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lundi 28 mai 2012

Something Like a Business

Deuxième essai raté pour Russ Parr, avec cette comédie parfois drôle mais qui a du mal à susciter de l'intérêt...

SOMTHING LIKE A BUSINESS - Russ Parr (2010)


A la mort de son oncle (David Alan Grier) qui était à la tête d'un réseau d'escort girls, c'est au tour de JoJo (Kevin Hart) de reprendre l'entreprise familiale.
Lui qui a toujours vécu sous la protection de cet oncle fantasque, Jojo doit maintenant s'habituer aux codes du métier, reconstruire son équipe, faire face à la concurrence de Sexy Silk (Clifton Powell) et composer avec la police...
Avec Love for Sale, Russ Parr laissait présager mieux que cette comédie assez commune qu'on a l'impression d'avoir déjà vu et revu. Bien sûr le petit budget et le format, un peu sous forme de successions de sketches, forcent à de nombreuses lourdeurs ! Mais certains moments sont quand même hilarant, comme la parodie de Denzell Washington dans Training Day.
Cependant, même si le réalisateur est afro-américain, certaines caricatures interrogent, à l'image des tough guys se jetant sur un régime de bananes... Pour ma part, Russ Parr ne trouve pas vraiment sa voix, et l'on a du mal à différencier le premier et le second degré.

Outre Kevin Hart, Clifton Powell et Kym Whitley qui reviendront aux cotés de Russ Parr dans 35 and Ticking, le casting est assez impressionnant, alignant Keith David, David Alan Grier, Tasha Smith, J. Anthony Brown, Chris Spencer, John Salley, Tracey Cherelle Jones, Earthquake, Lester Speight...

lundi 30 avril 2012

Madea Goes to Jail

Le film démarre sur la course-poursuite et l'arrestation de Madea, que l'on pouvait voir dans Meet the Browns...

MADEA GOES TO JAIL - Tyler Perry (2009)



A cause des ses colères destructrices, et après de nombreuses mises à l'épreuve infructueuses,, Madea (Tyler Perry) se retrouve en prison...
En parallèle, le jeune substitut Joshua Hardaway (Derek Luke) est promis à un bel avenir, mais il refuse de plaider contre une jeune prostituée toxicomane, Candace (Keshia Knight Pulliam) qui s'avère être un ancien amour. Il lui apporte son aide, au grand dam de sa fiancée -et collaboratrice- qui aimerait le voir fréquenter uniquement la grande bourgeoisie.
Mais Candace se retrouve en prison, avec Madea...
A l'image de ses premiers opus, Tyler Perry ne se satisfait pas d'un seul genre, ni d'une seule histoire... il multiplie les segments et choisit tour à tour le comique ou le drame (centré ici sur la prostitution), sans parvenir à créer un ciment assez conséquent. Si bien que l'on se perd toujours dans ce méandre de situations et que l'on se demande encore où veut bien en venir Perry.
Pourtant, les résultats financiers sont là pour prouver l'adhésion toujours vivace de son public : produit pour 17 millions de dollars, ce Madea Goes to Jail en rapporte 90 millions.

Outre les habitués comme Sofía Vergara, Bobbi Baker, Njema Williams et la juge Mablean Ephraim, le casting -dirigé par Kim Hardin- s'appuie sur des actrices et acteurs de faible renommée : Derek Luke (Glory Road, Catch a Fire, Miracle at St. Anna, Notorious, Sparkle), Keshia Knight Pulliam (Beauty Shop), Viola Davis (Get Rich or Die Tryin', The Help), RonReaco Lee (Guess Who), Allen Earls (Three Can Play That Game)... Et bien sûr David et Tamela J. Mann (cette dernière apparaît dès Diary of a Mad Black Woman) puis le couple revient dans la série House of Payne, le film Meet the Browns et sa déclinaison télévisée.
Enfin, des personnalités viennent jouer leurs propres rôles dans une campagne médiatique pour libérer Madea, démontrant la reconnaissance de Perry par la Communauté ; se succèdent ainsi Whoopi Goldberg, du révérend Al Sharpton, du comédien et animateur Steve Harvey ou encore des acteurs Sherri Shepherd (Beauty Shop, Guess Who, Who's Your Caddy ?, Precious, Big Mommas: Like Father, Like Son, Think Like a Man) ou J. Anthony Brown (How To Be A Player, Drumline, Mr. 3000, xXx²: The Next Level).

jeudi 26 janvier 2012

Mr. 3000

Bernie Mac décroche son premier rôle dans cette comédie sportive ordinaire...

