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vendredi 2 décembre 2011

Barbershop

L'année où il conclue sa trilogie Friday, Ice Cube devient la tête d'affiche d'une nouvelle et prometteuse série cinématographique...

BARBERSHOP - Tim Story (2002)



Calvin Palmer (Ice Cube) tient un barbershop, un salon de coiffure pour homme dans le Southside de Chicago qu'il a hérité de son père 2 ans auparavant. Il est entouré d'une équipe : Ricky (Michael Ealy) tenu à l'oeil par la police, l'explosive Terri (Eve) bien décider à se faire respecter dans ce milieu d'homme, le vieil Eddie (Cedric the Entertainer) et ses anecdotes... Bref, Calvin soude veille sur ce petit monde, travaille dur et s'occupe de sa femme enceinte ; mais les traites s'accumulent... La mort dans l'âme il va vendre son salon à Lester Wallace (Keith David), un caïd qui spécule sur l'immobilier...
En parallèle, deux petits malfrats (Anthony Anderson & Lahmard J. Tate) ont arraché et emporté un distributeur de billet qu'ils tentent de planquer... et d'ouvrir.
Presque 10 ans après Friday, voilà un rôle plus mature pour Ice Cube en trentenaire responsable et futur papa sérieux. Ce nouveau costume lui sied à ravir... La musique de Terence Blanchard est agrémenté d'une playlist bien choisie, le film est très distrayant, sans caricature outrageante et il met en scène des personnages qui ont une âme... Avec un petit budget très bien utilisé, les bénéfices sont multipliés par six et il rapporte près de 80 millions de dollars.

Le scénario permet de multiplier les saynètes où chaque acteur a son petit quart d'heure de gloire (un peu comme Car Wash en mieux) ; ça rebondit, ça débat, ça pose des questions et laisse libre les réponses... rien de très profond certes, mais de vraies tranches de vies autour d'un barbershop. C'est ce qu'annonçait le titre et c'est ce que parviennent à produire Tim Story et Ice Cube. Rien d'étonnant à voir sortir une séquelle trois ans plus tard : Barbershop 2 Back in Business, puis une série TV (supervisé par Ice Cube) et un spin off avec Queen Latifah : Beauty Shop.

Ainsi se succèdent donc au à l'écran Keith David, Anthony Anderson, la rappeuse Eve, Tom Wright, Jazsmin Lewis, Lahmard J. Tate, Michael Ealy ou Carl Wright. Tandis que quelques célébrités s'assoient sur le fauteuil du barbier : le basketteur Jalen Rose, le footballeur Cliff Frazier... Mention toute particulière à Cedric the Entertainer qui incarne à la perfection un vieux barbier qui pratique peu mais rebondit sur tous les sujets, tance vertement et affectueusement les jeunes employés et ne supporte pas les militants.
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mercredi 16 mars 2011

A Thin Line Between Love and Hate

La première et unique réalisation de l'acteur comique Martin Lawrence qui s'en tire plutôt pas mal...

A THIN LINE BETWEEN LOVE AND HATE
Martin Lawrence (1996)



Darnell (Martin Lawrence) est un dragueur impénitent, mais lorsqu'il aperçoit Brandi (Lynn Whitfield), il est persuadé que ce sera la dernière. Brandi est un femme riche, indépendante, et surtout qui se refuse à lui. Le challenge n'en excite que plus son intérêt.
Or, une fois son objectif atteint, Darnell se rend compte qu'il est amoureux de son amie d'enfance Mia (Regina King). Ulcérée d'être mis sur la touche, brandi va harceler Darnell à tous les instants...
Les producteurs George Jackson et Doug McHenry (New Jack City, House Party 2 et House party 3) sont toujours sur de bonnes affaires : le film rapporte plus de 30 millions de dollars, pour un budget d'à peine 8 millions.
Cette comédie romantique n'a rien d'extraordinaire mais se laisse regarder agréablement. Moins percutant que Boomerang (avec lequel on peut trouver de nombreux rapports), le machisme tout puissant est battu en brèche, de même que les caricatures dans lesquelles est souvent cantonné Martin Lawrence (et dans lequel il sombre plus encore avec Black Knight ou Big Momma's House 2).
Justement, sa composition est plutôt sobre, évitant les pitreries auquel les réalisateurs blancs le aiment à l'employer. Et c'est comme ça qu'on l'aime en somme : déployant ses talents d'acteur sans excès outrancier. En sus, c'est une des premiers films où Martin a des relations sexuelles, qui plus est représentées à l'écran. Et comme d'habitude, l'on remarque que pour les acteurs Afro-Américains, comiques de surcroit, il leur faut participer au scénario ou, comme ici, réaliser leur propre film pour exercer ce droit.

