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mardi 5 juin 2012

Big Mommas : Like Father, Like Son

Dix ans après le premier volume -qui garde encore un peu de fraîcheur- le troisième volet, Big Mamma: de père en fils, vient confirmer l'essoufflement de la franchise...

BIG MOMMAS : LIKE FATHER, LIKE SON 
- John Whitesell (2011)

Malcolm Turner (Martin Lawrence) est toujours un agent turbulent du FBI. Lorsque son beau-fils Trent (Brandon T. Jackson) est témoin d’un meurtre, Malcolm le protège comme il le peut... c'est-à-dire en le transformant en jeune fille forte prénommée Charmaine tandis que lui-même reprend les habits de Big Momma.
Ainsi accoutrés, les deux hommes mènent leur enquête dans une école d’art pour jeunes filles, dont la promiscuité risque de mettre à nu la couverture de Trent et Malcolm...

Faut-il préciser que cet ultime volet est un gros navet sans intérêt ? Sans doute car les recettes sont imposantes : plus de 80 millions de dollars au box-office, presque trois fois le budget initial ! Le premier opus, Big Momma's House, passait encore pour une comédie légère mais rigolote. Le second, Big Momma's House 2 réalisé par John Whitesell, était non seulement inutile mais surtout affligeant. Ce Big Mommas : Like Father, Like Son du même réalisateur ne présente pas plus d'intérêt et suscite même l'inquiétude de voir la franchise perdurer après Martin Lawrence, avec Brandon T. Jackson en tête d'affiche.
Second couteau rondouillard qui apparaît dans les 90s (Fear of a Black Hat, The Meteor Man, Friday, Don't Be a Menace..., A Thin Line..., B*A*P*S, The Players Club, 3 Strikes, The Fighting Temptations, Animal, Who's Your Caddy ?, The Perfect Holiday), Faizon Love  est probablement le seul à apporter un peu d'humour et de fraîcheur à cette comédie ratée. Mais il n'est pourtant même pas crédité au générique !
Signalons quelques têtes connues comme Sherri Shepherd (Guess Who, Beauty Shop, Who's Your Caddy ?, Madea Goes to Jail, Precious, Think Like a Man), Marc John Jefferies (Friday After Next, Brown Sugar, The Haunted Mansion, Get Rich or Die Tryin', Notorious) et Mari Morrow(How to Be a Player, National Security, Hair Show, Pastor Brown, 35 and Ticking), ainsi que Ramsey Luke, un obscur second rôle qui apparaît dans les volets. 

vendredi 13 janvier 2012

The Haunted Mansion

Avec Le manoir hanté et les 999 fantômes, Eddie Murphy renoue avec le succès (après les cataclysmiques I Spy, The adventures of Pluto Nash et Showtime) et continue son -nouveau- chemin comme acteur de films pour enfants...

THE HAUNTED MANSION - Rob Minkoff (2003)


Jim Evers (Eddie Murphy) est un agent immobilier sur-actif qui a du mal à donner la priorité à sa famille sur son travail. En guise de vacances, il amènes sa femme Sara (Marsha Thomason) et leurs deux enfants (Aree Davis & Marc John Jefferies) dans un manoir lugubre qu'il escompte transformer en immeubles haut-de-gamme.
La famille Evers découvre rapidement que le manoir est habité par d'étranges occupants...
Cette comédie familiale est dirigé par un réalisateur et producteur de la maison Disney : Rob Minkoff. Le segment de public recherché est bien entendu les enfants, et le film touche au but (avec un budget de 90 millions de dollars, il en rapporte le double). Disney décline d'ailleurs le film en attraction pour ses parcs d'attraction. Les effets spéciaux horrifiques sont confiés sans surprise au maître Rick Baker -maquilleur plusieurs fois oscarisé, il fait ses premiers pas sur le bijou bis The Thing With Two Heads- et son équipe (dont Clayton Martinez qui collabore déjà avec Murphy dans Life et La famille Foldingue).

