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mercredi 20 mars 2013

Ice Station Zebra

Dans Destination: Zebra, station polaire, Jim Brown incarne à nouveau un militaire, mais cette fois gradé...

ICE STATION ZEBRA - John Sturges (1968)

Commandant d'un sous-marin atomique US basé en Ecosse, James Ferraday (Rock Hudson) doit rallier l'Arctique, sur ordre des services secrets. Sa mission : porter secours à la base polaire britannique nommée Zebra. Mais les hommes qui sont chargés de faire équipe avec lui n'ont rien de sauveteurs. D'abord, il y a un agent des services secrets, le taciturne David Jones (Patrick McGoohan), ainsi qu'un officier renommé et un traître soviétique, Leslie Anders et Boris Vasselov (Jim Brown & Ernest Borgnine).
En fait, ils doivent récupérer des films importants pris par un satellite russe. Mais des sabotages à répétition ralentissent l’excursion...
Basé sur un roman de l'auteur à succès Alistair MacLean, Ice Station Zebra est un excellent film. La réalisation est maîtrisée, le montage parfait et les scènes d'action rares mais réussies. Les manœuvres du submersible sont saisissantes pour l'époque et impose cette production comme fondatrice d'un sous-genre en vogue dans les 90s : le film de sous-marin.
La musique est composée par le français Michel Legrand ; celui-ci travaillera à deux autres projets plus ou moins blax : Brian's Song et Lady Sings the Blues.

Jim Brown n'apparaît qu'à partir d'une demi-heure, puis on le voit assez peu, malgré quelques moments de bravoure, et il meurt prématurément, inaugurant ainsi les rôles du "noir-qui-meurt-en-premier". Cependant, il faut quand même noter qu'il se voit pour la première fois confier un personnage d'officier (et en l’occurrence, il commande uniquement à des Blancs).

La distribution est impressionnante avec des stars comme Rock Hudson et Patrick McGoohan, vraiment parfait en agent secret arrogant ou encore Ernest Borgnine (complice de Jim Brown sur  The Dirty Dozen et The Split, il incarnera aussi Angelo Dundee The Greatest). Il y a aussi John Orchard (The Split, Cleopatra Jones, That Man Bolt), Don Newsome (Coffy, Cornbread, Earl and Me, Means Johnny Barrows) ou encore Buddy Garion qui retrouve Jim Brown sur Slaughter.

dimanche 28 novembre 2010

Stir Crazy

Après un western qui n'a rien à envier aux grands titres du genre, puis trois comédies survoltées avec Bill Cosby et d'autres comédiens remarquables, Poitier sacrifie -avec ce Faut s'faire la malle- à ce qui va s'imposer comme les mauvaises recettes des années 80 : les duos inter-raciaux comiques !

STIR CRAZY - Sidney Poitier (1980)

 
Harry Monroe (Richard Pryor) et Skip Donahue (Gene Wilder) sont deux amis renvoyés le même jour de leur travail : Harry était maître d'hôtel chez des blancs huppés, mais la cuisinière a remplacé l'origan par son herbe, tandis que Skip était détective dans un grand magasin.
Ils décident de quitter New-York pour tenter leur chance loin de la ville, en Californie. En route, ils trouvent un boulot consistant à se déguiser en Woody Woodpecker pour faire la promotion d'une banque.
Un jour, pendant leur pause, des gangsters revêtent leur costume voyant et braquent la banque. Evidemment, nos deux compères se font arrêter à tord, et ils écopent de 125 ans de prison.
Ils essayent d'abord de simuler la folie pour échapper à l'enfermement, puis s'intègrent peu à peu auprès de leur co-détenus. Mais le directeur de la prison nourrit des ambitions pour Skip ; il veut le présenter à un rodéo...
Cette comédie fut un grand succès commercial (le 3ème de l'année 80)
Pas très marrant, longuet, ce film ne brille pas.
Les facéties de Pryor sont ici sans saveur (et finalement assez rares), sans parler de celles de Gene Wilder qui sont franchement insupportables. Et l'on regrette l'harmonie et la complémentarité du duo Poitier/Cosby... Pourtant les deux acteurs reprendront du service en 1989 avec See No Evil, Hear No Evil.
Ce film ouvre le chemin des comédies légères produites pour un large public (entendez un public blanc), et où toute caractéristique culturelle est soit niée soit caricaturée. Heureusement, c'est la première option qu'a choisit Poitier. Mais l'on peut tout de même regretter que l'emblématique Sidney Poitier soit tomber dans le piège de ce genre de comédies formatées.

On reconnaît quelques visages familiers tels que Ester Sutherland, Georg Stanford Brown (qui incarne un homosexuel caricatural), Tony Burton, Henri Kingi, Ajaye Franklyn, Doug Johnson, Charles Weldon... ou encore l'ancien catcheur Erland van Lidth (aperçu en méchant vicieux dans The Running Man).