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jeudi 26 avril 2012

First Sunday

Avec Le gospel du bagne, Ice Cube produit un film à mi-chemin entre la série des Friday , pour le coté "in da hood" et celle des Barbershop, pour l'aspect finalement gentiment moraliste...

FIRST SUNDAY - David E. Talbert (2008)

Durell et LeeJohn (Ice Cube & Tracy Morgan) sont deux copains d'enfance qui peinent à garder un emploi stable et multliplient les coups foireux, dont le dernier en date qui foire complètement : non seulement un juge (Keith David) leur inflige 5000 heures de travaux d'intérêt général, mais les malfrats pour lesquels ils travaillaient réclament qu'ils leur remboursent la marchandise.
Durell et LeeJohn se mettent en quête de 12000 $ ; leurs premières tentatives échouent lamentablement et LeeJohn convainc son ami de cambrioler la paroisse voisine qui vient de récolter une coquète somme. Le cambriolage doit se faire de nuit, mais la paroisse est encore remplie par les membres de la chorale dirigée par Rickey (Katt Williams) et l'équipée vire à la prise d'otage...Avec près de 40 millions au box office, First Sunday s'en sort plutôt bien financièrement. Le casting en est une pièce maîtresse, et la musique est composée par Stanley Clarke.
Le film se décompose en deux parties bien distinctes. La première est assez moyenne, tout au moins ordinaire, avec des situations et des rebondissements très attendus. Pourtant, la seconde est nettement plus réussie, dans un quasi hui-clos dans l'église qui conduit à la rédemption -certes très happy ending- des deux petites frappes.

Un des ressorts de ce genre de films réside dans un casting pléthorique -concocté ici par Kim Coleman et Kim Hardin- où des gueules bien repérables tiennent des rôles annexes ou font de rapides apparitions : Tracy Morgan, Loretta Devine, Keith David, Regina Hall, Chi McBride, Starletta DuPois, Michael Beach, Malinda Williams, Reynaldo Rey et Gerry Black (dont le premier film Across the 110th Street). Rajoutons enfin Nicholas Turturro, un des acteurs blancs utilisé par Spike Lee (de Do the Right Thing à Malcolm X en passant Mo' Better Blues et Jungle Fever). En plus, certains jouent à contre-emploi tels Katt Williams qui délaisse ses personnages de pimp pour endosser le costume ultra-kitch d'un chef de chœur et Clifton Powell loin de ses compositions survoltées.

vendredi 16 mars 2012

Who Made The Potatoe Salad ?

Comédie indépendante mettant en vedette Jaleel "Urkle" White...

WHO MADE THE POTATOE SALAD ?
Damon "Coke" Daniels (2006)




Michael (Jaleel White) est un flic ordinaire, légèrement malchanceux. Sa copine le présente enfin à ses parents. Son père (Clifton Powell) est un ancien Black Panther qui haie les porcs et son frère June Bug (DeRay Davis) un gangsta à la petite semaine. L'escapade familiale est longue pour Michael...
Petit film indépendant qui allie intrigue minime, réalisation ultra-cheap et pléthore de seconds rôles attrayant. Ces caractéristiques donnent parfois lieu à de petites perles bis ; là le résultat est catastrophique, et l'on ne s'étonnera pas que ce film n'ait eu qu'un auditoire limité et soit tombé dans l'oubli !
Aux commandes : Damon "Coke" Daniels, le producteur et scénariste de My Baby's Daddy et Gangsta Rap: The Glockumentary. Dire qu'il écrit et réalise est clairement au-dessus de la réalité ; son amateurisme est affligeant et conduit à une comédie peu drôle, fonctionnant sur le ressort trop rouillé du petit ami présenté à ses beau-parents qui lui sont en tout opposés. Le potentiel comique de l'opposition père militant/gendre flic est désamorcé dès les premières minutes, et le tout est tellement affreusement caricatural.

