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samedi 31 mars 2012

Norbit

Eddie Murphy n'avait pas tourné de comédie depuis The Haunted Mansion et Daddy Day Care ; le revoilà dans un film où il tient plusieurs rôles...

NORBIT - Brian Robbins (2007)



Norbit Albert Rice (Eddie Murphy) est recueilli, tout bébé, dans un orphelinat où il grandit tant bien que mal. Il s'y "marie" enfant avec la petite Kate, mais celle-ci quitte l'orphelinat. Adolescent chétif, il rencontre l'énormissime Rasputia qui le protège et l'invite dans sa famille, qui vit du racket organisé par son père (Terry Crews).
Adultes, Norbit et Rasputia (Eddie Murphy) se marient, surtout pour le pire. Jusqu'à ce que Kate (Thandie Newton) réapparaisse...
Encore une collaboration d'Eddie Murphy et le maquilleur de génie Rick Baker. Et c'est toujours là même rengaine à leurs propos : ils connaissent leur métier et y excellent, le premier en jouant trois rôles différents et le second en le grimant à merveille (d'ailleurs Rick baker, qui officiait déjà dans la blaxploitation avec perle bis The Thing with Two Heads, est de nouveau nominé aux Oscars pour son travail). Mais cela n'est définitivement pas suffisant pour faire un bon film ; et Norbit est TRES loin d'en être un.
Il est mal filmé, propose un scénario à la fois inepte et attendu, et les personnages principaux, spécifiquement ceux interprétés par Murphy, sont des caricatures outrancières, rappelant le coon et la mammy d'antan.

Cependant le film remporte un franc succès, et propose quelques personnages secondaires intéressant en particulier Eddie Griffin et Katt Williams qui incarnent deux ex-pimps caricaturaux à souhait. Charles Q. Murphy double son frère Eddie, et d'autres acteurs connus se côtoient : Terry Crews, Clifton Powell, Marlon Wayans, Lester Speight, Michael Colyar, Richard Gant et Cuba Gooding Jr. (qui, lui, joue comme un pied !).

lundi 7 mars 2011

Vampire in Brooklyn

Avec Un vampire à Brooklyn, Wes Craven -créateur de Freddy et réalisateur des Scream- et le comédien -qui porte ici la triple casquette d'acteur, scénariste et producteur- s'essayent à la comédie vampiresque black.

VAMPIRE IN BROOKLYN - Wes Craven (1995)


Un cargo échoue mystérieusement sur le port de Brooklyn, gardé par Julius et Silas (Kadeem Hardison & John Witherspoon) ; ce dernier découvre que tout l'équipage a été massacré. L'inspectrice Rita Veder (Angela Bassett) enquête sur cette mystérieuse affaire.
En fait, un vampire a débarqué avec le cargo : Maximillian (Eddie Murphy). Il est le dernier représentant d'une confrérie de vampires des Caraïbes, à la recherche de la fille d'un de ses congénères pour perpétuer la race.
Après avoir sauvé Julius de maffieux italos, Maximillian le transforme en zombi pour l'aider dans sa quête... dont l'objet n'est autre que Rita, inconsciente de son état latent de vampirisme.

Pour les histoires de vampires et de zombies afro-américains, il vaut mieux se reporter à Blacula (forcément cité dans ce film), Sugar Hill ou Abby. Pour les comédies de Murphy à Coming to America ou Boomerang. Wes Craven, lui, hésite trop entre les deux styles sans trouver vraiment son chemin, tout comme Murphy passe complètement à coté de son personnage de vampire (dommage, c'est le principal !), hésitant entre le comique et le grandiloquent.. Ce qui donne malheureusement un film raté : on n'a pas peur, on s'ennuie de la romance Bassett/Murphy et l'on ne rit que de temps à autre.
Toutefois, la représentation des Afro-Américains n'est pas catastrophique. Les personnages principaux sont tous noirs, gentiment caricaturaux sans être outrageants et les scènes de sexe relativement "hot" (surtout pour un réalisateur blanc).

Dans la tradition des grands acteurs comiques afro-américains, Murphy incarne plusieurs personnages : le vampire bien sûr, mais aussi un pasteur et une petit frappe italo-américaine.
Un petit mot sur la catastrophique VF : la voix de Murphy (Med Hondo) le bêtifie et celle de Bassett (Maïk Darah) est la même que celle de Whoopi Goldberg. Amer constat que de voir que le doublage français a perpétué des caricatures que le cinéma hollywoodien commençait à mettre de coté.

