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mardi 7 janvier 2014

The Last Boy Scout

Si les comédies des 80s faisaient déjà la part belle aux duos interraciaux, les années 90 voient se multiplier les buddy movies musclés, à l'image de ce dernier samaritain...

THE LAST BOY SCOUT - Tony Scott (1991)

Joe Hallenbeck (Bruce Willis) est un détective privé, membre déchu des services secret. Il se voit confier la sécurité de Cory (Halle Berry), une stripteaseuse qui subit des menaces. Elle est rapidement assassinée. Pour retrouver ses meurtriers et leur commanditaire, Hallenbeck va collaborer avec le petit ami de Cory : Jimmy Dix (Damon Wayans) un footballeur professionnel mis sur la touche...
Voilà un film d'action totalement dans les canons des années 90s (il est d'ailleurs écrit par le scénariste des trois premiers volets de L'arme fatale : Shane Black). Le héros est à la fois ordinaire et invincible, doublé d'un cynisme à tout épreuve (rôle qui ne pouvait qu'échoir à Bruce Willis), aidé par un acolyte afro-américain ; et les scènes de dialogues bien virils succèdent aux fusillades, aux combats de rue ou aux poursuites. De ce point de vue The Last Boy Scout réunit tous les bons ingrédients et le tout marche à merveille, avec un rythme rapide dès le début et d'incroyables scènes d'action à la violence décomplexée.

Le duo Bruce Willis/Damon Wayans fonctionne plutôt bien, et on échappe échappe un peu aux stéréotypes du genre (en particulier le cliché du héros blanc cool et immortel allié au "black" rigolo et gaffeur).
Après de petits rôles dans Jungle Fever et Strictly Business, Halle Berry ne trouve pas encore le rôle de sa vie puisqu'elle ne joue que dans deux scènes, en plus visiblement doublée pour les phases de striptease. D'autres acteurs afro-américains font de brèves apparitions de quelques minutes comme Badja Djola (une gueule inoubliable qui joue entre autres dans Penitentiary, Mississippi Burning, A Rage in Harlem, Who's the Man ?, Rosewood, Hurricane Carter) et le comique Eddie Griffin -son rôle le plus intéressant reste Undercover Brother mais il apparaît dans nombre d'autres : The Five Heartbeats, The Meteor Man, House Party 3, Jason's Lyric, The Walking Dead, Armageddon, Scary Movie 3, My Baby's Daddy ou Norbit- et enfin Morris Chestnut (qui connaît la renommée la même année avec Boyz n the Hood).
Aux cascades, on peut signaler Manny Perry ainsi que Tierre Turner (qui débuta comme très jeune acteur dans les classiques blax Cornbread, Earl and Me, Bucktown et Friday Foster).

mardi 16 octobre 2012

Blackjack

Dernier film en tant que réalisateur pour l'iconoclaste John Evans...

BLACKJACK - John Evans (1978)

A sa sortie de prison Roy King (Damu King) retrouve ses amis et anciens co-détenus qui partage le même intérêt pour le blackjack que leur a enseigné Joe Greene (Frank Christi). S'ils y excellent c'est surtout dans le but de se faire engager dans différents casinos...
Les cinq amis et complices projettent en effet de faire cinq casses dans la même nuit,entre autre dans le casino de Andy Mayfield (Bill Smith...

John Evans propose un film efficace, dont la mauvaise copie en circulation renforce à tord le coté Z. Le soundtrack est signé par Jack Ashford (percussionniste génial des Funk Brothers, le groupe central et méconnu de la Motown, auquel rend hommage le sublime In the Shadow of Motown).
La réalisation de John Evans ne s'améliore pas, l'ensemble est assez mal filmé et sans génie aucun ni effet particulier. Pourtant, ça fonctionne plus bien.

John Evans est le réalisateur de l'obscur Speeding Up Time (un des pires films la période blaxploitation) et de The Black Godfather, dont une bonne part des actrices et acteurs reviennent dans ce film : Damu King, Tony Burton, Diane Sommerfield, John Alderman, Tom Scott... Evans est aussi l'auteur d'une interview du leader du Black Panther Party éditée en 1998 : Huey P. Newton: Prelude to Revolution. Après la blaxploitation, il devient spécialiste en effets spéciaux dans des films plus ordinaires.