Tout le monde a croisé Jaleel White, comme la voix de Sonic le hérisson de Sega et surtout comme le binoclard de La vie de famille : Urkle. Mais le voilà pour son unique premier rôle d'adulte, et il faut bien avouer que malgré son omniprésence à l'écran, il joue comme une moule !
Bien maigre consolation, Damon "Coke" débauche quelques seconds rôles réucrrents dans les années 90 : Bebe Drake, Michael Colyar et Reynaldo Rey. Eddie Griffin, Tommy "Tiny" Lister l'acteur blanc Gary Owen (Daddy Day Care, Rebound, Little Man ou encore la série de Tyler Perry : House of Payne) font un caméo, tandis que Clifton Powell aurait pu faire honneur à son rôle s'il avait été bien écrit.

dimanche 2 octobre 2011

White Men Can't Jump

Incontournable succès, Les blancs ne savent pas sauter se place dans la veine du nouveau cinéma noir (bien que réalisé par un Blanc)...

WHITE MEN CAN'T JUMP - Ron Shelton (1992)



Billy Hoyle (Woody Harrelson) est un talentueux basketteur, doublé d'un filou : posté aux abords des terrains, il passe auprès des joueurs afro-américains pour un benêt incapable, et une fois les paris lancés, il les pulvérise et empoche les mises.
C'est comme ça qu'il se rencontre Sidney Deane (Wesley Snipes), qu'il ridiculise à deux reprises devant ses potes. Mais Sidney, pas rancunier, voit surtout l'intérêt de s'associer à Billy pour se faire un max d'argent ! L'arnaque : Sidney s'embrouille avec des joueurs, les provoque et parie qu'il les gagnera, leur offrant même le choix de son coéquipier. Ils choisissent invariablement le blanc-bec du bord du terrain : Billy.
Sa copine, Gloria (Rosie Perez) s'entraîne pour particper à Jeopardy, et Billy investit leurs économies dans ses combines jusqu'à ce que Sideny le roule...

Dès sa sortie, le film cartonne et connaît même un succès international. Le budget de production est modique, et le film rapporte plus de 90 millions de dollars. Ce n'est pas vraiment une comédie, plutôt une chronique sociale emplie d'humour. La réalisation de Ron Shelton n'a rien d'extraodinaire, mais il sait pourtant mettre en image son histoire, avec du rythme, de l'humour et des scènes de streetball réussie (malgré la méconnaissance du jeu pour les deux acteurs principaux) ; Shelton signe plus tard les scénarios de The Great White Hype et Bad Boyz II.
Le basket n'est que le décor de l'histoire qui se concentre sur des personnages humains, une histoire d'amitié assez banale entre deux hommes que tout semble différencier... L'humour est diffus, léger, jouant de l'opposition Wesley Snipes/Woody Harrelson et de leurs faiblesses. Les dialogues sont souvent savoureux, à l'image du débat sur Jimmy Hendrix.

Une histoire de solidarité donc, sans pour autant verser dans une mièvrerie malvenue sur la coexistence entre Noirs et Blancs.
Enfin la place des femmes -qui laisse souvent à désirer dans les films de cette époque- est assez intéressante : elles prennent les choses en main, devant les gamineries de leurs mecs respectifs, et le personnage de Gloria, plus développé, est extrêmement cultivé (une qualité rarement mise en avant).

Le duo entre Wesley Snipes et Woody Harrelson fonctionne donc à merveille et reprendra du service trois ans plus tard dans Money Train. Découverte dans Do the Right Thing, Rosie Perez est pétillante, sexy et explosive. Les seconds rôles réapparaissent dans les films de l'époque : Tyra Ferrell, Kadeem Hardison, Duane Martin, Bill Henderson, Kevin Benton, Reynaldo Rey, Louis Price...
L'équipe technique est assez proche de celle d'un film réalisé par un Afro-Américain : Francine Jamison-Tanchuck est aux costumres, Victoria Thomas et Jeanne McCarthy au casting, tandis Julius LeFlore coordonne les cascades.

mardi 21 juin 2011

Harlem Nights

Seule réalisation du comédien Eddie Murphy, Les nuits de Harlem réunit les deux stars comiques années 80 : le maître Richard Pryor et l'élève Eddie Murphy.

