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mercredi 22 mai 2013

Mars Attacks !

Effet collatéral de son Mars Attacks !, Tim Burton permet aux deux ex-star blax Jim Brown et Pam Grier de revenir dans une production de qualité...

MARS ATTACKS ! - Tim Burton (1996)

Alors que les Martiens s'apprêtent à atterrir sur le sol américain, le President Dale (Jack Nicholson) prépare leur arrivée, s'intéressant plus aux retombées médiatiques qu'aux stratégies défensives. Or, les petits hommes verts s'avèrent moins pacifiques que prévu et envahissent méthodiquement la Terre.
Alors que le President Dale, sa femme et leur fille (Glenn Close & Natalie Portman) se retranchent dans la Maison Blanche, des anonymes vont lutter contre les envahisseurs ! Que ce soient un jeune homme du Kansas Richie Norris et sa grand-mère (Lukas Haas & Sylvia Sidney) ou un ancien boxeur (Jim Brown) qui rêve de retrouver son foyer...
Les compteurs s'égalisent entre le coût de productions et les bénéfices engendrés (autour de 100 millions de dollars chacun). Mars Attacks ! peut être classée comme une parodie, un pastiche des films d'invasions extra-terrestres, à la fois nostalgique d'une certain cinéma des années 50s à 70s et critique des superproductions des 90s (présenté à tord comme une réponse "intelligente" à Independence Day, or on peut déjà trouver dans ce dernier nombre d'indices d'un second degré équivalent). Tim Burton y allie avec brio humour et action, et une bonne dose de cynisme sur le monde politique et médiatique.

Le casting rassemble de grandes stars de l'époque : Jack Nicholson, Pierce Brosnan, Natalie Portman, Glenn Close, Danny DeVito, Sarah Jessica Parker, Michael J. Fox, Jack Black... ou encore Tom Jones, en caricature de lui-même : hilarant ! Mais la place de ce film sur ce blog est due à l'utilisation de Pam Grier et Jim Brown, signant le début d'un certaint retour en grâce sur grand écran.

On passe, encore aujourd'hui -peut-être même plus !?- un bon moment en regardant ce film ; mais Tim Burton se perd probablement un peu en consacrant un si gros budget pour des effets spéciaux qui auraient gagné à plus d'amateurisme assumé. Cependant les effets sont réussis, et confié à une vieille connaissances des amateurs des films blax les plus spectaculairement mauvais : Michael Fink. Celui-ci s'essaya à la réalisation avec Black Force et Velvet Smooth, puis se reconvertit avec succès dans les effets visuels.
Dernière déception : le rôle du président des USA devait être confié à Warren Beatty qui refusa, malheureusement.

Preuves de sa nostalgie des films anciens, Burton offre quelques rôles à d'illustres ancêtres du cinéma tels Sylvia Sidney, Rance Howard, John Finnegan ou encore Rod Steiger (le shériff dans In the Heat of the Night) et à trois stars de la blaxploitation : le musculeux Jim Brown et la sex symbol des années soul Pam Grier. Paul Winfield, le troisième, est moins connu et cantonné aux rôles de soutien. Ces trois ambassadeurs des années soul se retrouvent la même année dans Original Gangstas.
Les enfants de Grier et Brown sont joués par Brandon Hammond (Menace II Society, Tales from the Hood, Waiting to Exhale, Space Jam, Soul Food, Blue Hill Avenue) et Ray J (Steel, A Day in the Life).
Quelques acteurs blancs de second plan reviennent dans quelques films "black", tels Joe Don Baker (Golden Needles, The Distinguished Gentleman et Panther) et J. Kenneth Campbell (Bulworth, Blue Streak, Guess Who).

lundi 10 décembre 2012

Velvet Smooth

Nouvelle héroïne dans la galaxie blaxploitation : Velvet Smooth. Mais elle a du mal à rivaliser avec Coffy ou Cleoptra Jones...

