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mardi 13 mars 2012

Madea's Family Reunion

Autre grand-mère récurrente des 2000s (et jouée par un homme), Madea revient avec Affaire de femmes...

MADEA'S FAMILY REUNION - Tyler Perry (2006)


Victoria (Lynn Whitfield) est une jeune femme splendide en plein préparatifs d'un mariage idyllique avec Carlos (Blair Underwood), un prestigieux conseiller en patrimoine. Mais l'envers du décor ressemble plutôt à un enfer, car Carlos s'avère une brute épaisse qui la terrorise et la bat.
De son coté, sa sœur Vanessa (Lisa Arrindell Anderson) a rencontré un homme qui semble valoir quelque chose.
Quant à Madea (Tyler Perry), elle a failli à son contrôle judiciaire et comme peine se voit confier une jeune fille sans repère (Keke Palmer)...
Un an après Diary Of A Mad Black Woman, Tyler Perry sort un nouvel opus du monde de Madea, qu'il réalise cette fois. Produit par la très petite Lionsgate (à qui l'on doit par exemple Frankenhood) pour à peine 6 millions de dollars, Perry réussit à nouveau son pari en multipliant par dix les bénéfices.
Ce succès vient confirmer l'existence d'un "phénomène Tyler Perry", qui a même traversé l'Atlantique sans avoir les honneurs d'être distribué en salle.

Dans cette séquelle, il y a bien quelques moments sympathiques. Mais l'ensemble est long, alternant sans cohérence ni liant scènes de liesse, de prêche moraliste, d'un peu de comédie et de moments violents et dramatiques virant parfois au sordide.Et l'on peut se demander une fois de plus pourquoi ce film est vendu comme une comédie (impression renforcée par le personnage récurrent de Madea, interprété par Perry lui-même).
Difficile en tout cas pour ma part de voir où veut en venir ce touche-à-tout tourmenté. S'il y a bien un fil conducteur (les secrets enfouis, la violence conjugale, les familles qui dysfonctionnent...), le propos est trop confu, brouillé par trop de personnages et une volonté de tout traiter et tout mélanger, pour finir en une apothéose évangéliste à laquelle il est difficile pour moi d'adhérer.

Le casting s'étoffe en même temps que la notoriété du réalisateur : Lynn Whitfield et Blair Underwood joue à la perfection l'une la femme battue au bout du rouleau et l'autre le mari violent. D'autres rôles sont tenus par Lisa Arrindell Anderson (Clockers, Big Momma's House 2), Henry Simmons (Above the Rim, Are We There Yet ?), Rochelle Aytes (White Chicks), Afemo Omilami (Trading Places, D.R.O.P. Squad, Remember the Titans, Ray, Glory Road...) et Georgia Allen (qui débuta dans Greased Lightning et le téléfilm Freedom Road). Perry agrandit son cercle d'acteurs marquants du cinéma afor-américain ; il y a toujours Cicely Tyson, mais il s'adjoint aussi la collaboration de Jenifer Lewis et de l'écrivaine Maya Angelou, pourtant si avare de ce genre d'apparitions.

dimanche 11 mars 2012

Big Momma's House 2

Outre Phat Girlz, une autre grosse héroïne fait son trou en 2006. Déjà connue du grand public à travers le monde, Big Mama revient pour une séquelle bien pauvre...

BIG MOMMA'S HOUSE 2 - John Whitesell (2006)

Malcolm Turner (Martin Lawrence) est toujours agent du FBI, mais il travaille dans les bureaux. Sherry (Nia Long) est enceinte d'une petite fille et ils aspirent à plus de tranquillité.
Alors qu'un des ses collègues est assassiné en mission, Malcolm demande à revenir sur le terrain, mais il est mis sur la touche.
Il ressort alors les affaires de Big Momma, et arrive à se faire embaucher comme nounou pour les enfants du principal suspect, Tom Fuller (Mark Moses), soupçonné de concocter un virus informatique...
Si le premier volet incitait à une certaine indulgence, cette séquelle est quant à elle totalement inutile, malgré des résultats financiers mirobolants (près de 140 millions de recettes) ; John Whitesell récidivera avec Big Mommas : Like Father, Like Son. Les blagues sont attendues, l'esprit général beaucoup plus lourd et les personnages secondaires bien peu intéressants...
L'importation du scénario d'un quartier noir de Géorgie à une fastueuse maison de riches californiens fait passer Big Momma d'une opulente grand-mère sympathique à la vieille nounou caricaturale d'antan façon Hattie MacDaniel.
Le casting s'en ressent et devient presque totalement blanc, et l'on regrette d'autant plus l'absence de Paul Giamatti. Du casting original, seuls subsistent Nia Long, Jascha Washington et Ramsey Luke, visibles de façon très sporadique. A noter aussi la présence de vieux acteurs, l'un afro-américain : Roland "Bob" Harris (Hitman, Black Girl, The Slams, I Escaped From Devil's Island, Truck Turner), et l'autre blanc : Stocker Fontelieu, déjà évoqué ici puisqu'il joue dans quelques titres chroniqués sur ce blog comme le James Bond blax' Live and Let Die, Mandingo, The Toy...