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vendredi 24 février 2012

The Man

Le boss réunit Samuel L. Jackson et Eugene Levy...

THE MAN - Les Mayfield (2005)


Son coéquipier soupçonné de trafic d'armes, l'inspecteur Derrick Vann (Samuel L. Jackson) n'a que quelques jours pour mettre la main sur les véritables malfrats. Rencardé par son informateur Booty (Anthony Mackie), il se retrouve vite sur leur piste mais avec dans les pattes Andy Fiddler (Eugene Levy) -un représentant en matériel dentaire du Wisconsin fraîchement débarqué à Détroit pour une convention- qui se trouve là par hasard...
Avec un budget de 20 millions de dollars, The Man en rapporte à peine la moitié. Et les critiques ne sont pas plus tendres, raillant les performances de Samuel L. Jackson et Eugene Levy. C'est que ce buddy movie fait dans le réchauffé et Les Mayfield (qui a aussi réalisé Blue Streak avec Martin Lawrence) ne réussit à donner de profondeur ni au duo que tout oppose, ni aux scènes d'action.
Contrairement au film du genre des années 80 et 90, l'élément comique n'est plus le Noir -toujours souriant, voire niais, et aux longues tirades enflammées- mais le Blanc ; l'Afro-Américain joue le flic classe et bagarreur. C'est tout de même une avancée notable. Mais ça ne suffit à en faire un bon film.
Au final, on a un film très classique et pas franchement inoubliable.
Petit rôle, même pas crédité, pour Horatio Sanz (acteur récurrent dans le Saturday Night Live , il joue aux cotés de Martin Lawrence dans Rebound ou de Cuba Gooding Jr. dans le pitoyable The Boat Trip). On retiendra surtout le petit rôle d'Anthony Mackie : aujourd’hui valeur montante du cinéma hollywoodien, il débute fort avec un premier rôle dans She Hate Me de Spike Lee ; il renoue plus tard avec des films de meilleurs factures avec Million Dollar Baby, Notorious (où il campe 2Pac), Desert Flower, Night Catches Us, Louis ou encore le blockbuster Real Steel.

vendredi 6 janvier 2012

Bringing Down the House

Ni Steve Martin ni Queen Latifah ne ressortent grandi de ce mauvais Bronx à Bel Air...

BRINGING DOWN THE HOUSE -
Adam Shankman (2003)




Peter Sanderson (Steve Martin) est un avocat d'affaire ambitieux, bourreau de travail et plutôt coincé qui cache à ses collègues que sa femme l'a quitté. Il s'autorise cependant une folie : il chate avec Charlene Morton (Queen Latifah) et les deux cyber-tourtereaux se rencontrent enfin. Or Charlene n'est ni juriste, ni bardée de diplômes et surtout c'est une Afro-Américaine, échappée de prison en sus !
Elle compte sur Peter pour l'aider à prouver son innocence et est prête à utiliser tous les moyens pour s'assurer son soutien...
Si certain petit film que l'on aborde négativement peuvent s'avérer plus sympathique que prévu, j'avais regardé celui-ci avec l'à-priori positif de l'hilarant Bowfinger avec Steve Martin et Eddie Murphy et la déception fut d'autant plus grande ! Le film a pourtant été un succès inattendu, en quintuplant les bénéfices par rapport au coût de production (165 millions de dollars contre 33). La BO est signé du compositeur aux multiples thèmes cultes de Mission impossible à Mannix en passant par Starsky & Hutch : Lalo Schifrin (on lui doit aussi dans la période blax les BOF de Golden Needles, Hit ! et Enter the Dragon).
De facture assez classique sur la forme, le film a l'apparence sur le fond d'un prêche pour la tolérance... Or tout fonctionne sur des préjugés racistes, c'est à dire une différenciation entre Blancs et Noirs et l'attribution à chacun de stéréotypes. Je suis d'ailleurs fort étonné que Queen Latifah, qui co-produit par ailleurs, ait décroché pour l'occasion la récompense annuelle de la NAACP ?!? Celle-ci se retrouve quand même dans le costume d'une mammy, la nounou traditionnelle des films sur le Vieux Sud et une figure récurrente des productions hollywoodienne raciste !

Si l'on accroche au genre, le duo Martin/Latifah peut faire sourire ; pour ma part le plus amusant est probablement Eugene Levy, dont le rôle de pervers libineux est assez drôle.
Relégués à quelques rôles subalternes, les Noirs sont peu présents dans le casting, citons Jernard Burks (The Preacher's Wife, Down to Earth, Starsky & Hutch, Four Brothers), Tracey Cherelle Jones (Don't Be a Menace..., The Players Club, Baby Boy), Sundy Carter (State Property, Boss'n Up, Soul Plane, Next Day Air), Steve Harris (Sugar Hill, Diary of a Mad Black Woman), et le rappeur chrétien Deezer D (Cool as Ice, CB4, Fear of a Black Hat, The Great White Hype, Bones).
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mercredi 14 décembre 2011

Like Mike

Le basket a toujours servi de toile de fond aux comédies de The Fish That Saved Pittsburgh à Space Jam en passant par White Men Can't Jump et The 6th Man. Magic Baskets rajeunit le genre en confiant le rôle-titre à un jeune chanteur de rap...

