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mercredi 4 avril 2012

Are We Done Yet ?

Décidément, entre Daddy Day Camp et ce On arrête quand ?, les séquelles sont autant à la mode qu'elles sont ratées !

ARE WE DONE YET ? - Steve Carr (2007)



En quelques années les choses ont bien changés pour Nick et Suzanne (Ice Cube & Nia Long) : ils sont maintenant mariés, Suzanne est enceinte de jumeaux, Nick a lâché son magasin pour devenir journaliste sportif et les enfants Lindsey et Kevin (Aleisha Allen & Philip Bolden) ont accepté le mari de leur maman.
Tout naturellement, la petite famille achète une maison cossue que leur vend Chuck Mitchell (John C. McGinley) un agent immobilier. Mais la maison compte de nombreux vices cachés et Chuck Mitchell s'avère aussi être inspecteur du service d’homologation, entrepreneur en bâtiment, pêcheur, ancien des Lakers et sage-femme...
Devant le succès d'Are We There Yet ?, Ice Cube produit produit cette séquelle, via sa boîte Cube Vision, et s'offre les services de Steve Carr, réalisateur blanc spécialisé dans les comédies afro-américaines légères et/ou familiales. Ils adaptent un film de 1948 avec Cary Grant : Mr. Blandings Builds His Dream House tout en remplaçant la famille proprette blanche par les Persons... Les recettes frôlent les 60 millions de dollars. Par contre la critique taille un costard de nanard infâme (ce qui s'avère être plutôt mon avis) encore pire que l'original.

Le générique d'intro en format animé est assez sympa, les retrouvailles avec l'adolescent attardé joué par Ice Cube et les deux affreux gamins laisse présager un divertissement potable ; de même que la présence de John C. McGinley (qui est in fine le seul ressort humoristique de cette comédie). Mais rapidement tout les gags sont par trop prévisibles, les animaux pacifiques se transformant en monstres refont surface malgrè un effet totalement raté dans l'opus précédent, et l'on se désole de voir Nia Long dans un rôle si peu développé ! Bref, un gâchis regrettable, surtout qu'Ice Cube est capable de bien mieux comme acteur ou producteur.
Enfin, le casting est très limité. Au delà des actrices et acteurs suscités, rien d'extraordinaire. Et le caméo de Magic Johnson est tellement attendu dès le début qu'il ne surprend guère et n'apporte strictement rien...

dimanche 11 mars 2012

Big Momma's House 2

Outre Phat Girlz, une autre grosse héroïne fait son trou en 2006. Déjà connue du grand public à travers le monde, Big Mama revient pour une séquelle bien pauvre...

BIG MOMMA'S HOUSE 2 - John Whitesell (2006)

Malcolm Turner (Martin Lawrence) est toujours agent du FBI, mais il travaille dans les bureaux. Sherry (Nia Long) est enceinte d'une petite fille et ils aspirent à plus de tranquillité.
Alors qu'un des ses collègues est assassiné en mission, Malcolm demande à revenir sur le terrain, mais il est mis sur la touche.
Il ressort alors les affaires de Big Momma, et arrive à se faire embaucher comme nounou pour les enfants du principal suspect, Tom Fuller (Mark Moses), soupçonné de concocter un virus informatique...
Si le premier volet incitait à une certaine indulgence, cette séquelle est quant à elle totalement inutile, malgré des résultats financiers mirobolants (près de 140 millions de recettes) ; John Whitesell récidivera avec Big Mommas : Like Father, Like Son. Les blagues sont attendues, l'esprit général beaucoup plus lourd et les personnages secondaires bien peu intéressants...
L'importation du scénario d'un quartier noir de Géorgie à une fastueuse maison de riches californiens fait passer Big Momma d'une opulente grand-mère sympathique à la vieille nounou caricaturale d'antan façon Hattie MacDaniel.
Le casting s'en ressent et devient presque totalement blanc, et l'on regrette d'autant plus l'absence de Paul Giamatti. Du casting original, seuls subsistent Nia Long, Jascha Washington et Ramsey Luke, visibles de façon très sporadique. A noter aussi la présence de vieux acteurs, l'un afro-américain : Roland "Bob" Harris (Hitman, Black Girl, The Slams, I Escaped From Devil's Island, Truck Turner), et l'autre blanc : Stocker Fontelieu, déjà évoqué ici puisqu'il joue dans quelques titres chroniqués sur ce blog comme le James Bond blax' Live and Let Die, Mandingo, The Toy...

mardi 28 février 2012

Are We There Yet ?

