Affichage des articles dont le libellé est Robinne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Robinne. Afficher tous les articles

mercredi 18 janvier 2012

Deliver Us From Eva

Toujours dans la veine des comédies romantiques...


DELIVER US FROM EVA - Gary Hardwick (2003)


Eva Dandrige (Gabrielle Union) est une femme forte, brute de décoffrage et sans concession aussi bien dans son travail d'inspectrice sanitaire que dans sa vie familiale pour driver ses sœurs. Mais leurs compagnons respectifs ne supportent pas cette belle-sœur envahissante et directive. Ils payent le playboy du quartier Ray Adams (LL Cool J) pour qu'il séduise Eva et la tienne écartée de leurs vies.
malgré une attirance visible, les premiers rendez-vous se soldent par des échecs, mais Ray tombe petit-à-petit vraiment amoureux d'Eva...
Voilà enfin un premier rôle pour Gabrielle Union (Bad Boys II, Two Can Play That Game, Cradle 2 the Grave, The Honeymooners, Daddy's Little Girls...) ! Elle propose une composition précise, et joue aussi bien les scènes de romance à l'eau de rose que les franches engueulades.
On peut craindre au début le propos misogyne tendant à rendre insupportable Eva en tant que femme indépendante ; mais le déroulement du film explore d'autres pistes, et bien qu'objectivement envahissante, on entre rapidement en empathie avec elle. Un peu comme Two Can Play That Game, cette comédie marque l'arrivée des femmes au premier plan des comédies romantiques qui ne se contentent pas d'une romance classique entre un beau ténébreux et une gracieuse beauté légèrement idiote ; Gabrielle Union -comme Vivica A. Fox- incarne une femme intelligente, indépendante, belle et (presque) féministe, mais aussi une des premières héroïnes afro-américaines dans une comédie pour ces années 2000, voire la première depuis Halle Berry dans le médiocre Woo en 98.

Le casting est composé presqu'exclusivement d'actrices et acteurs afro-américains et l'on peut reconnaître ça et là Duane Martin, Terry Crews, Dartanyan Edmonds, Meagan Good, Essence Atkins, Mel Jackson, Kym Whitley, Kenya Moore... L'interprétation de LL Cool J est quant à elle un peu trop lisse, et il ne semble pas croire à ce qu'il fait.
Dans l'équipe des cascadeurs, les Kingi père et fils se retrouvent, ainsi qu'April Weeden-Washington.

dimanche 8 janvier 2012

National Security

Comparé à Bringing Down the House et dans le même genre du duo interracial que tout oppose, National Security offre au moins de bonnes scènes d'action...

NATIONAL SECURITY - Dennis Dugan (2003)

Earl Montgomery (Martin Lawrence) est un flic en formation fort en gueule, rapidement suspendu pour son indiscipline.
Hank Rafferty (Steve Zahn), qui vient de perdre son collègue, est jugé coupable -à tort- de brutalité sur Earl, il est envoyé 6 mois en prison. A sa sortie, il intègre une entreprise de gardiennage, la National Security... dans laquelle travaille aussi Earl.
Comble de malchance, les deux ennemis sont obligés de collaborer pour mettre à jour un réseau criminel.
On pense forcément à Blue Streak (auquel une partie de l'équipe de production a participé), et donc à un de ces rôles au comique excessif confiés à Martin Lawrence.
On retrouve les critiques déjà valables dans les années 80 pour Le flic de Beverly Hills : un personnage afro-américain exubérant et stéréotypé, plongé dans un monde blanc...
Il y a de l'action, le duo Lawrence/Zahn fonctionne à peu prêt, mais la recette est réchauffée et les facéties de Martin Lawrence peinent à masquer les faiblesses et les gros sabots du scénariste...
Tout cela cachant mal un fond relativement réactionnaire puisqu'en creux, on peut lire les méfaits -supposés- de la lutte contre les violences policières, en particulier racistes. Et le scénario utilise en plus le vieux ressort du héros noir qui serait "plus" raciste que le blanc.
Dans des seconds rôles, il y a Robinne Lee (Deliver Us From Eva, Hitch, Seven Pounds), Mari Morrow (How to Be a Player, Hair Show, Pastor Brown, Big Mommas : Like Father, Like Son, 35 And Ticking) et Steve Zahn (qui joue aux cotés de Murphy dans Daddy Day Care).
Quelques mots de Bill Duke : avec un physique imposant et un faciès pas très avenant, il semble abonner à des seconds rôles de hiérarques policiers ou militaires (Action Jackson, Menace II Society, Payback, Exit Wounds, Fever, dans la série Fastlane, et même dans Les Boondocks), mais cet acteur -débutant dans Car Wash- se double surtout d'un réalisateur éclectique du très moyen Sister Act 2 au génialissime Hoodlum, en passant par le punchy Deep Cover ou l'adaptation d'un roman de Chester Himes : A Rage in Harlem.