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mercredi 7 décembre 2011

I Spy

Espion et demi est une adaptation totalement ratée d'une série TV à succès des années 60 (avec Robert Culp et Bill Cosby)...

I SPY - Betty Thomas (2002)

Arnold Gundars, un puissant trafiquant d'arme, met la main sur un prototype d'un avion espion US ultra-sophistiqué. L'espion Alex Scott (Owen Wilson) est mis sur l'affaire ; mais il va devoir faire équipe avec un boxeur arrogant et égocentrique : Kelly "K.O." Robinson (Eddie Murphy), car Gundars est un des plus gros sponsor de Kelly et organise à Budapest un combat à but caritatif.
L'espion et son improbable acolyte vont essayer de déjouer la vigilance du trafiquant et retrouver le prototype...
Avec un coût de 70 millions de dollars, il en rapporte péniblement moins de la moitié. Et c'est peut-être déjà beaucoup...
Véritable madeleine de Proust des producteurs hollywoodiens sans talent, le buddy movie inter-racial est le seul ressort de cette piètre comédie d'action, adaptée d'une série des années 60.
Et, précisément, le couple Eddie Murphy/Owen Wilson fonctionne difficilement. Chacun fait ce qu'il sait faire : Murphy campe un personnage volubile, charmeur, arrogant et intarissable, tandis que Wilson incarne un espion raté et maladroit. Mais c'est l'alchimie entre les deux qui manque cruellement.
La réalisation de Betty Thomas (à qui l'on doit déjà Dr. Dolittle) est quant à elle plutôt réussie (sauf pour les scènes de fusillades, relativement insipides). Le problème vient donc du duo raté entre Murphy et Wilson et du scénario aux rebondissements attendues et aux stéréotypes éculés (le Noir charmeur apprenant au blond timide l'art de la séduction par exemple).

Excepté Murphy, peu de Noirs à l'écran. Les seuls sont ses assistants -Keith Dallas (Romeo Must Die et Snakes on a Plane), Phill Lewis (Bowfinger) et Malik McCall (Talk To Me)- qui brillent par leur bêtise.
Coté équipe technique, Eddie Murphy est entouré de son staff son costumier Fetteroff F. Colen, sa doublure Roger E. Reid, sa coiffeuse Stacey Morris, sa maquilleuse Vera Steimberg Moder (outre les films de Murphy pendant la décennie 2000, elle travaille aussi sur Planet of the Apes, Dreamgirls, Death at a Funeral ou Colombiana). Les costumes sont signés Ruth E. Carter.

dimanche 6 novembre 2011

Scary Movie

Avec cette parodie des films d'épouvantes pour teenagers, on peut dire que les frères Wayans entrent dans la cour des grands...

SCARY MOVIE - Keenen Ivory Wayans (2000)
Trois couples d'étudiants -Cindy Campbell et Bobby Prinze (Anna Faris & Jon Abrahams), Ray Wilkins et Brenda Meeks (Shawn Wayans & Regina Hall) et Greg Phillipe et Buffy Gilmore (Lochlyn Munro & Shannon Elizabeth)- sont traqués par un tueur en série un an après avoir tuer un homme suite à un accident de voiture.
Les meurtres s'enchaînent et le campus devient le centre d'intérêt de la police et des journalistes... Produit pour 20 petits millions de dollars, il en rapporte plus de 10 fois plus... C'est une des plus grandes réussites de Keenen Ivory Wayans en tant que réalisateur, et de Marlon et Shawn comme scénaristes.
Parodiant les films d'horreur et d'ados, genre dans lequel les Wayans excellent (dans le show TV In Living Color et dans les films I'm Gonna Git You Sucka et Don't Be A Menace..., pastiches et hommages de la blaxploitation et des urban movies), le film devient un classique du genre à part entière et sera décliné sur plusieurs volets. Seul Scary Movie 2 est estampillé "Wayans family".
... et ça fonctionne. Du moins si l'on est prêt à être réceptif.
Les références sont légions : Scream bien sûr, Souviens-toi l'été dernier, Blair Witch Project, Urban Legend Chucky, et Shinning... mais aussi American Pie, Usual Suspect, Matrix ou même Amistad.