Acteur et producteur prolifique (peut-être trop !?!), Ice Cube se lance dans un nouveau projet familial : On arrive quand ?

ARE WE THERE YET ? - Brian Levant (2005)

Suzanne Kingston (Nia Long) est une mère de famille célibataire. L'activité favorite de ses deux chérubins est de décourager par tous les moyens possibles ses prétendants. Nick Persons (Ice Cube) tient une boutique d'articles de sport rares ; il aime les voitures et les femmes mais déteste les enfants.
Mais Nick tombe sous le charme de Suzanne, et pour marquer des points avec elle se retrouve à devoir convoyer ses turbulents enfants jusqu'à Vancouver. Le voyage se transforme en véritable enfer...
Are We There Yet ? a tout de la comédie familiale au succès garanti ; c'est effectivement le cas avec des bénéfices atteignant pratiquement les 100 millions de dollars, un séquelle (Are We Done Yet ?) et une adaptation télévisuelle en format série.
Malgré tout celà, le film ne m'a pas convaincu, multipliant les aspects négatifs : les péripéties sont énormissimes, tout le monde surjoue, le culbuto "parlant sur la voiture est juste outrancier, les infants insupportables, le final est forcément un joyeux happy end sirupeux, et même la réalisation est plate, avec un grain de pellicule qui rend les personnages ultra-lisses, comme cireux...

Niveau casting rien d'extraordinaire : Ice Cube est peu convaincant, Nia Long est certes resplendissante mais compose un personnage bien terne -ses deux derniers partageaient dix ans auparavant l'affiche de Friday. Quant au culbuto de la voiture, la voix est assurée par Tracy Morgan (A Thin Line Between Love and Hate, Half Baked, Bamboozled, How High, Head of State, Little Man, Death at a Funeral). Il y a aussi Viv Leacock (I Spy), Jay Mohr (The Adventure of Pluto Nash, King's Ransom) et Nichelle Nichols (héroïne de la série Star Treck, et méchante terrible dans Truck Turner).

jeudi 3 novembre 2011

Big Momma's House

Avec ce Big Mama et ses séquelles (Big Momma's House 2, et Big Mommas : Like Father, Like Son), Martin Lawrence entre décroche un de ces rôles qui collent à la peau...

BIG MOMMA'S HOUSE - Raja Gosnell (2000)



Malcolm Turner (Martin Lawrence) est agent du FBI, spécialiste de l'infiltration en costumes. Après une opération contre les organisateurs de combats canins clandestins. Mais une nouvelle mission se profile : le dangereux criminel Lester Vesco (Terrence Howard) s'est évadé, et le FBI soupçonne son ancienne petite amie, Sherry Pierce (Nia Long), de l'y avoir aidé.
Malcolm et son collègue John Maxwell (Paul Giamatti) débarquent donc en Georgie, chez la tante de Sherry, Big Momma, pour tenter de la confondre. Après avoir truffé sa maison de caméras et autres micros, Malcolm se fait passer pour elle auprès de Sherry et son fils Trent.
La tâche se complique : Trent s'attache à sa tante, un flic local un peu niais (Anthony Anderson) fourre son nez dans les affaires du FBI...
Dans la comédie pure, on peut dire que c'est le film qui a fait explosé Martin Lawrence auprès du grand public. Par grand public, j'entends -malheureusement- le public blanc, puisque Martin Lawrence jouait depuis une décennie dans dans des comédies pertinentes comme House Party, et a même réalisé une comédie sentimentale, A Thin Line Between Love and Hate, plutôt fine.
Je n'ai vu ce film que pour la préparation de ma thématique "comédies afro-américaines", et je le faisais avec une certaine appréhension. En fait, sans être un chef d'oeuvre, ce film n'est pas l'immonde navet lourdingue que j'imaginais. Plus rigolo et moins lourd que The Nutty Professor (auquel on pense vu les postiches arborées par l'acteur principal), la Big Momma campée par Lawrence reste digne, même si les situations apparaissent rocambolesques...