HARLEM NIGHTS - Eddie Murphy (1989)

"Sugar" Ray (Richard Pryor) est propriétaire d'un tripot illégal. Un soir, le petit Quick tue un homme qui tentait de le poignarder ; Ray adopte alors le jeune garçon.
20 ans plus tard le tripot est devenu un club huppé de Harlem (où l'on vend illégalement alcool et prostituées), duquel "Sugar" Ray et Quick (Eddie Murphy) tirent de substantiels bénéfices.
Mais Bugsy Calhoune (Michael Lerner), un parrain local, ne voit pas d'un bon oeil la prospérité de ces Afro-Américains. Il veut une part conséquente du gateau ou menace de faire fermer l'établissement. Pour mettre la pression sur Ray et ses comparses, Calhoune s'appuie sur le lieutenant Phil Cantone, un flic véreux.
"Sugar" Ray hésite à tout laisser tomber, mais aider des ses comparses -Quick, Bennie "Snake Eyes" Wilson
et la souteneuse Vera (Redd Foxx & Della Reese) et d'autres- il va mettre sur pied un plan pour retourner la situation...
Cette comédie policière a été éreintée par les critiques, tandis qu'Eddie Murphy s'est vu qualifié de pire réalisateur et pire scénariste de l'année.
Pourtant, il s'agit d'un sympathique divertissement, servi par une bonne BO d'Herbie Hancock. A mon sens, c'est un des meilleurs rôles d'Eddie Murphy, et incontestablement de son meilleur dans la décennie. On sent bien en tout cas que le comédien, en passant derrière la caméra, a voulu sortir du rôle qui lui collait à la peau. Il campe un personnage plutôt flegmatique, classe, réfléchi et déterminé. C'est même, me semble-t'il, la première relation sexuelle de Murphy à l'écran. Par ailleurs, il évolue dans un univers et avec des personnages afro-américains, alors que les Blancs s'avèrent presque tous être des salauds. des ingrédients plus proche des films blax' que de ses comédies des années 80.
A l'instar Sidney Poitier, ce film tend à prouver que pour sortir des stéréotypes, les acteurs noirs sont les mieux placés pour s'en extraire en réalisant ou scénarisant eux-mêmes. Dommage qu'Eddie n'ait pas persévéré, apparemment atteint par les critiques.

Le casting -dégotté par Robi Reed- réunit pas mal de têtes connues, premiers ou seconds couteaux.
Un mot d'abord sur Richard Pryor à qui Murphy offre le rôle de père adoptif. Tout un symbole ! D'autant plus que Murphy comme Pryor restent sobres et ne surjouent pas, même lors des scènes comiques, et cassent donc ce qui fît leur succès respectif, le noir jovial au bagou incessant. Se côtoient aussi plusieurs génération d'acteurs afro-américains : Redd Foxx (le héros de la série Sanford And Son), le légendaire danseur de claquettes Howard "Sandman" Sims, Stan Shaw, Ji-Tu Cumbuka, Don Blakely, la survoltée Della Reese ou encore Rudy Challenger pour les plus anciens ; Bobby McGee, Lela Rochon (une des quatre héroïne de Waiting To Exhale), Steve White, Charles Q. Murphy (le frère d'Eddie), Reynaldo Rey, Kathleen Bradley, Jasmine Guy ou encore Nona Gaye (la fille de Marvin Gaye, qui débute ici au cinéma, et que l'on retrouvera dans les séquelles de Matrix et dans Ali).
Du coté du casting blanc, là aussi, il faut noter les réussites :Danny Aiello (Sal le pizzaïolo de Do the Right Thing) génial en petit flic de quartier cynique et envieux, ainsi que son fils Rick (le flic récurrent des films de Spike Lee), Eugene Robert Glazer (qui joue dans Hollywood Shuffle et I'm Gonna Git You Sucka) et Michael Lerner.

jeudi 24 mars 2011

Sprung

Nouvelle livraison de Rusty Cundieff qui s'essaie avec un certain succès à la comédie romantique, très en vogue en cette fin de décennie 90...