Le scénario (des anciens taulards alliés pour un casse historique dans les casinos de Las Vegas) rappelle étrangement le récent Ocean's Eleven. Bien sûr, si on le compare à ce blockbuster sorti 30 ans après, les différences sont criantes. Cependant on passe avec une bonne dose d'humour, un rythme soutenu et les tensions raciales en toile de fond, le film d'Evans tient la route.

Signalons deux petits acteurs afro-américains : Paris Earl et Ted Harris qui jouent respectivement dans Halls of Anger, Skin Game, Speeding Up Time et Blacula. Par ailleurs il y a aussi deux acteurs blancs habitués des soul movies : l'éternel méchant William Smith (Hammer, The Thing with Two Heads, Sweet Jesus, Preacherman, Black Samson, Boss Nigger) et Frank Christi (Terminal Island et Hit !)

Un protagoniste connaîtra une carrière importante comme cascadeurs : Alan Oliney, doublure d'Eddie Murphy (des trois Beverly Hills Cop à The Adventures of Pluto Nash en passant par Vampire in Brooklyn, Dr. Dolittle, Life, Nutty Professor II : The Klumps, Bowfinger et Showtime). Il tourne dans Drum, un autre film blax, puis s'insère dans des grosses productions comme The Blues Brothers, D.C. Cab ou Moonwalker, Sister Act, Amistad et Enemy of the State, participant souvent à des projets afro-américains comme I'm Gonna Git You Sucka, Harlem Nights, Ghost Dad, The Last Boy Scout, Class Act, Deep Cover, Blue Streak, Fat Albert, Domino...

mardi 31 janvier 2012

Fat Albert

La même année que Starsky & Hutch, une autre série culte a droit à son adaptation cinéma et modernisée : T'as le bonjour d'Albert.

FAT ALBERT - Joel Zwick (2004)

Doris (Kyla Pratt) est une adolescente renfermée sur elle-même qui manque d'amis et dont les parents sont trop souvent absents.
Alors qu'elle regarde un épisode de Fat Albert and the Cosby Kids en sanglotant, une larme tombe sur la télécommande, provoquant un étrange phénomène : Fat Albert entend ses pleurs et la larme entre dans le cartoon. Il décide d'aller aider la jeune fille en traversant l'écran ; le reste de la bande suit, et les voilà en chair et en os dans le monde réel.
Fat Albert (Kenan Thompson) et ses copains se donnent pour mission de trouver des amis à Doris. Ils découvrent en même temps les années 2000, le hip-hop, la technologie, les nouvelles moeurs... et Fat Albert tombe amoureux de la jolie Lauri (Dania Ramirez)...
L'idée de base est plutôt bonne et la transposition des personnages animés en ados de chair et de sang s'avère, au moins au début, une agréable surprise. Mais le film ne décolle pas vraiment, et
se cantonne à une comédie de teenagers trop classique. Ce n'est n'est pas mauvais, et même parfois drôle, mais il y a quand même comme un goût d'inachevé.

Pourtant Fat Albert était calibré pour être un gros succès auprès du public, jeune en particulier. L'équipe technique réunissait des professionnels reconnus comme Robert Gibbs qui signe la BO (il compose d'ailleurs pas mal de gros succès du début des années 2000 (tels que Dr. Dolittle, Big Momma's House, I Spy, Like Mike, My Baby's Daddy, Barbershop 2: Back in Business, The Honeymooners), la costumière Francine Jamison-Tanchuck (La couleur pourpre, Glory, White Men Can't Jump, Boomerang, Sister Act 2, A Low Down Dirty Shame, Big momma's House, Kingdom Come...), les cascadeurs Henry Kingi Jr. et Kelsee King-Devoreauxn et une grosse équipe de spécialistes de l'animation. Bill Cosby apparaissait dans le film et donnait ainsi sa caution à cette adaptation. Les producteurs n'ont donc pas lésiner sur les moyens, mais au final le film est techniquement -plutôt- réussi, mais sans âme.
Les acteurs sont des débutants sans grande envergure : Kenan Thompson (Barbershop 2, Snakes on a Plane et fréquemment présent dans le Saturday Night Live), Jermaine Williams (Bulworth, The Great Debaters,...), Dania Ramirez (25th Hour, She Hate Me,...), Alphonso McAuley (Glory Road, Pride) et Keith Robinson (Dreamgirls, This Christmas,...). Excepté Earl Billings, rescapé de la blaxploitation avec : JD's Revenge, Roots 2 et Bustin' Loose.

samedi 10 décembre 2011

The Adventures of Pluto Nash

...et les catastrophes s'enchaînent pour Eddie Murphy qui multiplie les énormes productions aux résultats artistiques et financiers médiocres...