Rien de bien spécial à retenir dans ce film de moyenne facture qui répond aux attentes du genre (entendons "film pour enfant", parce qu'en tant que comédie ou film d'horreur, c'est totalement un échec !). Cependant, il faut quand même noter un phénomène, invisible dix ans auparavant : un grand studio -à fortiori Disney- est capable de confier enfin ses rôles principaux à des Afro-Américains, et pas uniquement pour le coté comique (qu'endosse fort logiquement Murphy) puisque la famille au centre du film est tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Or cet "ordinaire", les Afro-Américains n'y ont pas toujours eu droit dans le cinéma hollywoodien (excepté dans les films réalisés par eux-mêmes).
Marsha Thomason (Black Knight, My Baby's Daddy) joue la mère, mais est n'apparaît qu'au début et à la fin, et les deux enfants sont incarnés par Aree Davis -qui joue un rôle récurrent dans la série Everybody Hates Chris- et Marc John Jefferies qui s'impose peu à peu : Friday After Next, Get Rich or Die Tryin', Notorious, Big Mommas : Like Father, Like Son...
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jeudi 1 décembre 2011

Friday After Next

Voilà l'ultime -et plus mauvais- volet de la trilogie Friday...


FRIDAY AFTER NEXT - Marcus Raboy (2002)


Les deux cousins (Ice Cube & Mike Epps) habitent dorénavant ensemble. Une nuit de décembre, ils se font cambrioler par un malfrat déguisé en Père Noël. Les policiers qui viennent prendre leur plainte en profitent pour confisquer le plan d'herbe. Pour couronner le tout, leur mégère de propriétaire (Bebe Drake) menace de les livrer à son fils Damon (Terry Crews), homosexuel et récemment libéré de prison.
Inséparables, Craig et Day-Day travaillent aussi comme gardiens pour le centre commercial où leurs pères respectifs (John Witherspoon & Don "DC" Curry) tiennent un snack : le Bar-B-Q.
Un Père-Noël/cambrioleur officie dans les parages, et les deux cousins essaient de lui mettre la main dessus (et d'organiser leur barbecue de Noël).
On s’essouffle du coté du scénario, Chris Tucker refuse à nouveau de reprendre son rôle de Smokey et le film comme la BO sont largement en deçà des précédents... Cette dernière est signé
John Murphy (qui compose deux autre films produits et joués par Ice Cube et Mike Epps : All About the Benjamins et The Janky Promoters). Autant d'éléments qui laissent présager le pire. Et effectivement, Friday After Next n'est pas le film de l'année 2002.

Rien de bien nouveau... Le film souffre des mêmes boulets que dans les précédents opus : homophobie, humour gras, les femmes inexistantes (si ce n'est pour servir de faire-valoir sexuel), un John Witherspoon toujours cantonné aux sur-jeu et aux délires scatologiques...
Comme pour les autres, certaines situations (les 15 premières minutes sont largement acceptables, notamment la scène avec les flics) et certains personnages secondaires permettent toujours de garder la tête hors de l'eau. Par exemple en faisant revenir l'incontrôlable Clifton "Pinky" Powell ou en utilisant des acteurs de stand-up ou d'humoristes TV ou radio tels que Rickey Smiley, l'Irano-américain Maz Jobrani, Sommore "the queen of comedy" ou encore le mac/rappeur/acteur (et mentor de Snoop Doggy Dogg) Don "Magic" Juan et Katt Williams (qui crée pour l'occasion son personnage de Money Mike, un pimp aux costumes flashy, que calquera Aaron McGruder pour son personnage de "A-Pimp-Named-Slickback" dans The Boondocks). Pêle-mêle on reconnait aussi Terry Crews, Malieek Straughter (Lottery Ticket), le jeune Khleo Thomas (qui incarne Mario VanPeebles dans Baadasssss !) et Wayne King (acteur débutant dans Death Journey, puis se spécialisant peu à peu dans les cascades de blockbusters : Jurassic Park, Pirates des Caraïbes...)