Angela Bassett est sublime -c'est toujours ça !- et les seconds rôles interprétés avec justesse par Kadeem Hardison (à mon goût le personnage le plus réussi en zombi crasseux), John Witherspoon, Zakes Mokae et Allen Payne.

mardi 8 février 2011

Boomerang

Grâce à la présence et au scénario d'Eddie Murphy, Reginald Hudlin décroche un budget de 40 millions de dollars qu'il utilise à merveille pour cette comédie romantique révolutionnaire pour l'époque (puisque des relations amoureuses d'Afro-américains).

BOOMERANG - Reginald Hudlin (1992)



Marcus Graham (Eddie Murphy) est responsable de la publicité dans une firme de cosmétique. C'est aussi un dragueur insatiable, doublé d'un machiste patenté qui discute de ses conquêtes avec ses collègues et amis (Martin Lawrence & David Alan Grier).
Mais sa vie sentimentale et professionnelle bascule lorsque débarque une nouvelle patronne, Jacqueline Broyer (Robin Givens). Ils couchent ensemble et Marcus semble tomber amoureux d'elle (d'autant qu'elle a des pieds parfaits). Mais c'est Jacqueline qui se joue de lui et profite d'un imper sur la campagne de pub de la top-model Strangé (Grace Jones) pour le mettre sur la touche.
Aidé par Angela (Halle Berry), Marcus tente de se venger...

Dès les premières minutes le personnage de Murphy et ses acolytes tranchent avec les précédents films. Effectivement, ils parlent le plus librement du monde de leurs sexualités et l'on assiste aux premières scènes d'amour d'Eddie après 10 ans de carrière. Rare sont les acteurs à se prévaloir d'une telle chasteté ! Mais pour avoir ce rôle de séducteur, il doit écrire lui même le scénario avec Reginald Hudlin (auréolé du succès de House Party).
La force du film réside dans la complexité de ses personnages principaux. En effet, une fois posée la virilité et le succès de Murphy, les rôles s'inversent et le bourreau des cœurs devient la victime de l'intriguante Robin Givens. D'ailleurs la volonté de ne pas tomber dans le manichéisme fait verser l'intrigue dans les bons sentiments et le romantisme à peu de frais ; seul petit hic de cette très agréable comédie.

Le casting dirigé par Aleta Chappelle est tout simplement énorme, mélangeant à l'envie les étoiles comme les seconds couteaux du cinéma afro-américain des 40 dernières années.
Il fait la part belle à des rôles subalternes représentatifs du cinéma soul comme le père fondateur Melvin Van Peebles, l'incomparable Leonard Jackson (Five on the Black Hand Side, Ganja & Hess, Car Wash, The Color Purple), l'ancienne sex-symbol Eartha Kitt (elle apparaît déjà dans Friday Foster), Bebe Drake, Alyce Webb (débutante dans le mythique Cotton Comes to Harlem), Grace Jones... par là, Hudlin et Murphy posent leur production dans les pas des anciens ; volonté réaffirmée avec force avec la participation du pèLienre spirituel du cinéma noir engagé : Melvin Van Peebles.

Est aussi représentée la jeune génération : Martin Lawrence et David Alan Grier (qui ont travaillé quasiment tout le film en impro avec Murphy), Robin Givens, Tisha Campbell, Chris Rock, John Canada Terrell (un des rôles principaux de She's Gotta Have It), John Witherspoon, Lela Rochon (qui sort tout juste d'une autre relation cinématographique avec Murphy dans Harlem Nights), Daryl Mitchell, Irv Dotten, Gene Allen et des caméos en vendeur à la sauvette des deux frères Hudlin, Reginald le réalisateur et Warrington le producteur.
Le DVD propose quelques scènes coupées dont celle ci-dessous, et bien sûr les commentaires de Hudlin. Et le film se regarde amplement une deuxième fois avec ceux-ci : le choix des acteurs, les secrets de tournage (et les retouches d'Eartha Kitt à ses répliques qu'elle juge des fois trop vulgaires), les fou-rires en plateau...


samedi 22 janvier 2011

Harlem Nights

Seule réalisation du comédien Eddie Murphy, Les nuits de Harlem réunit les deux stars comiques années 80 : le maître Richard Pryor et l'élève Eddie Murphy.

