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mercredi 2 mars 2011

House Party 3

Ultime séquelle cinématographique de la saga House Party, les producteurs ont la bonne idée de s'arrêter avant que le projet ne vire à la catastrophe...

HOUSE PARTY 3 - Eric Meza (1994)



6 ans ont passé et le temps a fait son office : Kid (Christopher Reid) va se marier avec une certaine Ava (Angela Means). Play (Christopher Martin), lui, est toujours dans la musique et projète de produire un trio de rappeuses sexy nommé "Sex as a Weapon" ; il s'adjoint les services et les fonds de Showboat (Michael Colyar).
Rien ne marche comme prévu, bien sûr. Le trio rap préfère un nouvel agent et Showboat veut rentrer dans ses fonds, les familles des mariés, et en particulier l'oncle Vester et le père d'Ava (Bernie Mac & Reynaldo Rey), s'étripent lors de leurs présentation. Et Sidney (Tisha Campbell) -l'amour d'ado de Kid- débarque, au grand dam d'Ava.
Le film est un peu à l'image de la coupe de Kid : plus flagada que dans les deux premiers volets. Moins percutant, plus alambiqué et sans Martin Lawrence ni la Full force, on sent bien que ce troisième House Party arrive à bout de course. Il se laisse regarder (avec une petite faiblesse pour le méchant Showboat et ses gardes du corps sexys), mais on est bien éloigné de l'état d'esprit descriptif bien qu'humoristique de l'état de la jeunesse afro-américaine qui faisait la force du premier film de Reginald Hudlin.

On se console avec un casting attrayant, en particulier avec un des premiers rôles d'ampleur pour Bernie Mac, très en verve, de Chris Tucker et de celui qui deviendra Undercover Brother : Eddie Griffin (présent l'année précédente dans The Meteor Man). On retrouve aussi des seconds couteaux présents dans House Party ou House Party 2 : Anthony Johnson, Joe Torry, Bobby Mardis, Jimmy Woodward, Yvette Wilson, Roy Fegan... Citons encore la petite actrice de la blaxploitation Ketty Lester (Up Tight !, Blacula et Uptown Saturday Night), ainsi que Michael Colyar, Khandi Alexander et le dinosaure Jophery C. Brown comme responsable des cascades.

mercredi 12 janvier 2011

Eddie Murphy Raw

La star hollywoodienne et le réalisateur indépendant auteur de la comédie satyrique Hollywood Shuffle, respectivement Eddie Murphy et Robert Towsend collaborent pour ce film qui connut un succès important aux Etats-Unis.

EDDIE MURPHY RAW - Robert Towsend (1987)

Le film débute par une partie fictionnelle dans la famille Murphy où chaque enfant fait montre d'un talent particulier : chanson, danse... Le jeune Eddie, lui, se distingue par une blague animalière scato devant les yeux horrifiés des plus anciens !
Puis débute la phase plus classique du stand-up.
Eddie Murphy commence son show par les réactions de personnalités à son précédents spectacles, Delirious. Puis il enchaîne sur les femmes, le mariage et le divorce pour finir par un savoureux passage sur le film Rocky et les Italo-Américains.
Vu de ce coté de l'Atlantique, on n'a pas à l'esprit que la plupart des grands acteurs comiques afro-américains ont débuté sur les planches et que le cinéma ne fut qu'une nouvelle marche vers la renommée (et par forcément pour le meilleur) : Moms Mabley, Rudy Ray Moore, Richard Pryor... Un phénomène que l'on peut voir arriver en France depuis quelques années, au même moment où explose le stand-up à la française.
Murphy offre donc plus d'une heure de monologue, rebondissant autour de thèmes personnels sans vraiment de pause. Et l'on se rend compte une fois encore des talents de comédiens de celui-ci, que l'on sent poindre dans 48 Hours, Trading Places et Beverly Hills Cop, et auquel il donne libre court sur scène.
Les imitations, tour à tour, de Michael Jackson, Mister T. et Richard Pryor sont réussies et tout particulièrement celle de Bill Cosby qu'il réalise avec un incroyable talent.
Petite note négative cependant : son passage sur les femmes libérées et le divorce est pour le moins limite et macho... En tout cas, celà tranche avec les personnages asexués qu'il campe jusqu'alors dans les films dont il est à l'affiche et l'on voit que, libre des contraintes des studios, Murphy joue un tout autre personnage.

Keenen Ivory Wayans co-produit le film et co-signe le sketch introductif où l'on reconnaît plusieurs acteurs : Samuel L. Jackson, Billie Allen (actrice et danseuse que l'on peut croiser dans Black Like Me ou The Wiz), la toute jeune Tatyana Ali (la future Ashley Banks dans Le Prince de Bel-Air) qui fait sa première apparition sur les écrans, l'ancêtre Leonard Jackson (second couteau dans Ganja & Hess, The Baron, Car Wash et Boomerang et tête d'affiche de Five on the Black Hand Side, Super Spook et A Rage in Harlem), Clebert Ford, Birdie M. Hale, Kim et Damien Dante Wayans...
Toutes les "familles" du cinéma afro-américain sont ici réunies, puis que coté technique on retrouve le chef op et le directeur artistique de Spike Lee : Ernest Dickerson et Wynn Thomas. Uncle Ray Murphy quant à lui est crédité comme responsable de la sécurité.