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lundi 30 juillet 2012

Shaft - Cop Killer

Injustice est le 5ème épisode de la série Shaft...

SHAFT - Episode 5
COP KILLER - Lee Philips (1974)

Jerry Tyler (James A. Watson Jr.), un flic honnète, tombe dans un piège tendus par des collègues qui le sont moins. Tyler est suspendu et se tourne vers John Shaft (Richard Roundtree) pour l'aider. Shaft convainc Al Rossi (Eddie Barth) d'enquêter sur ces ripoux ; mais son ami lieutenant se fait tirer dessus en pleine rue et frôle la mort.Shaft en fait un affaire personnelle !
Il enquête et parvient à infiltrer l'organisation de Wally Doyle (George Maharis) en se faisant passer pour un parfait voleur de voitures...

C'est toujours longuet et le scénario se fait presque pompeux en faisant converger plusieurs segments sans grand intérêt. Pourtant, il faut noter un final plus excitant qu'à l'ordinaire avec une course poursuite voiture/engin de chantier assez cocasse.
Il y a toujours quelques blagues entre Roundtree et Eddie Barth, dont une plutôt culottée vu l'époque : "Shaft, je me demande si Abraham Lincoln n'a pas fait une errrest eur" (en l’occurrence l'abolition de l'esclavage, bien sûr).

On pouvait noter, dès le premier épisode The Enforcers que Shaft avait troquer son cuir contre un veston -parfois accompagné d'une cravate. Ici, le privé de Harlem renfile un blouson en cuir et des lunettes de soleil, mais cette dégaine s'apparente à un déguisement de gangster ; lorsqu'il est en civil Shaft arbore toujours son pull col roulé ou sa veste... Dommage que la garde robe originelle du héros (qui permettait de le rendre cool) soit maintenant utilisée comme apanage du hors-la-loi !

George Maharis, Darren McGavin et Richard Schaal viennent étoffer le casting de cet épisode. Ainsi que la la chanteuse Talya Ferro  (Let's Do It Again et Sparkle) et le grand acteur dramatique James A. Watson Jr. ; dans les années 70s et 80s, il fut malheureusement cantonné à des rôles subalternes à la télé (quant au grand écran, il joue dans Halls of Anger, The Organization ou encore Lady Cocoa), il est aujourd'hui professeur.

mardi 7 décembre 2010

D.C. Cab

Voilà une de ces comédies au casting fleuve que n'aurait pas réniée Michael Schultz...

D.C. CAB - Joel Schumacher (1983)


Avec le fol espoir de monter son affaire, le jeune Albert Hockenberry (Adam Baldwin) débarque à Washington avec l'espoir de se faire embaucher comme chauffeur de taxi par un ami de son défunt père : le débonnaire Harold.
Albert décroche rapidement son autorisation pour conduire, mais il se rend vite compte que les employés d'Harold (Mr. T, Otis Day, Gary Busey, les Barbarians Brothers...) n'aident pas à la santé de l'entreprise par leur manque de motivation et de solidarité...
Mais Albert est pris en otage ; c'est l'occasion pour ses collègues de se serrer les coudes et de travailler de concert...
Après les laveurs de voiture (puisqu'il faut se rappeler que Schumacher est aussi le scénariste de Car Wash), il s'intéresse à une autre profession : celle des chauffeurs de taxis. Et le film se présente vraiment comme une déclinaison appauvrie de Car Wash dans sa première partie (si ce n'est une équipe d'employés multi-ethnique).
Heureux passage tout de même : la scène d'ouverture, comme tirée d'un Dolemite, qui met en scène des clowns/zombies/chauffeurs. Agréablement étonnant !

Malgrès la prégnance de Mr. T sur l'affiche, il ne tient qu'un rôle parmi d'autres. C'est d'ailleurs le sort des Afro-Américains dans le film, pas plus mal servis que dans les autres production du style. On est par contre atterré par un racisme anti-asiatique hallucinant. Rajoutez à ça la démotivation des salariés cause des problèmes d'un patron des plus sympathiques et des répliques bien réacs, tel Mr. T répondant "Then go get a job in a bakery !" à une prostitué qui dit qu'elle a besoin d'argent (à noter donc le subtil jeu de mot sur "bread", utilisé comme "oseille"). Voilà bien qui donne une idée de l'idéologie de l'Amérique livrée au libéralisme des années Reagan.

On croise quelques seconds couteaux emblématique de cette période charnière entre les films soul et new-jack, tels que Jim Moody, Denise Gordy, J.W. Smith, Whitman Mayo (acteur essentiellement de séries TV qui débute dans The Black Klansman et joue un petit rôle dans Boyz N the Hood), ainsi que les cascadeurs Tony Brubaker et Eddie Smith.
Otis Day (qui participe là à son dernier film),
Coté withey ou latino, on peut citer Max Gail, Gary Busey (la gueule de méchant des 80s, en particulier dans L'arme fatale), Paul Rodriguez et les jumeaux David et Peter "Barbarian" Paul.
Grosse cerise sur le (petit) gateau : la resplendissante Irene Cara, vedette d'Aaron Loves Angela, Sparkle, et des séries TV Roots et Fame, apparaît dans son propre rôle.