Les personnages secondaires apportent un certaine fraîcheur comme le crétin Anthony Anderson, le collègue blanc Paul Giamatti, le pasteur Cedric the Entertainer (pour sa première participation à un blockbuster, la même année où Spike Lee lui consacre un documentaire : The Original Kings of Comedy) ou la femme qui accouche Tichina Arnold (la mère de famille dans la série Everybody Hates Chris).
Découverte dans Made in America, Boyz N the Hood et Friday, Nia Long apporte la touche glamour et sexy indispensable à ce genre de blokbuster hollywoodien. Apparaissent aussi Starletta DuPois, le jeune Jascha Washington (Ennemi d'Etat, Last Holiday), Carl Wright, Phyllis Applegate et enfin Ella Mitchell -la "vraie" Big Mama- qui joue dans seulement trois films dont un blaxploitation d'horreur : Lord Shango.
Lien

vendredi 14 octobre 2011

Good Hair

Chris Rock laisse momentanément de coté sa série Everybody Hates Chris, ses films et autres shows pour produire et présenter ce documentaire plutôt inédit sur les cheveux afros.

GOOD HAIR - Jeff Stilson (2009)



Le projet est assez ambitieux, et touche à différents domaines : esthétique, culture, politique et économie.
Chris Rock introduit le sujet par une question de sa fille "Papa, pourquoi je n'ai pas de beaux cheveux ?" Et plusieurs actrices font ce constat d'un violence symbolique forte que résume Melyssa Ford sur ce qu'elle pensait dans son enfance : "les beaux cheveux étaient ceux des Blancs". Tout en posant ce lourd constat, Rock l'évacue rapidement pour s'intéresser aux techniques et produits pour changer ses cheveux. Et il explore les techniques (lissage, tissage...) et les filières industrielles internationales, interroge des femmes anonymes et des stars, met en avant les dangers sanitaires de certaines pratiques...
En parallèle, il suit les préparatifs d'un concours national où des coiffeurs s'affrontent dans sur un ring dans un show digne des spectacles de catch...
Cet incursion documentaire est plutôt réussie, et connait un relatif succès de diffusion. On suis sans ennui les 95 minutes du programme, grace à une alternance bienvenue entre témoignages de stars, archives, visite d'usines ou laboratoire, reportage sur le vif dans les salons et barbershops... Les passages autour du concours sont à mon goût trop longs, mais dans l'ensemble le documentaire se laisse regarder avec intérêt. Produit par Nelson George (Strictly Business et CBLien4) et Chris Rock, c'est ce dernier qui fait la narration. Il s'adjoint les services du compositeur Marcus Miller (dont la filmographie parle pour lui : House Party, Boomerang, Above the Rim, A Low Down Dirty Shame, The Great White Hype, The Sixth Man, The Ladies Man, The Brothers, Two Can Play That Game, Deliver Us from Eva, Head of State, I Think I Love My Wife, This Christmas...).

Le documentaire a été critiqué pour ne pas être assez politique et ne pas se centrer sur les causes qui poussent les femmes afro-américaines à se conformer à une certaine vision de la beauté.
Tout en décortiquant chaque aspect, il n'est pas faux que Rock s'arrête souvent au milieu de l'explication. Ces critiques sont donc recevables, mais pas rédhibitoires. Car le documentaire n'est pas mauvais pour ce qu'il ne traite pas ; c'est bien ce qu'il montre qui est pertinent et relativement rare (d'autant plus par la notoriété de Rock et des autres protagonistes). Il ne recherche pas les causes de ce phénomène, mais plutôt aux stratégies individuelles pour s'y adapter, aux excès et aux dangers, et à la mane financière que représentent le marché capillaire afro-américain.
Il pointe différents problèmes : les risques pour la peau des lotions de défrisage, le quasi-monopole des sociétés blanches sur le commerce des soins capillaires afros, la mondialisation du phénomène et le "pillage" des cheveux d'Inde...

Des dizaines d'anonymes apparaissent. Plusieurs personnalités donnent leurs avis et témoignages personnels : les actrices Salli Richardson-Whitfield, Nia Long, Eve, Kerry Washington, Raven-Symoné, Meagan Good, Tracie Thoms, Melyssa Ford, Vanessa Bell Calloway, Sarah Jones... la rappeuse Sandra Denton et son accolyte Cheryl James (de Salt-N-Pepa) et leurs alter ego masculins : Ice T, KRS-One et T-Pain.