MR. 3000 - Charles Stone III (2004)

Stan Ross (Bernie Mac) a construit son image comme "Mr. 3000", celui qui a frappé trois milles balles. Ce chiffre précède chaque enseigne de ses nombreux magasins... Le voilà maintenant sur le point d'entrer au Hall of Fame ! Mais une fois ses performances consciencieusement analysées, il semble n'avoir fait que 2997 coups... A 47 ans, il décide de réintégrer son ancienne équipe des Milwaukee Brewers.
Il renoue avec les médias -dont son ancien amour, la journaliste renommée Maureen Simmons (Angela Bassett)- et les flashes et doit se faire une place auprès de ses nouveaux coéquipiers.
Le basket est incontestablement le sport qui sert de toile de fond à nombre de comédies ; le baseball se fait plus rare dans le cinéma afro-américain et je ne connais pour ma part que The Bingo Long Travelling et le téléfilm Soul of the Game. Pas besoin de connaître les méandres des règles de ce sport pour adhérer à ce film somme toute agréable. Il y a même, en dehors des attendus, du genre de petits moments décalés tel l'entraînement sur fond du Casse-noisette de Tchaïkovski.
Mais s'il n'y avait qu'un seul mérite à retenir, ce serait la composition de Bernie Mac qui s'en tire très bien pour ce premier rôle principal (outre un grand nombre d’apparitions, il était cantonné jusqu'alors aux seconds rôles dans de grosses productions comme Life, Ocean's Eleven, Head of State, Charlie's Angels: Full Throttle ou Bad Santa).

Certes Angela Bassett n'est pas dans son meilleur film, mais elle est comme toujours d'une fraîcheur et d'une beauté époustouflante. Le personnage de Paul Sorvino est assez cocasse puisqu'il ne décroche pas un mot de tout le film, sauf pour insulter copieusement un arbitre.
Pour le casting "black", on peut citer Dondre Whitfield (Two Can Play That Game, Biker Boyz, The Salon, Pastor Brown, 35 And Ticking), J. Anthony Brown (How to Be a Player, Drumline, xXx²: The Next Level, Madea Goes to Jail), Jaqueline Fleming (Hair Show, Last Holiday, All About Us), John Salley (Bad Boys, Eddie, Bad Boys II, Hair Show, Black Dynamite), Brian White (The Best Man, Steppin', Daddy's Little Girls, The Game Plan, I Can Do Bad All By Myself, Good Deeds) et le dinosaure Earl Billings (J.D.'s Revenge, Sounder, Part 2, Roots : The Next Generation, Youngblood ou encore Bustin' Loose).
Pour le reste, une brochette d'acteurs de série parsème le casting : Michael Rispoli (The Sopranos), Chris Noth (New York - Section criminelle ou Sex and the City) et Amaury Nolasco (Sucre de Prison Break).

mercredi 19 octobre 2011

How To Be A Player

Archétype des comédies lourdingues et misogynes, à forte influence hip-hop, qui clôturent la décennie 90...

HOW TO BE A PLAYER - Lionel C. Martin (1997)



"Dray" (Bill Bellamy) n'a qu'un but : multiplier les aventures avec les maximum de femmes. Tout en s'adonnant à son hobby favori, il tente de garder le secret de ses conquêtes auprés de Lisa (Lark Voorhies), sa petite amie officielle.
Mais, sa sœur Jenny flanquée de sa copine Katrina (Natalie Desselle & Mari Morrow), une étudiante en anthropologie qui le prend comme un sujet d'étude, décident de le piéger en organisant à son insu une fête où sont présentes toutes ses maîtresses...
En vogue en cette fin des 90s, How To Be A Player atteint les sommets de la vulgarité pour une comédie "sentimentale". C'est une production Def Jam, la célèbre et sulfureuse maison de production hip hop de Russell Simmons. Contribuent aussi à la production Stan Lathan le réalisateur d'Amazing Grace (un des plus mauvais films blax) et Preston L. Holmes -dont la présence est plus étonnante puisqu'il participent d'habitude aux bons projets de Mario Van Peebles.
Le jeu des acteurs est ultra-faible, la réalisation est pauvre et le scénario sans grand intérêt. L' "humour" ne semble là que pour s'intercaler entre des scènes hot racoleuses. Pour un fois le public ne s'y trompe pas (le film n'atteint même pas 1,5 millions au box-office). Le sauvetage financier viendra du succès de la BO et du titre éponyme interprété par la rappeuse Foxy Brown.

C'est la première et la seule tête d'affiche pour Bill Bellamy (Who's the Man ?, Fled, The Brothers et Lottery Ticket), ce qui n'est pas étonnant vu sa petite prestation. Natalie Desselle, qui la même année joue le même genre personnage dans B*A*P*S, ne semble pas croire à ce qu'elle fait. Quant aux autres actrices elles ne sont choisies que pour leurs plastiques indéniablement parfaites : se succèdent donc plus ou moins vêtues Mari Morrow, Lark Voorhies, Jazsmin Lewis, Gillian Iliana Waters, Stacii Jae Johnson, Natashia Williams, Licia L. Shearer.
Apparaissent aussi A.J. Johnson, Bernie Mac, Bebe Drake, J. Anthony Brown (Drumline, Mr. 3000, xXx²: The Next Level, Madea Goes to Jail) et pour la première fois les frères Miwon : Jamal et Jerod. La seule vraie surprise : Max Julien, le mythique Goldie dans The Mack (on peut tout de même regretter que son unique retour à l'écran dans les trente dernières années se fasse là).