VELVET SMOOTH - Michael Fink (1976)
Une bande de malfrats masqués sillonent le quartier en agressant sauvagement les commerçants. De fait, ils empiètent sur les affaires de King Lathrop (Owen Wat-son), le caïd du coin.
Celui-ci est sur le pied de guerre pour savoir d'où viennent ces nouveaux venusn et il fait appel à son amie Velvet Smooth (Johnnie Hill). Velvet est une détective privée, associée à ses copines Frankie et Ria (Elsie Roman & René Van Clief) ; elles commencent par surveiller les associés de King Lathrop. Mais lorsque la bande fait un mort le Lieutenant Ramos entre dans la partie...

Après Black Force, Velvet Smooth est la nouvelle et ultime réalisation de Michael Fink. Il stoppe là sa carrière de réalisatuer et devient rapidement un spécialiste des effets visuels et collabore à de grosses productions comme Batman, le défi, Mars Attacks !, Avatar ou A la croisée des mondes. Difficile à croire tant ses deux réalisations blax sont d'énormes nanards !

En guise d'acteurs, Fink engage les combattants bardés de ceintures noires de son précédent film : Owen Wat-son, Frank Ruiz, Elsie Roman, Hector Quinones, Sydney Filson, Moses Lyllia, Sam Schwartz, Wilfredo Roldan... Précisément ceux-ci ne savent absolument pas jouer, et semblent se concentrer intensément sur la chorégraphie des combats qui paraissent lents et sont mal filmés et montés.

On retrouve une ambiance à la Dolemite (dont est rescapée l'actrice René Van Clief), sans toutefois le second degré évident du karaté décalé de Rudy Ray Moore.
Car, l'ambition démesurée de Micheal Fink est de créer une nouvelle icône féminine afro-américaine en la personne de Johnnie Hill. Moins jolie et charismatique que Pam Grier, Tamara Dobson ou Lola Falana, Johnnie Hill ne tournera pas d'autres films.

Malgré tout, ce Velvet Smooth conserve un charme certain avec son amateurisme apparent, ses micros qui se baladent dans le champ, ses incohérences et ses chorégraphies visiblement trop compliquées pour les acteurs. Un blaxploitation à recommander aux fans de série Z !

samedi 8 décembre 2012

Black Force

Si Horace Jackson compensait de très petits budgets par une mise en scène travaillée et un message à passer, ce n'est pas le cas pour Michael Fink...

BLACK FORCE - Michael Fink (1975)
Mercenaires spécialistes en arts martiaux, Adam, Jason, Eric et Billy (Warhawk Tanzania, Owen Wat-son, Malachi Lee & Judie Soriano) composent "Force Four", un groupe dont le travail consiste à récupérer des objets d'art africains spoliés durant la colonisation et qui font l'obget de contrebande aux Etats-Unis.
Leur mission actuelle : récupérer une statuette possédée par l'immonde Z (Sam Schwartz)...
Avec ce Black Force, aka Force Four, on tombe dans les tréfonds du cinéma Z. Il concourt amplement pour faire partie des plus mauvais films blax, cependant l'absence évidente de professionnalisme du réalisateur, les erreurs grossières de montage ou de cohérence rendent le visionnage divertissant voire hilarant.
La seule chose sérieuse c'est l'aptitude des acteurs dans les arts martiaux, méticuleusement rappelée aux génériques d'intro et de fin (avec la ceinture et le nombre de dan accolées au nom des acteurs).

Michael Fink revient l'année suivante avec Velvet Smooth. Ses deux films de mauvaise facture le conduisent à arrêter la réalisation mais Fink devient un spécialiste incontournable des effets visuels (travaillant sur des block busters comme Batman, le défi, Braveheart, Mars Attacks ! ainsi que les récents Avatar et A la croisée des mondes).
Quelques membres du casting (Owen Wat-son, Hector Quinones, Sam Schwartz, Sydney Filson, Wilfredo Roldan, Moses Lyllia, Frank Ruiz...) le suivront sur Velvet Smooth, puis tomberont eux dans l'oubli.
Warhawk Tanzania  incarne le héros d'un autre blaxploitation longtemps introuvable : Devil's Express.