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mardi 20 mars 2012

The Hustle


THE HUSTLE - Deon Taylor (2008)

Junior Walker et Freddy Manning (Charles Q. Murphy & Al Shearer) sont des exterminateurs de bestioles en tout genre.
Par un mauvais concours de circonstances, les deux compères se retrouvent débiteurs de mafieux asiatiques à qui ils doivent rembourser 10 000 $. Pour trouver une telle somme, et inspirés par le médiatique Révérend Isaac Montgomery Paid (David Alan Grier) Freddy et Junior s'improvisent "ministres" baptistes pour lever une souscription des fidèles...
On pense forcément à First Sunday, tant par la base scénaristique (un duo de gentils crétins en quête d'argent qui pensent voler une église et entrent en fait sur le chemin de la rédemption) que par l'importance du casting secondaire. Mais si l'on est bien servi en personnages annexes déjantés, l'intrigue reste bien mince et l'on sourit trop peu. Al Shearer et Charles Q. Murphy (comme David Alan Grier) surjoue beaucoup trop dans leurs registres respectifs.
En plus les asiatiques souffrent d'une représentation ultra-stéréotypée, dommageable dans un film produit, réalisé et joué par des afro-américains trop longtemps cantonnés eux-mêmes à de tels rôles négatifs et outrageants !

Les seconds couteaux sont légions, des acteurs de soutien "historiques" des films afro-américains et des gueules souvent rencontrées : Tommy "Tiny" Lister, Tamala Jones, John Witherspoon, Kym Whitley, Tony Cox, Jeris Poindexter, Armelia McQueen ou encore Darrin Dewitt Henson, Roxanne Reese et Freez Luv. Voire même Brigitte Nielsen qui participa au désormais culte Beverly Hills Cop 2.

dimanche 9 janvier 2011

Beverly Hills Cop 2

Fort du succès du premier opus, les producteurs remettent le couvert. A la différence que là, Murphy s'essaie à la co-écriture du scénario...

BEVERLY HILLS COP 2 - Tony Scott (1987)


Alors qu'un gang -menée par la beauté froide Karla Fry (Brigitte Nielsen)- écume les bijouteries de Beverly Hills, le commissaire Bogomil se fait tirer dessus. Son ami, l'inspecteur Axel Foley (Eddie Murphy) de Detroit, toujours aux marges de légalité, revient donc à Beverly Hills pour tirer les choses au clair.
Il est aidé dans ses recherches par les inspecteurs Rosewood et Taggart (Judge Reinhold & John Ashton), rétrogradés à la circulation. Champ de courses, maisons cossues, stand de tir, bureau d'affaires ou manoir Playboy, Foley écume la ville pour remonter la piste du gang et le défaire.
Tony Scott -tout auréolé du succès de Top Gun- réalise cette séquelle du désormais célèbre Axel Foley ; séquelle qui, à mon humble avis, reste le meilleur épisode à ce jour (puisqu'un quatrième opus serait en préparation). L'action y est plus présente et bien menée, les personnages secondaires plus fouillés (en particulier Rosewood et Taggart) et les méchants -en particulier Brigitte Nielsen- sont assez savoureux. Enfin, loin de s'essouffler les facéties de Murphy font rire et prouvent une fois encore ses talents d'interprétation, d'adaptation et d'improvisation ; la participation de Murphy au scénario n'y est probablement pas étrangère.
En gardant à l'esprit les critiques formulées ici qui sont toujours d'actualité dans ce volume. A ceci prêt que le personnage d'Eddie Murphy n'est plus totalement désexué ; les blagues et allusions viriles sont plus présentes, mais la vie amoureuse du héros reste pourtant invisible... improbable chasteté.

Hugh Hefner, le patron de Playboy se prête à la comédie, et offre son manoir et ses playmates.
Le casting "black" s'étoffe à peine : toujours Gilbert R. Hill, Tommy "Tiny" Lister, et pour les premières fois, c'est au tour de Chris Rock de faire ses premiers pas. Murphy s'entoure de sa petite famille avec un petit rôle pour son oncle, tandis que son cousin Ray Murphy Jr. débute dans la production ; il s'attache aussi les services d'un costumier particulier : Fetteroff F. Colen (qui le suit encore aujourd'hui).