En l’occurrence la cour des grands pour les Wayans s'accompagnent d'une utilisation massive d'acteurs blancs, ce qui distingue Scary Movie de leurs précédents projets jusque là plus centrés sur les parodies de films afro-américains (y compris le film d'action de et avec Keenen Ivory : A Low Down Dirty Shame). Ainsi Lochlyn Munro débute sa collaboration avec les Wayans (on le retrouvera dans Dance Flick, White Chicks et Little Man). Au rayon des caméos improbables, notons Carmen Electra joue le rôle de la bimbo parfaite avec un second degré certain (que l'on retrouve pour partie dans le Starsky & Hutch en 2003), et l'apparition de Dawson (de la série éponyme) qui se trompe de chambre à visiter
Le film est dédicacée à Helen Martin, décédée cette année-là, qui accompagne les frères Wayans dans Hollywood Shuffle, la série The Wayans Bros. et Don't Be A Menace... ; elle apparaît dès les années 70 dans le classique Cotton Comes to Harlem, puis dans de nombreux films et séries incarnant dans les productions des années 80 et 90 une attendrissante et explosive grand-mère comme dans A Rage in Harlem, House Party 2, Le flic de Beverly Hills III, Bulworth et I Got the Hook Up.

vendredi 16 septembre 2011

Romeo Must Die

Avec ce Roméo doit mourir, Andrzej Bartkowiak se lance dans une trilogie de films d'action qui fait la part belle aux seconds rôles afro-américains(les deux autres sont Exit Wounds et Cradle 2 the Grave).

ROMEO MUST DIE - Andrzej Bartkowiak (2000)



Au lendemain d'une bagarre dans un club afro-américain, Po Sing est retrouvé mort. La famille Sing se tourne vers le clan afro-américain d'Isaak O'Day (Delroy Lindo) avec qui ils sont en guerre pour controle du port d'Oakland. Han Sing (Jet Li)- s'évade de sa prison hong-kongaise pour venger son frère.
Arrivé à Oakland, il suit une piste qui l'amène à Trish O'Day (Aaliyah), la fille d'Isaak. Il tombe sous le charme de la jeune fille, ce qui complique son enquête...
Ce film marque l'entrée de Jet Li dans le circuit de production hollywoodien. Andrzej Bartkowiak réussit son coup puisque le public plébiscite le film (avec près de 100 millions de dollars au box-office).
Il faut dire que ça castagne sec dans ce gros film d'action, où les cascades les plus incroyables sont offertes à Jet Li (spécifiquement lorsqu'il a est enchaîné par les pieds au plafond et se libère tout de même de ses geôliers). Il faut cependant noter l'échec de l'effet "radiographie" lorsque Jet Li bastonne ses ennemis... La musique est signée Stanley Clarke, et la BOF fait la part belle à l'actice prinipale : Aaliyah (avec un duo avec Timbaland et un autre avec DMX). Le cocktail est donc parfait pour assurer le succès du film.

Il soulève l'épineuse question de la représentation des asiatiques dans le cinéma US : majoritaire dans le casting (dont Russell Wong, croisé dans New Jack City), ils sont représentés de façon unilatérale et stéréotypée (d'ailleurs le baiser entre Jet Li et Aaliyah disparaît du montage final). Par contre il faut bien avouer que les Afro-Américains sont utilisés dans un éventail varié, proposant différentes sortes de personnages.

D'abord avec la chanteuse Aaliyah (dont la carrière s'arrête brutalement dans un accident d'avion) ainsi qu'une petite bande qui reviendra dans les autres volets de la trilogie : Isaiah Washington, Anthony Anderson et le rappeur DMX. Delroy Lindo -qui interprète majestueusement le père de famille dans Crooklyn- joue là encore un chef de "famille" droit dans ses bottes. A noter aussi la présence de D.B. Woodside (le Président de 24Hr ou Melvin Franklin dans le téléfilm The Temptations) et William S. Taylor (Beverly Hills Cop III, Undercover Brother, Life,...).
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