la jolie Kimberly.

Ecrit, produit et interprété par Damon Wayans, le film n'a pas réussi à rencontrer son public et se transforme en véritable gouffre financier. Il faut dire qu'il vient quelques mois après The Meteor Man, et que les comédies de super-héros afro-américains ne sont pas un genre a priori très lucratif. Pourtant le résultat est plutôt amusant, véritable déclaration d'amour sous forme de parodie à Batman, version série TV de la fin des années 60 : meurtre d'un proche, méchant qui veut conquérir la ville, onomatopée en surimpression, duo héroïque, super-planque secrète et super-moto, jolie fille à sauver... Jusqu'au générique cartoon très sympa que je vous mets plus bas.

Du coté des acteurs, David Alan Grier -ici, dans un registre plutôt sobre- est toujours très bon et Robin Givens toujours aussi irrésistible et toujours des seconds rôles utilisés par les Wayans : Chris Spencer, Yvette Wilson, Tony Cox... et des acteurs de l'ancienne génération : Gerry Black (Across the 110th Street), June Christopher (Death Journey)... Je dois aussi évoquer Jon Polito qui incarne un méchant croquignolesque plein de mimiques et de costumes kitchs. Enfin, Wayans prépare déjà sa succession et fait jouer ses enfants : Damon Jr., Cara Mia et Michael.