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dimanche 11 mars 2012

Big Momma's House 2

Outre Phat Girlz, une autre grosse héroïne fait son trou en 2006. Déjà connue du grand public à travers le monde, Big Mama revient pour une séquelle bien pauvre...

BIG MOMMA'S HOUSE 2 - John Whitesell (2006)

Malcolm Turner (Martin Lawrence) est toujours agent du FBI, mais il travaille dans les bureaux. Sherry (Nia Long) est enceinte d'une petite fille et ils aspirent à plus de tranquillité.
Alors qu'un des ses collègues est assassiné en mission, Malcolm demande à revenir sur le terrain, mais il est mis sur la touche.
Il ressort alors les affaires de Big Momma, et arrive à se faire embaucher comme nounou pour les enfants du principal suspect, Tom Fuller (Mark Moses), soupçonné de concocter un virus informatique...
Si le premier volet incitait à une certaine indulgence, cette séquelle est quant à elle totalement inutile, malgré des résultats financiers mirobolants (près de 140 millions de recettes) ; John Whitesell récidivera avec Big Mommas : Like Father, Like Son. Les blagues sont attendues, l'esprit général beaucoup plus lourd et les personnages secondaires bien peu intéressants...
L'importation du scénario d'un quartier noir de Géorgie à une fastueuse maison de riches californiens fait passer Big Momma d'une opulente grand-mère sympathique à la vieille nounou caricaturale d'antan façon Hattie MacDaniel.
Le casting s'en ressent et devient presque totalement blanc, et l'on regrette d'autant plus l'absence de Paul Giamatti. Du casting original, seuls subsistent Nia Long, Jascha Washington et Ramsey Luke, visibles de façon très sporadique. A noter aussi la présence de vieux acteurs, l'un afro-américain : Roland "Bob" Harris (Hitman, Black Girl, The Slams, I Escaped From Devil's Island, Truck Turner), et l'autre blanc : Stocker Fontelieu, déjà évoqué ici puisqu'il joue dans quelques titres chroniqués sur ce blog comme le James Bond blax' Live and Let Die, Mandingo, The Toy...

vendredi 2 mars 2012

Rebound

Sorti en France sous le titre Basket Academy, Martin Lawrence s'y essaye à la comédie enfantine...

REBOUND - Steve Carr (2005)

Roy McCormick (Martin Lawrence) est un des coachs de basketball universitaire les plus réputés ; mais son comportement sur la touche est par trop intempestif et il est mis à pied jusqu'à ce qu'il fasse preuve de plus de tenue.
Il accpete la seule offre qui lui est faite : entraîner une équipe de bras cassés dans un lycée sans prestige. La tâche est ardue, mais Roy met tous ses talents pour faire progresser son équipe, dont le plus prometteur Keith (Oren Williams) a comme avantage d'avoir une jolie maman (Wendy Raquel Robinson).
Spécialisé dans la comédie "black" familiale (Next Friday, Dr. Dolittle 2, Daddy Day Care ou encore Are We Done Yet ?), Steve Carr réalise un film très ordinaire, au happy end moraliste barbant. Son directeur de la photo, Glen MacPherson, est aussi un habitué des casting afro-américain : Romeo Must Die, Exit Wounds, All About the Benjamins, Friday After Next, et My Baby's Daddy.
Comme souvent, les films avec des enfants sont plats, stéréotypés et calqués sur le même modèle ; encore plus lorsqu'un adulte égoïste devient "meilleur" à leur contact ! C'est bien sûr le cas de ce Rebound. Paradoxalement le personnage de Martin Lawrence est bien moins exubérant -et énervant- que dans ses récentes apparitions (comme Black Knight ou Big Momma's House 2).

On retrouve quelques acteurs de second plan comme Wendy Raquel Robinson (A Thin Line Between Love and Hate, Two Can Play That Game, Miss Détective, The Steve Harvey Show, 35 And Ticking), Oren Williams (aperçu dans The Players Club, Kingdom Come, ou dernièrement un rôle récurrent dans Cold Case), Gus Hoffman (Welcome Home, Roscoe Jenkins) et Horatio Sanz (The Boat Trip, The Man). Plus étonnante est la présence du spécialiste des rôles de mac clinquant : Katt Williams (Friday After Next, Norbit, First Sunday) qui prête sa voix au "Pimp-Named-Slickback" dans The Boondocks.

mardi 31 janvier 2012

Fat Albert

La même année que Starsky & Hutch, une autre série culte a droit à son adaptation cinéma et modernisée : T'as le bonjour d'Albert.