THE ADVENTURES OF PLUTO NASH
Ron Underwood (2002)


2087, sur la Lune. Propriétaire d'un club réputé, Pluto Nash (Eddie Murphy) est démarché par les hommes de Rex Carter qui veut lui racheter le Club Pluto ; il refuse leur proposition. Les hommes de main se vengent en faisant exploser l'établissement ; Nash en réchappe avec à ses cotés son robot périmé Bruno et Dina (Randy Quaid & Rosario Dawson), la fille d'un vieil ami qu'il venait d'engager comme serveuse.
Le trio se planque tout en essayant de trouver des incides sur ce mystérieux Rex Carter...
Ron Underwood signe là un des plus gros nanard de l'histoire, doublé d'un gouffre financier abyssal, lui aussi historique : 7 millions de dollars de bénéfices pour un budget d'une centaine de millions.
D'un point de vue général, on croit halluciner devant l'amateurisme -pourtant couteux- des effets spéciaux, des décors et des costumes. Et il est difficile de cerner si l'effet toc est volontaire ou accidentel : trop sérieux pour être une parodie et techniquement trop mauvais pour être pris au sérieux.

Pourtant, le casting donne à penser que le film se prenait au sérieux puisqu'il aligne les invités prestigieux tels l'ex-Monty Python John Cleese, Pam Grier, Alec Baldwin, Burt Young (inoubliable Paulie des Rocky, il joue aussi un petit rôle dans Across 110th Street), Peter Boyle (qui apparaît dans d'autres prods afro telles que Malcolm X et Dr. Dolittle), Luis Guzmán, Jay Mohr...
Quant aux personnages principaux, Eddie Murphy est égal à lui-même et compose le personnage qui lui colle à la peau depuis Beverly Hills Cop. Après le refus de Jennifer Lopez, Rosario Dawson (He Got Game, Men in Black II, 25th Hour, Sin City, Seven Pounds, Death Proof) apporte la touche sexy consacrée de ce genre de productions et Randy Quaid -qui joue dans un autre mauvais film avec une star comique afro-américaine : Moving- interprète un improbable robot aux programmes obsolètes...
A signaler aussi la présence de Miguel A. Núñez Jr. (Jumpin' Jack Flash, Action Jackson, Harlem Nights, Street Fighter, A Thin Line Between Love and Hate, Life, Nutty Professor II: The Klumps, Scooby-Doo, Juwanna Mann, Black Dynamite...) et Stu "Large" Riley (Woo, The Best Man, Shaft 2000).

vendredi 9 décembre 2011

Showtime

2002 : sale année pour les entrées engrangées par les films d'Eddie Murphy. Pourtant ce Showtime est le moins raté...


SHOWTIME - Tom Dey (2002)



Deux flics que tout oppose -Trey Sellars (Eddie Murphy) qui rêve de paillettes et de gloire et l'inspecteur Mitch Preston (Robert De Niro)- un vieux policier consciencieux, deviennent les héros d'une émission de téléréalité intitulée Showtime qui les suit dans leurs enquêtes.
La collaboration Murphy-De Niro fleure bon la commande hollywoodienne. Leurs rôles sont effectivement formatés et le ressort de leur duo est sans surprise : De Niro jouant le grognon et Murphy le bouffon. Les résultats d'exploitation s'en ressentent, puisque le public semble bouder cette comédie d'action qui sent le réchauffé ; les recettes n'atteignent pas le budget de production, et l'année 2002 commence sous de bien mauvais auspices pour Murphy (viendront de véritables gouffres financiers comme The Adventures of Pluto Nash et I Spy)

