Affichage des articles dont le libellé est SherylLR. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est SherylLR. Afficher tous les articles

vendredi 18 mars 2011

Bogus

Pur produit des cerveaux financiarisés d'Hollywood, la recette semble prometteuse : un grand réalisateur, une actrice noire en vogue, un enfant angélique et un Français mondialement connu. Pourtant...

BOGUS - Norman Jewison (1996)



Albert (Haley Joel Osment) vit avec sa mère et une troupe de cirque qui joue à Las Vegas. Alors que sa mère meurt dans un accident de voiture, il est confié à sa "marraine" -Harriet Franklin (Whoopi Goldberg)- qu'il n'a jamais vu et qui, elle, ne soupçonne même pas son existence.
Durant le voyage, il s'invente un ami magicien français nommé Bogus (Gérard Depardieu) qui l'accompagne dans sa nouvelle vie...

Comment le même réalisateur peut produire des films aussi différents qualitativement que In the Heat of the Night, Bogus et Hurricane Carter ? Toujours est-il que Norman Jewison livre là un film sans grand intérêt qui s'avère aussi un véritable gouffre financier puisqu'il rapporte seulement 4 millions pour un budget, relativement important, de 30 millions.
On ne dénombre pas les passages mièvres sur la famine en Ethiopie, l'enfant qui sommeille en chaque adulte... Tout cela finissant en apothéose par un ballet improbable de Whoopi et Depardieu massacrant Mon manège à moi.

En outre, idéologiquement, on pourrait discourir des heures sur le personnage de Whoopi, présenté comme raciste et égoïste (elle-même adoptée, elle a du mal à accepter de devenir la tutrice d'un gamin blanc). En plus, là où bien souvent son talent peut s'exprimer (comme dans Jumpin' Jack Flash ou Sister Act), on la sent restreinte dans son jeu et hésitante entre le comique exubérant et la compassion maternante... Gérard Depardieu ne relève pas le niveau et propose une interprétation attendue et calibrée en magicien/pédopsychiatre français.
Pour être complet, nottons que Julia L. Walker, la coiffeuse en titre Whoopi, est toujours de la partie, et Bob Minor est crédité comme coordonnateur des cascades.

lundi 14 février 2011

Sister Act 2 : Back in the Habit

On ne change pas un concept gagnant à Hollywood : les producteurs remettent donc le couvert avec un bien terne deuxième opus...

SISTER ACT 2 :
BACK IN THE HABIT
- Bill Duke (1993)



Deloris Van Cartier (Whoopi Goldberg) triomphe à Las Vegas ; mais les nonnes du couvent de St Francis, dépêchées par la Mère Supérieure (Maggie Smith) la convainque de réintégrer l'établissement comme professeur.
Deloris -rebaptisée Sœur Marie Clarence- se retrouve d'abord désarmé devant sa classe de trublions menée par Rita Louise Watson (Lauryn Hill)... En plus, un homme d'affaire sans scrupule veut faire fermer StFrancis, le détruire et y construire des garages. Sœur Marie Clarence va tout faire pour résoudre ces deux problèmes.
Comment Bill Duke se retrouve-t'il sur ce projet ? Mystère. Toujours est-il que l'on aurait pu attendre mieux du réalisateur de A Rage in Harlem et de Hoodlum.
Or, rien ne relève le niveau. Ni Whoopi, ni les nonnes, ni le méchant... En plus, les films sur les jeunes et leur prof sont souvent d'une platitude insoutenable ; on n'y échappe pas ici avec la phase où la classe se fout de tout, puis la prof se fait accepter puis donne une raison de vivre à chacun des ses élèves !
Finalement, le premier opus s'avère plus convaincant quand celui-ci nous sert du réchauffé mâtiné de films pour ados.

On se console avec la découverte de la petite Lauryn Hill... et un caméo de Bill Duke en balayeur agacé par le black muslim junior (ce qui prête encore plus à sourire quand on se rappelle que Duke faisait ses premiers pas dans un rôle presque similaire dans Car Wash).