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samedi 7 avril 2012

Universal Remote

A l'inverse de I'm Through with White Girls..., cette comédie indépendante de Gary Hardwick ne répond pas aux attentes...

UNIVERSAL REMOTE - Gary Hardwick (2007)

Bubba et Leroy (Howard Alonzo & Devin McGinn), deux amis un peu simplet, ulitisent une télécommande spéciale qui les fait entrer dans la télévision. Ils se déplacent dans ce monde étrange, peuplé de stéréotypes racistes et sexistes et déambulent au gré des téléfilms comme "Gay Mafia Secrets", de "Variations on the "N" Word", du jeu télévisé "My Last Nerve" et du show people "Inside A Celebrity’s Ass" ou encore sur le clip du chanteur faussement provocateur de "The Most Offensive Song Ever Written"...Gary Hardwick est un scénariste afro-américain qui compte quelques succès à son actif comme Trippin' ou encore The Brothers et Deliver Us From Eva (il réalise aussi ces deux derniers). Avec ce Universal Remote, il s'attaque à un nouveau style : le film à sketch.
Nul doute que le projet n'avait pas l'ambition de plafonner au box office, ni d'engranger de mirifiques bénéfices. Mais, même sans grande ambition, la mayonnaise prend difficilement.

Nombreux sont les sketches à partir d'un sujet intéressant ;
mais Hardwick se positionne avec difficulté et ne semble pas choisir entre refus du Political correctness et dénonciation des stéréotypes.
On retiendra tout de même le segment parodiant les téléfilms judiciaires en faisant le procès du DVD, "Variations on the "N" Word" ou encore la séquence la vie de Jesus...

Les deux acteurs qui interprètent le duo utilisant la télécommande
principaux sont des acteurs de second rang -dont Howard Alonzo- et n'apparaissent que peu pendant le film, alors que d'autres jouent plusieurs rôles. Citons Affion Crockett (For da Love of Money, Welcome Home, Roscoe Jenkins, Soul Men, Dance Flick), Jill Marie Jones (The Perfect Holiday, The Longshots, 35 and Ticking), Aloma Wright (Trippin', Kingdom Come, The Brothers, Deliver Us from Eva, The Janky Promoters) et le chef de chorale Tony Wilkins (Two Can Play That Game et Deliver Us from Eva).
L'affiche annonce Charles Q. Murphy ; ce dernier commence dans l'ombre de son frère Eddie dans le seul film que ce dernier réalise : Harlem Nights. Puis il joue dans deux Spike Lee (Mo' Better Blues et Jungle Fever) et aux cotés de Chris Rock dans CB4 ; il réapparaît dans The Players Club puis comme comédien récurrent dans le Chappelle's Show pour finalement enchaîner les seconds rôles à partir de 2005 : Roll Bounce, King's Ransom, Norbit, The Perfect Holiday, Frankenhood, The Hustle, Lottery Ticket et Our Family Wedding.

vendredi 23 mars 2012

Two Can Play That Game

Avec L'amour n'est qu'un jeu, le producteur Doug McHenry -qui réalise la même année Kingdom Come- impose les comédies romantiques comme une valeur sure, marquant une constante dans la dernière décennie...

TWO CAN PLAY THAT GAME - Mark Brown (2001)



Shanté Smith (Vivica A. Fox) est une directrice marketing doué et active, doublée d'une femme superbe ; elle est aussi -et surtout- experte dans la psychologie masculine et toujours prompte à donner des conseils à ses amies (Mo'Nique, Wendy Raquel Robinson & Tamala Jones). Son couple avec le brillant avocat Keith Fenton (Morris Chestnut) semble au beau fixe. Jusqu'au jour où Shanté découvre Keith avec une autre femme.
Tandis que Keith est conseillé par son ami et collègue Tony (Anthony Anderson) qui se croit, lui, spécialiste de la gent féminine, Shanté met au point un "Ten Day Plan" pour le reconquérir...
Petit budget et petits bénéfices pour cette comédie légère réalisée par un habitué du genre : Mark Brown (producteur et scénariste de How to Be a Player, des deux Barbershop et de The Salon), et produite par un autre habitué des succès comiques Doug McHenry, dont le nom au générique est plutôt synonyme de qualité. En sus, des sons hip hop et la musique de Marcus Miller.
Vu le succès, les producteurs ne pourront s'empêcher de récidiver quelques années plus tard avec Three Can Play That Game, dont seule Vivica A. Fox est encore de la partie...

Rien d'extraordinaire cependant, si ce n'est que le film est symbolique de l'arrivée au premier plan des actrices afro-américaines (qui ne sont pas obligées de se dénuder pour exister et savent jouer aussi bien les registres sexy et sentimental que combatif, punchy ou entreprenant). En conséquence c'est donc une nouvelle génération qui s'impose telles Vivica A. Fox, Gabrielle Union, Wendy Raquel Robinson, Tamala Jones et Mo-Nique.
Les hommes ne sont plus là que comme des seconds rôles, voire des faire-valoir, tels Morris Chestnut (qui débuta dans le rôle du jeune Ricky dans Boyz N the Hood), Anthony Anderson (inévitable en ce début de décennie, avant de survivre dans des séries : Life, Trippin', Romeo Must Die, Big Momma's House, Kingdom Come, Exit Wounds, Barbershop, Cradle 2 the Grave, Scary Movie 3, My Baby's Daddy), Bobby Brown (Panther, A Thin Line Between Love and Hate, Gang of Roses, Nora's Hair Salon I & II), Alex Thomas (Don't Be a Menace..., B*A*P*S, The Wash), Chris Spencer, Mark Christopher Lawrence, Darrel Heath...
Niveau équipe technique, il y a Earl Watson au montage, Robi Reed-Humes au casting, ainsi qu'Henry Kingi Jr. et April Weeden-Washington aux cascades.