FAT ALBERT - Joel Zwick (2004)

Doris (Kyla Pratt) est une adolescente renfermée sur elle-même qui manque d'amis et dont les parents sont trop souvent absents.
Alors qu'elle regarde un épisode de Fat Albert and the Cosby Kids en sanglotant, une larme tombe sur la télécommande, provoquant un étrange phénomène : Fat Albert entend ses pleurs et la larme entre dans le cartoon. Il décide d'aller aider la jeune fille en traversant l'écran ; le reste de la bande suit, et les voilà en chair et en os dans le monde réel.
Fat Albert (Kenan Thompson) et ses copains se donnent pour mission de trouver des amis à Doris. Ils découvrent en même temps les années 2000, le hip-hop, la technologie, les nouvelles moeurs... et Fat Albert tombe amoureux de la jolie Lauri (Dania Ramirez)...
L'idée de base est plutôt bonne et la transposition des personnages animés en ados de chair et de sang s'avère, au moins au début, une agréable surprise. Mais le film ne décolle pas vraiment, et
se cantonne à une comédie de teenagers trop classique. Ce n'est n'est pas mauvais, et même parfois drôle, mais il y a quand même comme un goût d'inachevé.

Pourtant Fat Albert était calibré pour être un gros succès auprès du public, jeune en particulier. L'équipe technique réunissait des professionnels reconnus comme Robert Gibbs qui signe la BO (il compose d'ailleurs pas mal de gros succès du début des années 2000 (tels que Dr. Dolittle, Big Momma's House, I Spy, Like Mike, My Baby's Daddy, Barbershop 2: Back in Business, The Honeymooners), la costumière Francine Jamison-Tanchuck (La couleur pourpre, Glory, White Men Can't Jump, Boomerang, Sister Act 2, A Low Down Dirty Shame, Big momma's House, Kingdom Come...), les cascadeurs Henry Kingi Jr. et Kelsee King-Devoreauxn et une grosse équipe de spécialistes de l'animation. Bill Cosby apparaissait dans le film et donnait ainsi sa caution à cette adaptation. Les producteurs n'ont donc pas lésiner sur les moyens, mais au final le film est techniquement -plutôt- réussi, mais sans âme.
Les acteurs sont des débutants sans grande envergure : Kenan Thompson (Barbershop 2, Snakes on a Plane et fréquemment présent dans le Saturday Night Live), Jermaine Williams (Bulworth, The Great Debaters,...), Dania Ramirez (25th Hour, She Hate Me,...), Alphonso McAuley (Glory Road, Pride) et Keith Robinson (Dreamgirls, This Christmas,...). Excepté Earl Billings, rescapé de la blaxploitation avec : JD's Revenge, Roots 2 et Bustin' Loose.

samedi 17 juillet 2010

Soul Men

Avant un mois de vacances pour le blog, je finis cette saison par le dernier film du regretté Isaac Hayes...

SOUL MEN - Malcolm D. Lee (2008)

Les années 70 : un trio de chanteurs soul -The Real Deal- explose au box-office. Mais Marcus Hooks en devient vite le leader jusqu'à faire une carrière solo tandis que les deux autres memebres tombent dans l'anonymat.
20 ans plus tard, Floyd Henderson (Bernie Mac) apprend le décès de l'ancien leader du groupe.
Flairant le bon coup financier d'un retour sur le devant de la scène, il essaie de remonter le groupe.
Louis Hinds (Samuel L. Jackson), repris de justice, est devenu garagiste. Il accepte la réunification du groupe à contre-coeur.
Les deux compères traversent le pays de la côte ouest à New York, pour un concert au mythique théâtre Appollo. Le voyage est long et les vieilles rancœurs ressurgissent. On apprend vite la cause de leur animosité : il y a 20 ans, Floyd a couché avec Odetta, la femme de Louis. Outre l'ambiance explosive, Floyd et Louis doivent se remettre sérieusement au travail pour revenir au niveau.
Pensant retrouver Odetta, ils découvrent Cleo (qui pourrait être la fille de Floyd) et l'entraînent dans l'aventure comme nouvelle chanteuse de The Real Deal...
Ereinté par la critique et avec moins de 13 millions de dollars de recettes, le film est un flop. Plutôt lourdingue et graveleux, avec un scénario d'une banalité déconcertante, le film ne tient finalement que par son casting (encore faut-il aimer les facéties de Bernie Mac) et la présence de guests comme Isaac Hayes ou Millie Jackson.
Le film est surtout vendu comme le dernier de Bernie Mac et Isaac Hayes, qui meurent à un jour d'intervalle en août 2008, quelques mois avant la sortie. Il est remonté pour l'occasion, selon Malcolm D. Lee (mais l'on ne voit le "Black Moses" que quelques instants).
Par moment, un style très blax' avec des traveling sur des façades, motels et autres cinémas aux enseignes lumineuses, ou encore le design et la façon de filmer les voitures. La B.O.F. tient le rythme ; c'est le moins que l'on puisse attendre de Stanley Clarke, le compositeur afro-américain, habitué des productions blacks (Boyz N the Hood, Poetic Justice, Panther, Undercover Brother,...)

Film très décevant donc, surtout de la part de Malcolm D. Lee, qui nous avait habitué à bien mieux -même dans l'humour un peu gras- avec l'hilarant Undercover Brother et même Welcome Home, Roscoe Jenkins.