SPRUNG - Rusty Cundieff (1997)


Montel (Rusty Cundieff) est un photographe timide et introverti qui ambitionne de trouver la femme de sa vie et de fonder un foyer, son pote Clyde (Joe Torry) est le strict oppposé : un frimeur et un dragueur insatiable. Dans une soirée, les deux amis rencontrent leurs alter-egos féminins : Brandy et Adina (Tisha Campbell & Paula Jai Parker). Alors que dès le premier soir, Clyde et Adina s'offrent de torrides moments, Montel et Brandy prennent leur temps...
Sauf que ces deux derniers tombent amoureux, alors qu'Adina se rend compte que Clyde est fauché et n'a rien à lui offrir. Leur relation s'arrête là, mais ils s'associent pour brouiller le grand amour qui se crée entre Brandy et Montel...

On pense à Booty Call, sorti la même année. Les deux scénarios son très proches : deux couples d'amis aux attentes amoureuse radicalement différentes. Le traitement, lui diffère, et ma préférence va plutôt à celui-ci.
Il est écrit, réalisé et interprété par Rusty Cundieff, à qui l'on doit Fear of a Black Hat (une fausse-biographie d'un groupe hip-hop et le film d'horreur urbain Tales from the Hood. Je trouve son jeu relativement insipide (mais c'est probablement dû aux caractéristiques du personnage. Par contre, sa mise en scène est originale et bien rythmée (au moins pour la première moitié).

Les scènes d'amour sont très bien filmées, je ne cesse de le rappeler, mais c'est une chose très rare dans le cinéma US et il faut constater une fois de plus que c'est un réalisateur afro-américain qui se charge de représenter la sexualité des Afro-Américains dans sa diversité...

Tisha Campbell a déjà joué avec Rusty Cundieff dans School Daze, tous deux dans de petits rôles), et le duo Joe Torry/Paula Jai Parker s'en tire plutôt bien et représentent l'élément comique du film. Le seconds couteaux sont légions : Clarence Williams III, John Witherspoon, Angela Means, Reynaldo Rey, Bobby Mardis, Yolanda Whittaker, Bobby McGee... Il y aussi quelques dinosaures issus de la blaxploitation ou même avant comme Isabel Sanford (la gouvernante dans Guess Who's Coming to Dinner), David McKnight (le J.D. Walker de JD's Revenge), Rai Tasco (Black Starlett, Black Gestapo, Dr. Black Mister Hyde et dernièrement The Green Mile), Freda Payne (qui ne tourne que quelques films, dont Book of Numbers en 1973 et La famille Foldingue) et le coordonnateur des cascades Julius LeFlore, qui a fait ses classe sur Drum.

vendredi 4 mars 2011

Friday

Alors que s'achève avec House Party 3 une trilogie initialement représentant la jeunesse du début des années 80, l'année suivante une nouvelle trilogie du même genre voit le jour...

FRIDAY - F. Gary Gray (1995)


