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vendredi 16 mars 2012

Who Made The Potatoe Salad ?

Comédie indépendante mettant en vedette Jaleel "Urkle" White...

WHO MADE THE POTATOE SALAD ?
Damon "Coke" Daniels (2006)




Michael (Jaleel White) est un flic ordinaire, légèrement malchanceux. Sa copine le présente enfin à ses parents. Son père (Clifton Powell) est un ancien Black Panther qui haie les porcs et son frère June Bug (DeRay Davis) un gangsta à la petite semaine. L'escapade familiale est longue pour Michael...
Petit film indépendant qui allie intrigue minime, réalisation ultra-cheap et pléthore de seconds rôles attrayant. Ces caractéristiques donnent parfois lieu à de petites perles bis ; là le résultat est catastrophique, et l'on ne s'étonnera pas que ce film n'ait eu qu'un auditoire limité et soit tombé dans l'oubli !
Aux commandes : Damon "Coke" Daniels, le producteur et scénariste de My Baby's Daddy et Gangsta Rap: The Glockumentary. Dire qu'il écrit et réalise est clairement au-dessus de la réalité ; son amateurisme est affligeant et conduit à une comédie peu drôle, fonctionnant sur le ressort trop rouillé du petit ami présenté à ses beau-parents qui lui sont en tout opposés. Le potentiel comique de l'opposition père militant/gendre flic est désamorcé dès les premières minutes, et le tout est tellement affreusement caricatural.

Tout le monde a croisé Jaleel White, comme la voix de Sonic le hérisson de Sega et surtout comme le binoclard de La vie de famille : Urkle. Mais le voilà pour son unique premier rôle d'adulte, et il faut bien avouer que malgré son omniprésence à l'écran, il joue comme une moule !
Bien maigre consolation, Damon "Coke" débauche quelques seconds rôles réucrrents dans les années 90 : Bebe Drake, Michael Colyar et Reynaldo Rey. Eddie Griffin, Tommy "Tiny" Lister l'acteur blanc Gary Owen (Daddy Day Care, Rebound, Little Man ou encore la série de Tyler Perry : House of Payne) font un caméo, tandis que Clifton Powell aurait pu faire honneur à son rôle s'il avait été bien écrit.

jeudi 15 mars 2012

Little Man

Keenen Ivory dirige un fois encore ses frères Marlon et Shawn dans une comédie assez moyenne...

LITLLE MAN - Keenen Ivory Wayans (2006)

Calvin "Baby Face" Sims (Marlon Wayans) est un gangster tout ce qu'il y a de plus normal, à ceci prêt qu'il mesure moins d'un mètre.
Vanessa et Darryl (Kerry Washington & Shawn Wayans) sont un couple en plein doute, Darryl rêve d'un enfant alors que Vanessa donne la priorité à sa carrière.
Dès sa sortie de prison, Calvin et son pote Percy (Tracy Morgan) monte un casse dans une bijouterie et vole un énorme diamant. Avec la police aux trousses, les deux bandits se réfugient dans une épicerie, Calvin glisse le diamant dans le sac d'une passante qui s'avère être Vanessa. Pour le récupérer, il se fait passer pour un bébé abandonné sur leur pallier...
Ce film a trop été éreinté par la critique pour être complètement mauvais... Par ailleurs, il existe un public pour ce genre de film, et quand on est prêt à déposer son cerveau en insérant le DVD, on peut passer un bon moment devant les gags non-stops. Bien sûr, il y a du "caca-prout" et des allusions sexuelles bien lourdingues.
L'on n'est pas face à du grand cinéma, et finalement ce n'est pas ce qu'on demande à un film d'un Wayans.

Comme d'habitude, le casting regorge de seconds couteaux consacrés, de John Witherspoon à Kerry Washington, en passant par Tracy Morgan et David Alan Grier.
Du coté des acteurs blancs aussi, on retrouve la bande Wayans : Dave Sheridan et Kelly Coffield Park (les séries TV In Living Color et My Wife and Kids, Scary Movie, College Road Trip), Brittany Daniels (White Chicks) et Lochlyn Munro (Scary Movie, White Chicks, Daddy Day Camp et Dance Flick).

vendredi 2 mars 2012

Rebound

Sorti en France sous le titre Basket Academy, Martin Lawrence s'y essaye à la comédie enfantine...