LIKE MIKE - John Schultz (2002)

Calvin (Bow Wow) est un orphelin, placé dans un foyer ; exploité par le responsable de l'orphelinat, les enfants vendent des friandises devant le stade. Pendant une de ces ventes, Calvin rencontre le coach (Robert Forster) des Los Angeles Knights qui lui offre des places pour le prochain match.
Le lendemain, Calvin découvre une vieille paire de chaussures. Non seulement elles ont appartenu à Michael Jordan, mais en plus elles confèrent un pouvoir de jeu surhumain à qui les porte. Et, au match de basket où ils étaient invités, lorsque Calvin joue à la mi-temps contre Tracy Reynolds (Morris Chestnut), il dribble à merveille et fait des dunks sublimes. Il est engagé chez les Knights, au grand dam de Tracy...
Avec moins d'une dizaine de films à son actif (dont The Honeymooners), John Schultz propose tout de même un petit film familial pas trop mal rythmé.
Jeune star du hip hop, intrigue minimaliste, orphelins en quête d'amour, vrais joueurs de baskets (dont Alonzo Mourning, Rasheed Wallace et Allen Iverson qui participent respectivement à Space Jam, Juwanna Mann et Imagine That et le coach John Thompson dans The Sixth Man et He Got Game), méchant éducateur, parents adoptifs vénaux et morale gentillette : tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce film une comédie chérie par les enfants, doublé d'un succès au box-office avec ses 60 millions de dollars.
La musique est signée de Richard Gibbs, LE compositeur des -plus ou moins bons- succès comiques grand public du début des années 2000 (tels que Dr. Dolittle, Big Momma's House, I Spy, My Baby's Daddy, Barbershop 2, Fat Albert ou The Honeymooners).

Les deux rôles principaux sont confiés à Bow Wow et Morris Chestnut. Le premier est un très jeune rappeur médiatique -et talentueux- connu comme Lil'Bow Wow ; après une apparition dans All About the Benjamins, il tient là son premier gros rôle (il jouera ensuite dans Fast & Furious: Tokyo Drift, Roll Bounce, Hurricane Season, Lottery Ticket...). Le second, Morris Chestnut, est un ancien jeune premier découvert dans Boyz N the Hood (et The Last Boy Scout) et plutôt tombé en désuétude, il revient dans le début des années 2000 avec The Best Man, Two Can Play That Game et The Brothers.
Se rajoutent Eugene Levy et l'icône des films d'exploitation des 70s : Robert Forster (sublimé par Tarantino dans Jackie Brown). Quelques comédiens afro-américains viennent grossir les seconds rôles tels Reginald VelJohnson (Die Hard 1 & 2, la série Family Matters ou encore Posse), Vanessa Williams (New Jack City, Drop Squad, la série Soul Food et Imagine That) et Tucker Smallwood (acteurs aux dizaines de rôles, dont Cotton Club et Black Dynamite). L'équipe chargée des cascades est dirigé par Tierre Turner (qui débuta comme très jeune acteur dans les classiques blax Cornbread, Earl and Me, Bucktown et Friday Foster).

jeudi 17 novembre 2011

Down To Earth

Sept ans après CB4, Chris Rock occupe enfin le premier rôle comique qu'il mérite dans Les pieds sur Terre...

DOWN TO EARTH - Chris & Paul Weitz (2001)



Lance Barton (Chris Rock) est coursier, mais son rêve c'est de triompher sur la scène de l'Appollo, mais il est pris d'un tract phénoménal lorsqu'il participe à des auditions en public... En rentrant chez lui à vélo après un nouvel échec, son attention est détournée par la jolie Sontee (Regina King)... percuté par un poid lourd, il meurt !
Au ciel, King et Keyes (Chazz Palminteri & Eugene Levy) se rendent compte que son heure n'était pas venue et donne la possibilité à Lance de prendre le corps d'un autre, en l’occurrence Charles Wellington III, un homme d'affaire blanc aussi richissime qu'odieux...
Le film est un remake assumé d'Heaven Can Wait -réalisé en par Warren Beatty en 78- et le scénario est adapté par Chris Rock et ses complices Ali LeRoi, Louis C.K. et Lance Crouther (ces deux derniers sont respectivement le réalisateur et l'acteur principal de Pootie Tang).

Chris Rock triomphait déjà sur les planches et dans le Saturday Night Live, tandis qu'il accumulait les petits rôles dans Le flic de Beverly Hills II, I'm Gonna Git You Sucka, Boomerang, Panther. Son premier rôle dans CB4 et sa composition dramatique dans New Jack City traduisent ces capacités d'acteurs de cinéma, et L'arme fatale 4 le fait connaître au niveau mondial. Down To Earth vient transformer l'essai et marques les débuts d'une décennie bien remplie...
Bons ou mauvais, les films de Chris Rock reflètent vraiment ce que l'acteur veut produire, puisqu'il se trouve (avec une petite bande autour de lui) être producteur et scénariste, voire réalisateur.
Son talent comique est exploité à fond et sa prestation d'acteur n'est pas en cause, mais le film fonctionne péniblement : le choix de laisser Chris Rock lorsqu'il est dans peau du vieux milliardaire blanc désamorce la plupart des situations qui en découlent ; quoi d'étonnant de voir Chris Rock scander du Snoop Dogg ou demander qu'on lui installe B.E.T. ? Au contraire des rares scènes où le rondouillard chauve se déchaine sur du rap...

Au niveau du casting afro-américain, Regina King (Boyz n the Hood, Poetic Justice, Friday, A Thin Line Between Love and Hate, Enemy of the State, Daddy Day Care, Ray...) et Frankie Faison (Do the Right Thing, Coming to America, Showtime, White Chicks, Meet the Browns et la série The Wire) tiennent deux rôles importants. On croise aussi Laz Alonso, Arnold Pinnock, Jernard Burks, Reginald Footman, Brother Eden Douglas, Tisha Campbell, Telma Hopkins et ses complices de longue date Ali LeRoi, Wanda Sykes, Mario Joyner et Robin Montague.
Coyé blanc, citons Chazz Palminteri, Eugene Levy (Like Mike, Bringing Down the House, The Man) et la cougar Jennifer Coolidge (Pootie Tang, Soul Men).