Le jour se lève sur South Central, un vendredi comme un autre pour la famille Jones ; sauf pour Craig (Ice Cube). Il a perdu son job la veille et son père (John Witherspoon) le somme d'en trouver un nouveau. Au lieu de se démener dans ce sens, Craig passe la journée à glander avec son pote Smokey (Chris Tucker), dont le surnom vient de son appétence à fumer de l'herbe.
Leur activité favorite consiste à regarder passer les jolies joggeuses ou la voisine arrosant ses parterres, et de fumer. En prime, les deux "homies" s'embarquent dans des embrouilles, et le caïd du coin Deebo (Tommy "Tiny" Lister) leur réclame 200$ avant la fin de la soirée. Un vendredi finalement pas comme les autres...
La BO est d'enfer pour qui aime le rap west coast, avec des titres devenus cultes de Dr. Dre, Cypress Hill, Ice Cube lui-même, 2LiveCrew...
Grace à cette BO extraordinaire et une promo appuyée sur un casting détonnant, cette comédie a engrangé les entrées et les bénéfices : pour un budget de 3,5 millions de dollars, elle en rapporte dix fois plus... Ce qui donnera aux producteurs l'envie de sortir encore deux suites.
Ce film -pourtant classique pour ma génération- m'a difficilement tiré quelques sourires. Je n'y ai trouvé que peu d'intérêt et j'ai été réfractaire à l'humour souvent misogyne (et finalement pas assez lourdingue pour être du second degré) et aux mimiques de Chris Tucker. Encore moins au jeu outrageant -que j'espère imposé- à John Witherspoon.
Ice Cube débute sa longue carrière carrière après deux rôles plutôt dramatiques dans Boyz N the Hood et The Glass Shield
A noter que ce film marque la première apparition sur grand écran de Michael Clarke Duncan (acteur au physique impressionnant, abonné aux seconds rôles dont le plus connu reste La Ligne Verte) mais il n'est pas crédité au générique.
Par ailleurs le casting -signé Jaki Brown- rassemble des gueules bien connues : Bernie Mac, Tommy "Tiny" Lister, Reynaldo Rey, Nia Long, Paula Jai Parker, Faizon Love, Terri J. Vaughn...

mercredi 2 mars 2011

House Party 3

Ultime séquelle cinématographique de la saga House Party, les producteurs ont la bonne idée de s'arrêter avant que le projet ne vire à la catastrophe...

HOUSE PARTY 3 - Eric Meza (1994)



6 ans ont passé et le temps a fait son office : Kid (Christopher Reid) va se marier avec une certaine Ava (Angela Means). Play (Christopher Martin), lui, est toujours dans la musique et projète de produire un trio de rappeuses sexy nommé "Sex as a Weapon" ; il s'adjoint les services et les fonds de Showboat (Michael Colyar).
Rien ne marche comme prévu, bien sûr. Le trio rap préfère un nouvel agent et Showboat veut rentrer dans ses fonds, les familles des mariés, et en particulier l'oncle Vester et le père d'Ava (Bernie Mac & Reynaldo Rey), s'étripent lors de leurs présentation. Et Sidney (Tisha Campbell) -l'amour d'ado de Kid- débarque, au grand dam d'Ava.
Le film est un peu à l'image de la coupe de Kid : plus flagada que dans les deux premiers volets. Moins percutant, plus alambiqué et sans Martin Lawrence ni la Full force, on sent bien que ce troisième House Party arrive à bout de course. Il se laisse regarder (avec une petite faiblesse pour le méchant Showboat et ses gardes du corps sexys), mais on est bien éloigné de l'état d'esprit descriptif bien qu'humoristique de l'état de la jeunesse afro-américaine qui faisait la force du premier film de Reginald Hudlin.

On se console avec un casting attrayant, en particulier avec un des premiers rôles d'ampleur pour Bernie Mac, très en verve, de Chris Tucker et de celui qui deviendra Undercover Brother : Eddie Griffin (présent l'année précédente dans The Meteor Man). On retrouve aussi des seconds couteaux présents dans House Party ou House Party 2 : Anthony Johnson, Joe Torry, Bobby Mardis, Jimmy Woodward, Yvette Wilson, Roy Fegan... Citons encore la petite actrice de la blaxploitation Ketty Lester (Up Tight !, Blacula et Uptown Saturday Night), ainsi que Michael Colyar, Khandi Alexander et le dinosaure Jophery C. Brown comme responsable des cascades.