REBOUND - Steve Carr (2005)

Roy McCormick (Martin Lawrence) est un des coachs de basketball universitaire les plus réputés ; mais son comportement sur la touche est par trop intempestif et il est mis à pied jusqu'à ce qu'il fasse preuve de plus de tenue.
Il accpete la seule offre qui lui est faite : entraîner une équipe de bras cassés dans un lycée sans prestige. La tâche est ardue, mais Roy met tous ses talents pour faire progresser son équipe, dont le plus prometteur Keith (Oren Williams) a comme avantage d'avoir une jolie maman (Wendy Raquel Robinson).
Spécialisé dans la comédie "black" familiale (Next Friday, Dr. Dolittle 2, Daddy Day Care ou encore Are We Done Yet ?), Steve Carr réalise un film très ordinaire, au happy end moraliste barbant. Son directeur de la photo, Glen MacPherson, est aussi un habitué des casting afro-américain : Romeo Must Die, Exit Wounds, All About the Benjamins, Friday After Next, et My Baby's Daddy.
Comme souvent, les films avec des enfants sont plats, stéréotypés et calqués sur le même modèle ; encore plus lorsqu'un adulte égoïste devient "meilleur" à leur contact ! C'est bien sûr le cas de ce Rebound. Paradoxalement le personnage de Martin Lawrence est bien moins exubérant -et énervant- que dans ses récentes apparitions (comme Black Knight ou Big Momma's House 2).

On retrouve quelques acteurs de second plan comme Wendy Raquel Robinson (A Thin Line Between Love and Hate, Two Can Play That Game, Miss Détective, The Steve Harvey Show, 35 And Ticking), Oren Williams (aperçu dans The Players Club, Kingdom Come, ou dernièrement un rôle récurrent dans Cold Case), Gus Hoffman (Welcome Home, Roscoe Jenkins) et Horatio Sanz (The Boat Trip, The Man). Plus étonnante est la présence du spécialiste des rôles de mac clinquant : Katt Williams (Friday After Next, Norbit, First Sunday) qui prête sa voix au "Pimp-Named-Slickback" dans The Boondocks.

jeudi 12 janvier 2012

Daddy Day Care

Avec École paternelle, Eddie Murphy confirme sa réorientation de carrière vers des films familiaux (il joue la même année dans une production Disney : The Haunted Mansion)...

DADDY DAY CARE - Steve Carr (2003)


Charlie Hinton (Eddie Murphy) est un cadre à l'emploi du temps surchargé qui trouve peu de temps pour sa femme Kim (Regina King) et son fils, qu'ils inscrivent dans une école privée hors-de-prix... Mais Charlie est licencié, tandis que Kim retrouve un poste d'avocate ; il reste donc à la maison pour s'occuper de son fils.
Avec son pote Phil (Jeff Garlin) lui aussi licencié, Charlie a l'idée de devenir monter leur propre crèche ; le succès est au rendez-vous, les enfants affluent et Charlie et Phil s'adjoignent les services de Marvin (Steve Zahn), un autre collègue fan de Star Trek...
La reponsable de l'école privée (Anjelica Huston), soucieuse de la concurrence, les dénonce à la protection de l'enfance...
Malgré une composition sobre d'Eddie Murphy (on aurait pu s'attendre à pire avec ce genre de comédie), ce film est sans intérêt : scénario prévisible, réalisation plate, bons sentiments à tous les étages, gags enfantins... Il rapporte pourtant plus de 164 millions de dollars (pour un budget déjà élevé de 60 millions) et incitera les producteurs à sortir une séquelle : Daddy Day Camp avec Cuba Gooding Jr. , qui ferait passer l'original pour un chef d’œuvre !
Même critique que pour Bustin Loose ou Major Payne en ce qui concerne les enfants, qui jouent comme des pieds et sont insupportables ! Mais on évite le remake "black" d'Un flic à la maternelle... En plus, il y a dix ans, un tel film mettant en scène un trio multiraLiencial aurait à coup sur vu le Noir interprété le
comique de la troupe ; alors qu'ici il est de loin le plus ordinaire des personnages.

La famille Hinton compose les seuls Afro-Américains du film, avec Eddie Murphy, Regina King (Boyz N' the Hood, Poetic Justice, Friday, A Thin Line Between Love and Hate, Down to Earth, Ray, This Christmas...) et Damani Roberts (Welcome Home, Roscoe Jenkins). Au niveau du casting blanc, Jeff Garlin et Steve Zahn (qui joue avec Martin Lawrence dans National Security), les deux compères d'Eddie sont amusants et on apprécie Anjelica "Morticia Addams" Huston en directrice pince-sec.