Le casting noir est peu développé mis à part Zaid Farid (Bowfinger et Life) et Kadeem Hardison (I'm Gonna Git You Sucka, White Men Can't Jump, Panther, The 6th Man, Vampire in Brooklyn, School Daze) et Freez Luv (House Party 3, Dangerous Minds, Baby Boy, The Hustle, Love and a Bullet, The Cookout 2). En guest le rappeur Mos Def et l'avocat médiatique Johnnie Cochran.
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jeudi 10 novembre 2011

Dr. Dolittle

Sorti la même année que le cataclysmique Nutty Professor II, cette comédie familiale est un remake d'un film de 1967...

DR. DOLITTLE - Betty Thomas (1999)


Très occupé par son travail, le docteur John Dolittle (Eddie Murphy) ne consacre pas assez de temps à sa femme et ses deux filles.
Suite à un léger accident avec un chien, Dolittle se découvre un don : celui de comprendre les animaux. Un don qu'il avait étant enfant et qu'il avait oublié. Il commence alors à aider les animaux qu'ils croisent: une chouette qui a une écharde dans l'aile, un singe alcoolique, un tigre dépressif...
Une comédie très familiale réalisée par Betty Thomas (I Spy), et dont la volonté de rencontrer les publics d'enfants nous sauve des délires scato des Nutty Professor. En tout cas, sans prétention aucune, ce film est très sympathique, Eddie est toujours très pro, même s'il se fait finalement voler la vedette par ses compagnons à poils ou à plumes. Bien sûr les voix sont prises en charges par des acteurs reconnus comme Chris Rock, Julie Kavner (la voix originale de Marge Simpson), John Leguizamo, Phil Proctor, Gilbert Gottfried...

A coté, les acteurs humains ont une petite place : le grand Ossie Davis qui incarne le père de Murphy, Kristen Wilson (Get on the Bus, Bulletproof), les jeunes Raven-Symoné et Kyla Pratt, ou encore Erik Dellums un habitué des films de Spike Lee (She's Gotta Have It, School Daze et Do the Right Thing).

mardi 21 juin 2011

Life

Perpète réunit les deux acteurs comiques de l'année 1999, Eddie Murphy et Martin Lawrence (respectivement quatre et deux films cette année-là), et la collaboration s'avère plus que fructueuse...

LIFE - Ted Demme (1999)


Dans une prison du Mississipi, pendant que deux jeunes prisonniers rebouchent deux tombes, le vieux Willie Long (Obba Babatundé) leur conte la vie des deux macchabées. Tout débute en 1932, lorsque Rayford Gibson (Eddie Murphy), une petite frappe au bagou inaltérable, et Claude Banks (Martin Lawrence), un employé de banque fraîchement embauché, se trouvent obligé de convoyer de la gnole pour le compte d'un gangster de Harlem. Les deux hommes partagent peu de choses : une vie et des ambitions différentes,
Lors d'une étape, Winston (Clarence Williams III) leur meurt mystérieusement dans les bras, après avoir escroqué Ray au poker. Le mobile est tout trouvé et la justice des Blancs du Sud ne cherche pas plus loin : les deux compères sont condamnés à perpétuité dans un bagne du Mississipi.Certes l'humour est présent, mais pas celui dans lequel s'illustrent le plus souvent Eddie Murphy et Martin Lawrence (c'est d'ailleurs la volonté affirmée de Ted Demme, à qui l'on doit le petit film Who's the Man ?). Les deux acteurs ont joué pour la première fois ensemble dans Boomerang, et c'est à ce genre de comédies que l'on peut comparer Life : une comédie pertinente où se mêle à la fois l'humour, les sentiments, le drame et la solidarité. On suit les deux personnages principaux pendant 70 ans, un vieillissement rendu crédible par le bon jeu de Martin et Eddie, et grâce aux maquillages perfectionnistes de Rick Baker (nominé aux Oscars).

J'ai un faible pour les reconstitutions historiques et les films en costumes d'époque. Et on peut dire que ce film nous fait voyager, du Harlem by night au Sud profond, jusque dans les rêves de Ray. Le tout sur une BO réussit, signée de Wycleef Jean, l'ex-Fugees.