HARLEM NIGHTS - Eddie Murphy (1989)

"Sugar" Ray (Richard Pryor) est propriétaire d'un tripot illégal. Un soir, le petit Quick tue un homme qui tentait de le poignarder ; Ray adopte alors le jeune garçon.
20 ans plus tard le tripot est devenu un club huppé de Harlem (où l'on vend illégalement alcool et prostituées), duquel "Sugar" Ray et Quick (Eddie Murphy) tirent de substantiels bénéfices.
Mais Bugsy Calhoune (Michael Lerner), un parrain local, ne voit pas d'un bon oeil la prospérité de ces Afro-Américains. Il veut une part conséquente du gateau ou menace de faire fermer l'établissement. Pour mettre la pression sur Ray et ses comparses, Calhoune s'appuie sur le lieutenant Phil Cantone, un flic véreux.
"Sugar" Ray hésite à tout laisser tomber, mais aider des ses comparses -Quick, Bennie "Snake Eyes" Wilson
, la souteneuse Vera (Redd Foxx & Della Reese) et d'autres- il va mettre sur pied un plan pour retourner la situation...
Cette comédie policière a été éreintée par les critiques, tandis qu'Eddie Murphy s'est vu qualifié de pire réalisateur et pire scénariste de l'année.
Pourtant, il s'agit d'un sympathique divertissement, servi par une bonne BO d'Herbie Hancock. A mon sens, il s'agit d'un des meilleurs rôles d'Eddie Murphy, et incontestablement de son meilleur dans la décennie. On sent bien en tout cas que le comédien, en passant derrière la caméra, a voulu sortir du rôle qui lui collait à la peau. Il campe un personnage plutôt flegmatique, classe, réfléchi et déterminé. C'est même, me semble-t'il, la première relation sexuelle de Murphy à l'écran. Par ailleurs, il évolue dans un univers et avec des personnages afro-américains, alors que les Blancs s'avèrent presque tous être des salauds. des ingrédients plus proche des films blax' que de ses comédies des années 80.
A l'instar Sideny Poitier, ce film tend à prouver que pour sortir des stéréotypes, les acteurs noirs sont les mieux placés pour s'en extraire en réalisant ou scénarisant eux-mêmes. Dommage qu'Eddie n'ait pas persévéré, apparemment atteint par les critiques.

Le casting -dégotté par Robi Reed- réunit pas mal de têtes connues, premiers ou seconds couteaux.
Un mot d'abord sur Richard Pryor à qui Murphy offre le rôle de père adoptif. Tout un symbole ! D'autant plus que Murphy comme Pryor restent sobres et ne surjouent pas, même lors des scènes comiques, et cassent donc ce qui fît leur succès respectif, le noir jovial au bagou incessant. Se côtoient aussi plusieurs génération d'acteurs afro-américains : Redd Foxx (le héros de la série Sanford And Son), le légendaire danseur de claquettes Howard "Sandman" Sims, Stan Shaw, Ji-Tu Cumbuka, Don Blakely, la survoltée Della Reese ou encore Rudy Challenger pour les plus anciens ; Bobby McGee, Lela Rochon (une des quatre héroïne de Waiting To Exhale), Steve White, Charles Q. Murphy (le frère d'Eddie), Reynaldo Rey, Kathleen Bradley, Jasmine Guy ou encore Nona Gaye (la fille de Marvin Gaye, qui débute ici au cinéma, et que l'on retrouvera dans les séquelles de Matrix et dans Ali).
Du coté du casting blanc, là aussi, il faut noter les réussites :Danny Aiello (Sal le pizzaïolo de Do the Right Thing) génial en petit flic de quartier cynique et envieux, ainsi que son fils Rick (le flic récurrent des films de Spike Lee), Eugene Robert Glazer (qui joue dans Hollywood Shuffle et I'm Gonna Git You Sucka) et Michael Lerner.

samedi 15 janvier 2011

Coming to America

Après le succès de son spectacle Eddie Murphy Raw et son incursion en tant que scénariste dans Beverly Hills Cop II, Eddie Murphy écrit ce scénario original et arrive à mener à bien son projet, réalisé par John Landis. La renommée d'Un prince à New-York sera mondiale.