Des professionnels apportent leur expertise et ouvrent les portes de leurs usines et de leurs salons. Tandis que la poétesse Maya Angelou et le révérend Al Sharpton apportent une réflexion plus politique ; ce dernier propose d'ailleurs une conclusion tenant compte du problème général et des réponses individuelles : "Une fois qu'on a réalisé et identifié qui nous étions, alors ça devient personnel. Je suis donc libre d'être qui je veux quoi qu'il arrive. Donc pour moi mes cheveux défrisés sont aussi africains qu'un afro, parce que tout ça vient de la culture noire."

lundi 9 mai 2011

Baadasssss ! How to Get the Man's Foot Outta Your Ass

Baadasssss ! c'est un peu le making off de Sweet Sweetback's Baadasssss Song tourné trente plus tard avec Mario Van Peebles dans le rôle de son paternel. Un véritable hommage du fils à son père !


BAADASSSSS ! HOW TO GET THE MAN'S FOOT
OUTTA YOUR ASS - Mario VanPeebles (2003)


Melvin VanPeebles (Mario VanPeebles) est un jeune réalisateur, auréolé du succès d'une comédie à succès produite par Hollywood. Son agent aimerait le voir récidiver dans le même genre ; pourtant Melvin a une autre ambition, celle de faire un film sur "un frère de la rue qui en a marre de se faire botter le cul". Accompagné de son pote hippie Bill Harris (Rainn Wilson) et de Priscilla (Joy Bryant), son assistante qui rêve d'être actrice, Melvin cherche financeurs, diffuseurs et techniciens tout en creusant son scénario.

Il s'adjoint les services d'une équipe très restreinte, issue de l'industrie du porno comme son directeur de production Clyde Houston (David Alan Grier).
Les financements se raréfient, certains techniciens désertent et Melvin doit trouver des solutions astucieuses pour pallier à tous ses aléas : il démarche l'acteur Bill Cosby (T.K. Carter) pour qu'il lui avance de l'argent, se colle lui-même au montage et à la BO...
Le titre "How to Get the Man's Foot Outta Your Ass" résume la philsophie du film original : "Enlever de notre cul le pied du Blanc". Le scénario est largement basé sur le journal de tournage publié en 71 (édité chez Rouge Profond), agrémenté d'une part de fiction et de souvenirs personnels de Mario. Alors que Sweet Sweetback... fut un succès, que la notoriété de Mario est bien supérieure à celle de son père à l'époque, et qu'il bénéficie d'un circuit de distribution développé, Baadasssss s'avère un gouffre financier et rencontre peu de public en salle. Une anomalie pour ce film ambitieux, léger et pertinent qui arrive à insuffler une âme à cette histoire et ravive la flamme de cette aventure extraordinaire que fut Sweet Sweetback...

Michael Mann est producteur exécutif de Baadasssss. Et d'ailleurs, dans le cadre de rencontres autour d'Ali où Mario interprète Malcolm X, Muhammad Ali lui souffle l'idée d'un biopic sur son père.
Tout y est : la course aux financements, le tournage ultra speed, les pétages de boulon de Melvin, les décors ou les reconstitutions de scènes originales... Le film regorge de détails qui ont émaillé ce tournage et qui, réels, imaginaires ou amplifiés ont contribué à construire ce film mythique. Par exemple, le chèque en bois signé à Earth, Wind and Fire ou le vrai flingue mélangé aux accessoires.

La ressemblance de Mario avec son père est bluffante, si bien que l'alchimie opère de suite, et l'on a l'impression de voir un making-off oublié dans les cartons... Le règlement de compte n'en est que plus saisissant lors de la scène où Melvin dit à Mario, qui a une dizaine d'année, qu'il va jouer Sweetback jeune et coucher avec une prostitué... et qu'il va surtout devoir se couper les cheveux !!! Grâce à l'intervention de la copine de Melvin, la coupe afro restera intacte, et Mario va jouer dans cette scène devenue culte !
Le casting rassemble une pléiade d'actrices et d'acteurs plutôt en vogue : David Alan Grier (I'm Gonna Git You Sucka, Boomerang, le show TV In Livin Color, Blankman, Jumanji et bien d'autres), Terry Crews (Friday After Next, Deliver Us from Eva, Soul Plane, White Chicks, Who's Your Caddy?, Norbit, The Expendables, Lottery Ticket et le père dans la série Everybody Hates Chris), Nia Long (Made in America, Boyz N the Hood, Friday, Soul Food, Big Momma's House,...), T.K. Carter (qui débute dans Youngblood, il joue aussi dans A Rage in Harlem), le réalisateur John Singleton, Khalil Kain (Juice), Wesley Jonathan (le petit Bobby Hutton dans Panther), Khleo Thomas (Friday After Next, Roll Bounce), Penny Bae Bridges (Space Jam), Christopher Michael et Jazsmin Lewis.
Il y a aussi, symbolique entre tous, le rôle du père de Melvin qui est interprété par le grand Ossie Davis pour un de ses derniers rôles.
Making-off :

vendredi 4 mars 2011

Friday

Alors que s'achève avec House Party 3 une trilogie initialement représentant la jeunesse du début des années 80, l'année suivante une nouvelle trilogie du même genre voit le jour...