Même si le réalisateur est Blanc, c'est bien d'une histoire d'Afro-Américains dont il s'agit, une histoires sur, avec et du point de vue des Afro-Américains. Le parallèle avec l'esclavage paraît évident ; on peut même, en poussant un peu, y voir une parabole sur la ségrégation : travail gratuit, poursuite des évadés par des Blancs et des chiens, directeur de la prison représenté comme un directeur de plantation -avec sa famille bien proprette qui assiste frétillante aux activités de détenus et sa fille qui accouche d'un enfant métisse...

Enfin, dernier point essentiel : cette comédie historique rassemble un casting incroyLienable qui investit des seconds rôles touchant, campés avec précision et dignité. On peut citer pêle-mêle Bernie Mac, Anthony Anderson (Romeo Must Die, Exit Wounds, Kingdom Come, Cradle 2 the Grave, Big Momma's House, Barbershop), Barry Shabaka Henley, Miguel A. Núñez Jr.,
Bokeem Woodbine, Lisa Nicole Carson, Clarence Williams III, Michael "Bear" Taliferro, Sanaa Lathan, Zaid Farid (Bowfinger), Guy Torry, Armelia McQueen, William B. Taylor, Ernie Banks, le funkman Rick James.
L'équipe des cascadeurs est aussi étoffée avec les dinosaures Tony Brubaker et Jophery C. Brown et la nouvelle génération Big Daddy Wayne, Eric Chambers et Jalil Jay Lynch

lundi 11 avril 2011

Blue Streak

Voilà une de ses comédies policières qui inondèrent les années 80 et 90. Martin Lawrence, après l'énorme succès de Bad Boys, prête donc son comique à ce Flic de haut vol...

BLUE STREAK - Les Mayfield (1999)


Miles Logan (Martin Lawrence) est as du cambriolage, mais trahi par un comparse, sa dernière opération tourne mal et il a juste le temps de planquer un énorme diamant dans une conduite d'aération d'un immeuble en chantier avant de se faire arrêter. A sa sortie de prison, il file directement récupéré le diams, mais l'immeuble est devenu... un commissariat !
Il se fait alors passer pour l'officier Malone. Ses méthodes pas très orthodoxes le propulsent tout de même inspecteur, tandis qu'il tente par tous les moyens de récupérer son diamant...
Dès sa sortie, cette comédie d'action des plus classiques cartonne au box-office et les bénéfices atteignent 120 millions de dollars. Il faut dire que les ingrédients du blockbuster sont réunis pour le pire comme pour le meilleur : héros black est jovial et fort en gueule, seconds rôles calibrés, grosses cylindrés et scènes d'action réussies, BO hip hop dans le vent...
Le rôle-titre est confié à Martin Lawrence, malheureusement trop habitué à ce genre de productions. Pour les raisons évoquées plus haut, ce n'est pas le plus mauvais (on pense à Black Knight ou Big Momma's House 2), mais Lawrence est cantonné au sempiternel gentil noir inoffensif, au bagout inaltérable et à l'improvisation dans la peau.Et il rajoute un maximum dans les mimiques et les déhanchés. Un Beverly Hills Cop des années 90, en somme...

Bien entendu, le film est truffé de "gueules" habituées des films d'action comme Peter Greene, Saverio Guerra, William Forsythe, Frank Medrano, Richard C. Sarafian, Carmen Argenziano. Quant aux acteurs noirs, il y a bien un petit rôle tenu par Dave Chappelle (The Nutty Professor, Woo, Undercover Brother, Block Party), égal à lui-même, et aussi les seules représentantes de la gent féminine, il faut l'avouer totalement inutiles malgré leur relative notoriété : Tamala Jones (qui débute dans Booty Call), Octavia Spencer (The Sixth Man, Big Momma's House, Breakin' All the Rules, Bad Santa, Beauty Shop...) et Nicole Ari Parker (Soul Food, Black Dynamite...). Petite perle : l'acteur et cascadeur Eddy Donno est au générique ; quasiment inconnu, il présente pourtant un palmarés étonnant : les films blax' Black Samson et Cleopatra Jones & The Casino Of Gold, puis plus Beverly Hills Cop II, Money Train, Fled, Independence Day, Norbit...