COMING TO AMERICA - John Landis (1988)



Le Prince Akeem (Eddie Murphy) s'ennuie ferme dans son royaume de Zamunda. En plus, pour ses 21 ans, ses royaux parents (James Earl Jones & Madge Sinclair) ont prévu de lui faire épouser un fille qu'il n'a jamais vu. Avec son serviteur et ami Semmi (Arsenio Hall), ils décident de quitter le royaume et d'aller aux Etats-Unis, dans le Queens à New-York ; le Prince veut trouver une femme qui l'aime pour ce qu'il est, pas pour ce qu'il possède.
Ils prennent un appart glauque dans le Queens, et découvrent peu à peu l'Amérique. Rakeem un jour aperçoit la jolie Lisa, il en tombe amoureux. Pour l'approcher, Akeem et Semmi travaillent dans le fast-food de son père, Cleo McDowell (John Amos). Mais ils ne sont que de simples employés, et Lisa est fiancé avec le beau et prétentieux Daryll (Eriq La Salle)...
La notoriété de Murphy lui permet de postuler au scénario de ses films. Et l'on note une différence de taille puisque l'intrigue se situe dorénavant dans la communauté afro-américaine.
Rappellant l'influence de Pryor, Eddie Murphy et Arsenio Hall jouent plusieurs personnages secondaires (et comme Richard Pryor, dans Which Way Is Up ?, ils incarnent des vieux ou des pasteurs). La plus intéressante de ces incarnations étant un vieux Juif traînant au barbershop. A son père spirituel Pryor, Eddie Murphy emprunte aussi le nom de "Zamunda".

Réalisé par le très bon John Landis (à qui l'on doit des blockbusters tels The Blues Brothers, An American Werewolf in London, Trading Places, le mauvais Flic de Beverly Hills 3, et bien sûr les clips Thriller et Black or White du King of Pop, Michael Jackson), le film reste ambiguë. D'un coté, il s'inscrit dans une lignée d'un certain cinéma afro-américain, par des clins d'oeil appuyés et des marqueurs culturels forts, un casting plutôt impressionnant. Pourtant, il y a une persistance des traits particuliers aux stéréotypes hollywoodiens comme l'invisibilité des relations sexuelles et une représentation de l'Afrique et des Africains directement issue des pires fantasmes américains et plus généralement colonialistes.

Coté casting secondaire, on a droit à Eriq La Salle (Benton dans Urgences) qui interprète un savoureux jeune premier arrogant, une brève apparition de Cuba Gooding Jr. (pour son premier rôle sur grand écran), Paula Brown, Tanya Lynne Lee. Dans ces années-là, il n'y a quasiment pas de casting afro-américain sans Samuel L. Jackson, ce film ne fait donc pas exception.
L'on retrouve ensuite des stars de la vaque "soul cinema" : James Earl Jones, Madge Sinclair, John Amos (qui, dans la série Roots, incarna Kunta Kinte, surnom dont les vieux du barbershop affublent affectueusement le prince Akeem), et un -trop- court passage avec Calvin Lockhart.
Coté technique, ont aussi fait leurs classes dans les productions soul des années 70 : le montage est assuré par George Folsey Jr. (qui -comme pour Un fauteuil pour deux- produit le film), les coiffures par Robert L. Stevenson et le maquillage par Rick Baker (que l'on avait vu en gorille dans The Thing With Two Heads) qui permet de véritables transformations des deux comédiens principaux.
Martin Lawrence plancherait sur un remake, Return To Africa, dont le personnage central, un ouvrier du Queens, apprend qu'il est l'héritier d'un royaume africain...

mercredi 12 janvier 2011

Eddie Murphy Raw

La star hollywoodienne et le réalisateur indépendant auteur de la comédie satyrique Hollywood Shuffle, respectivement Eddie Murphy et Robert Towsend collaborent pour ce film qui connut un succès important aux Etats-Unis.

EDDIE MURPHY RAW - Robert Towsend (1987)