FRIDAY - F. Gary Gray (1995)


Le jour se lève sur South Central, un vendredi comme un autre pour la famille Jones ; sauf pour Craig (Ice Cube). Il a perdu son job la veille et son père (John Witherspoon) le somme d'en trouver un nouveau. Au lieu de se démener dans ce sens, Craig passe la journée à glander avec son pote Smokey (Chris Tucker), dont le surnom vient de son appétence à fumer de l'herbe.
Leur activité favorite consiste à regarder passer les jolies joggeuses ou la voisine arrosant ses parterres, et de fumer. En prime, les deux "homies" s'embarquent dans des embrouilles, et le caïd du coin Deebo (Tommy "Tiny" Lister) leur réclame 200$ avant la fin de la soirée. Un vendredi finalement pas comme les autres...
La BO est d'enfer pour qui aime le rap west coast, avec des titres devenus cultes de Dr. Dre, Cypress Hill, Ice Cube lui-même, 2LiveCrew...
Grace à cette BO extraordinaire et une promo appuyée sur un casting détonnant, cette comédie a engrangé les entrées et les bénéfices : pour un budget de 3,5 millions de dollars, elle en rapporte dix fois plus... Ce qui donnera aux producteurs l'envie de sortir encore deux suites.
Ce film -pourtant classique pour ma génération- m'a difficilement tiré quelques sourires. Je n'y ai trouvé que peu d'intérêt et j'ai été réfractaire à l'humour souvent misogyne (et finalement pas assez lourdingue pour être du second degré) et aux mimiques de Chris Tucker. Encore moins au jeu outrageant -que j'espère imposé- à John Witherspoon.
Ice Cube débute sa longue carrière carrière après deux rôles plutôt dramatiques dans Boyz N the Hood et The Glass Shield. 
A noter que ce film marque la première apparition sur grand écran de Michael Clarke Duncan (acteur au physique impressionnant, abonné aux seconds rôles dont le plus connu reste La Ligne Verte) mais il n'est pas crédité au générique.
Par ailleurs le casting -signé Jaki Brown- rassemble des gueules bien connues : Bernie Mac, Tommy "Tiny" Lister, Reynaldo Rey, Nia Long, Paula Jai Parker, Faizon Love, Terri J. Vaughn...

vendredi 18 février 2011

Made in America

Le succès de Sister Act et Sister Act 2 : Back in the Habit fait replonger Whoopi Goldberg dans des mauvaises comédies insipides...

MADE IN AMERICA - Richard Benjamin (1993)


Zora (Nia Long) découvre par hasard que son père n'est pas celui qu'elle un croyait. Après la mort de son mari, sa mère Sarah Mathews (Whoopi Goldberg) a fait appel à une banque du sperme.
Avec l'aide de Tea Cake (Will Smith), Zora découvre l'identité de son père biologique : un certain Halbert Jackson (Ted Danson). Mais il ne correspond pas aux attentes de Zora : d'abord il est blanc, et en plus il s'avère un fieffé égoïste, courreur de jupon...
Whoopi Goldberg tient un de ses rôles qui lui collent à la peau, celui d'une femme forte, débrouillarde, joviale et aimante pour ses proches.
Les sentiments sont sirupeux, le scénario vaguement inspiré de Carbon Copy, les scènes comiques très attendues et la morale finale étonnamment décalé des réalités sociales. Bref, une comédie commerciale où tout est réuni dans le seul but de rapporter un maximum sans énerver personne...

Passé par la case rappeur (dans le duo Jazzy Jeff & the Fresh Prince) et connu du grand public pour son personnage du Prince De Bel-Air, Will Smith tient là son première rôle d'envergure avant l'explosif Bad Boys, où il ne s'éloigne pas trop de son personnage de série.
Petite surprise pour les connaisseurs, il y a un petit rôle pour Mel Stewart qui joue Blue Howard dans Trick Baby, l'adaptation du fameux roman d'Iceberg Slim.