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jeudi 29 mars 2012

This Christmas

This Christmas se place dans la lignée des comédies dramatiques qui prennent pour toile de fond une famille nombreuse réunie pour un évènement important, et qui s'appuie sur un casting alléchant...

THIS CHRISTMAS - Preston A. Whitmore II (2007)


Pour la première fois depuis 4 ans, la famille Whitfield se retrouve pour fêter Noël chez leur mère Ma'Dere (Loretta Devine).
Chacun a un secret inavouable, à commencer par Ma'Dere qui vit officieusement depuis des années avec Joe (Delroy Lindo) ; tous ses enfants le savent sauf Quentin (Idris Elba) qui hait le nouvel amour de sa mère et cache de son coté des ennuis avec des gangsters. Le couple de sa fille Lisa avec Devean (Keith Robinson & Regina King) bat de l'aile, tandis que son autre fille Kelli (Sharon Leal) semble se complaire dans le célibat.
Enfin Claude (Columbus Short) rentre de l'armée paré de son joli uniforme mais ses secrets vont faire prendre une tournure imprévue à la réunion de famille...

Preston A. Whitmore II réalisateur, producteur et scénariste (The Walking Dead, Fled, Civil Brand, Lockdown ou Crossover). Avec un budget limité, il livre une comédie agréable, au casting conséquent, bien filmée et qui recueille des critiques globalement positives ainsi qu'un bon succès financier (50 millions de dollars au box office).

This Christmas est une de ces tragi-comédies qui dépeint une famille, dans ses joies quotidiennes, ses contradictions, ses conflits et ses jalousies. On pense à Soul Food ou Kingdom Come, et il faut bien avouer que This Christmas soutient la comparaison. La réalisation est bien maîtrisée, de facture assez classique certes mais agrémentée de certains plans plus osés et néanmoins réussis. On passe du hui-clos de la maison de Ma'Dere aux ambiances urbaines dans les rues ou les clubs, accompagné par la musique jazzy de Marcus Miller.

La force comme les faiblesses du film résident dans son casting important (dirigé par Kim Hardin) et par les multiples personnages -pour la plupart bien interprétés- que Whitmore sait mettre en valeur captant les sentiments de chacune et chacun en plan serré et offrant des scènes chorales tout en donnant sa place à chaque acteur. Pourtant à trop créer et entremêler les histoires, le film perd parfois de son intérêt et survole certaines situations ou personnages qui auraient mérité qu'on s'y attarde...
Le casting offre des rôles aux actrices et acteurs confirmés tels Regina King, Loretta Devine, Columbus Short, Mekhi "Dr. Pratt" Phifer, Keith Robinson, Haskell V. Anderson III (dont le premier film était le cheap et fun Brotherhood Of Death), Laz Alonso, Sharon Leal, Brandon T. Jackson, Ricky Harris et Lauren London. Mais les producteurs piochent aussi dans le milieu musical en offrant des places importantes au chanteur RnB Chris Brown, au DJ britannique Idris Elba et au rappeur David Banner.
Mention spéciale pour un acteur très charismatique que j'aime beaucoup mais que l'on voit trop peu : Delroy Lindo (il collabore plusieurs fois avec Spike Lee -sur Malcolm X, Crooklyn et Clockers, incarne un premier rôle dans le téléfilm Soul of the Game et s'abonne aux films d'action avec Romeo Must Die, Heist ou Domino).

vendredi 23 mars 2012

Two Can Play That Game

Avec L'amour n'est qu'un jeu, le producteur Doug McHenry -qui réalise la même année Kingdom Come- impose les comédies romantiques comme une valeur sure, marquant une constante dans la dernière décennie...

TWO CAN PLAY THAT GAME - Mark Brown (2001)



Shanté Smith (Vivica A. Fox) est une directrice marketing doué et active, doublée d'une femme superbe ; elle est aussi -et surtout- experte dans la psychologie masculine et toujours prompte à donner des conseils à ses amies (Mo'Nique, Wendy Raquel Robinson & Tamala Jones). Son couple avec le brillant avocat Keith Fenton (Morris Chestnut) semble au beau fixe. Jusqu'au jour où Shanté découvre Keith avec une autre femme.
Tandis que Keith est conseillé par son ami et collègue Tony (Anthony Anderson) qui se croit, lui, spécialiste de la gent féminine, Shanté met au point un "Ten Day Plan" pour le reconquérir...
Petit budget et petits bénéfices pour cette comédie légère réalisée par un habitué du genre : Mark Brown (producteur et scénariste de How to Be a Player, des deux Barbershop et de The Salon), et produite par un autre habitué des succès comiques Doug McHenry, dont le nom au générique est plutôt synonyme de qualité. En sus, des sons hip hop et la musique de Marcus Miller.
Vu le succès, les producteurs ne pourront s'empêcher de récidiver quelques années plus tard avec Three Can Play That Game, dont seule Vivica A. Fox est encore de la partie...

Rien d'extraordinaire cependant, si ce n'est que le film est symbolique de l'arrivée au premier plan des actrices afro-américaines (qui ne sont pas obligées de se dénuder pour exister et savent jouer aussi bien les registres sexy et sentimental que combatif, punchy ou entreprenant). En conséquence c'est donc une nouvelle génération qui s'impose telles Vivica A. Fox, Gabrielle Union, Wendy Raquel Robinson, Tamala Jones et Mo-Nique.
Les hommes ne sont plus là que comme des seconds rôles, voire des faire-valoir, tels Morris Chestnut (qui débuta dans le rôle du jeune Ricky dans Boyz N the Hood), Anthony Anderson (inévitable en ce début de décennie, avant de survivre dans des séries : Life, Trippin', Romeo Must Die, Big Momma's House, Kingdom Come, Exit Wounds, Barbershop, Cradle 2 the Grave, Scary Movie 3, My Baby's Daddy), Bobby Brown (Panther, A Thin Line Between Love and Hate, Gang of Roses, Nora's Hair Salon I & II), Alex Thomas (Don't Be a Menace..., B*A*P*S, The Wash), Chris Spencer, Mark Christopher Lawrence, Darrel Heath...
Niveau équipe technique, il y a Earl Watson au montage, Robi Reed-Humes au casting, ainsi qu'Henry Kingi Jr. et April Weeden-Washington aux cascades.