Le film débute par une partie fictionnelle dans la famille Murphy où chaque enfant fait montre d'un talent particulier : chanson, danse... Le jeune Eddie, lui, se distingue par une blague animalière scato devant les yeux horrifiés des plus anciens !
Puis débute la phase plus classique du stand-up.
Eddie Murphy commence son show par les réactions de personnalités à son précédents spectacles, Delirious. Puis il enchaîne sur les femmes, le mariage et le divorce pour finir par un savoureux passage sur le film Rocky et les Italo-Américains.
Vu de ce coté de l'Atlantique, on n'a pas à l'esprit que la plupart des grands acteurs comiques afro-américains ont débuté sur les planches et que le cinéma ne fut qu'une nouvelle marche vers la renommée (et par forcément pour le meilleur) : Moms Mabley, Rudy Ray Moore, Richard Pryor... Un phénomène que l'on peut voir arriver en France depuis quelques années, au même moment où explose le stand-up à la française.
Murphy offre donc plus d'une heure de monologue, rebondissant autour de thèmes personnels sans vraiment de pause. Et l'on se rend compte une fois encore des talents de comédiens de celui-ci, que l'on sent poindre dans 48 Hours, Trading Places et Beverly Hills Cop, et auquel il donne libre court sur scène.
Les imitations, tour à tour, de Michael Jackson, Mister T. et Richard Pryor sont réussies et tout particulièrement celle de Bill Cosby qu'il réalise avec un incroyable talent.
Petite note négative cependant : son passage sur les femmes libérées et le divorce est pour le moins limite et macho... En tout cas, celà tranche avec les personnages asexués qu'il campe jusqu'alors dans les films dont il est à l'affiche et l'on voit que, libre des contraintes des studios, Murphy joue un tout autre personnage.

Keenen Ivory Wayans co-produit le film et co-signe le sketch introductif où l'on reconnaît plusieurs acteurs : Samuel L. Jackson, Billie Allen (actrice et danseuse que l'on peut croiser dans Black Like Me ou The Wiz), la toute jeune Tatyana Ali (la future Ashley Banks dans Le Prince de Bel-Air) qui fait sa première apparition sur les écrans, l'ancêtre Leonard Jackson (second couteau dans Ganja & Hess, The Baron, Car Wash et Boomerang et tête d'affiche de Five on the Black Hand Side, Super Spook et A Rage in Harlem), Clebert Ford, Birdie M. Hale, Kim et Damien Dante Wayans...
Toutes les "familles" du cinéma afro-américain sont ici réunies, puis que coté technique on retrouve le chef op et le directeur artistique de Spike Lee : Ernest Dickerson et Wynn Thomas. Uncle Ray Murphy quant à lui est crédité comme responsable de la sécurité.

dimanche 9 janvier 2011

Beverly Hills Cop 2

Fort du succès du premier opus, les producteurs remettent le couvert. A la différence que là, Murphy s'essaie à la co-écriture du scénario...

BEVERLY HILLS COP 2 - Tony Scott (1987)


Alors qu'un gang -menée par la beauté froide Karla Fry (Brigitte Nielsen)- écume les bijouteries de Beverly Hills, le commissaire Bogomil se fait tirer dessus. Son ami, l'inspecteur Axel Foley (Eddie Murphy) de Detroit, toujours aux marges de légalité, revient donc à Beverly Hills pour tirer les choses au clair.
Il est aidé dans ses recherches par les inspecteurs Rosewood et Taggart (Judge Reinhold & John Ashton), rétrogradés à la circulation. Champ de courses, maisons cossues, stand de tir, bureau d'affaires ou manoir Playboy, Foley écume la ville pour remonter la piste du gang et le défaire.
Tony Scott -tout auréolé du succès de Top Gun- réalise cette séquelle du désormais célèbre Axel Foley ; séquelle qui, à mon humble avis, reste le meilleur épisode à ce jour (puisqu'un quatrième opus serait en préparation). L'action y est plus présente et bien menée, les personnages secondaires plus fouillés (en particulier Rosewood et Taggart) et les méchants -en particulier Brigitte Nielsen- sont assez savoureux. Enfin, loin de s'essouffler les facéties de Murphy font rire et prouvent une fois encore ses talents d'interprétation, d'adaptation et d'improvisation ; la participation de Murphy au scénario n'y est probablement pas étrangère.
En gardant à l'esprit les critiques formulées ici qui sont toujours d'actualité dans ce volume. A ceci prêt que le personnage d'Eddie Murphy n'est plus totalement désexué ; les blagues et allusions viriles sont plus présentes, mais la vie amoureuse du héros reste pourtant invisible... improbable chasteté.

Hugh Hefner, le patron de Playboy se prête à la comédie, et offre son manoir et ses playmates.
Le casting "black" s'étoffe à peine : toujours Gilbert R. Hill, Tommy "Tiny" Lister, et pour les premières fois, c'est au tour de Chris Rock de faire ses premiers pas. Murphy s'entoure de sa petite famille avec un petit rôle pour son oncle, tandis que son cousin Ray Murphy Jr. débute dans la production ; il s'attache aussi les services d'un costumier particulier : Fetteroff F. Colen (qui le suit encore aujourd'hui).