Le casting est exclusivement afro-américains. On reconnaît Faizon Love, Regina King, Miguel A. Núñez, Bobby Brown, Michael "Bear" Taliferro, Tracy Morgan, Tommy "Tiny" Lister, Della Reese. Et aussi l'acteur de la blaxploitation Roger E. Mosley (Hitman, The Mack, Darktown Strutters, Sweet Jesus Preacherman, Leadbelly, Drum, il campe aussi Sonny Liston dnas la biographie de et avec Mohamed Ali The Greatest).

vendredi 4 mars 2011

Friday

Alors que s'achève avec House Party 3 une trilogie initialement représentant la jeunesse du début des années 80, l'année suivante une nouvelle trilogie du même genre voit le jour...

FRIDAY - F. Gary Gray (1995)


Le jour se lève sur South Central, un vendredi comme un autre pour la famille Jones ; sauf pour Craig (Ice Cube). Il a perdu son job la veille et son père (John Witherspoon) le somme d'en trouver un nouveau. Au lieu de se démener dans ce sens, Craig passe la journée à glander avec son pote Smokey (Chris Tucker), dont le surnom vient de son appétence à fumer de l'herbe.
Leur activité favorite consiste à regarder passer les jolies joggeuses ou la voisine arrosant ses parterres, et de fumer. En prime, les deux "homies" s'embarquent dans des embrouilles, et le caïd du coin Deebo (Tommy "Tiny" Lister) leur réclame 200$ avant la fin de la soirée. Un vendredi finalement pas comme les autres...
La BO est d'enfer pour qui aime le rap west coast, avec des titres devenus cultes de Dr. Dre, Cypress Hill, Ice Cube lui-même, 2LiveCrew...
Grace à cette BO extraordinaire et une promo appuyée sur un casting détonnant, cette comédie a engrangé les entrées et les bénéfices : pour un budget de 3,5 millions de dollars, elle en rapporte dix fois plus... Ce qui donnera aux producteurs l'envie de sortir encore deux suites.
Ce film -pourtant classique pour ma génération- m'a difficilement tiré quelques sourires. Je n'y ai trouvé que peu d'intérêt et j'ai été réfractaire à l'humour souvent misogyne (et finalement pas assez lourdingue pour être du second degré) et aux mimiques de Chris Tucker. Encore moins au jeu outrageant -que j'espère imposé- à John Witherspoon.
Ice Cube débute sa longue carrière carrière après deux rôles plutôt dramatiques dans Boyz N the Hood et The Glass Shield.
A noter que ce film marque la première apparition sur grand écran de Michael Clarke Duncan (acteur au physique impressionnant, abonné aux seconds rôles dont le plus connu reste La Ligne Verte) mais il n'est pas crédité au générique.
Par ailleurs le casting -signé Jaki Brown- rassemble des gueules bien connues : Bernie Mac, Tommy "Tiny" Lister, Reynaldo Rey, Nia Long, Paula Jai Parker, Faizon Love, Terri J. Vaughn...

Friday

Alors que s'achève avec House Party 3 une trilogie initialement représentant la jeunesse du début des années 80, l'année suivante une nouvelle trilogie du même genre voit le jour...

FRIDAY - F. Gary Gray (1995)


Le jour se lève sur South Central, un vendredi comme un autre pour la famille Jones ; sauf pour Craig (Ice Cube). Il a perdu son job la veille et son père (John Witherspoon) le somme d'en trouver un nouveau. Au lieu de se démener dans ce sens, Craig passe la journée à glander avec son pote Smokey (Chris Tucker), dont le surnom vient de son appétence à fumer de l'herbe.
Leur activité favorite consiste à regarder passer les jolies joggeuses ou la voisine arrosant ses parterres, et de fumer. En prime, les deux "homies" s'embarquent dans des embrouilles, et le caïd du coin Deebo (Tommy "Tiny" Lister) leur réclame 200$ avant la fin de la soirée. Un vendredi finalement pas comme les autres...
La BO est d'enfer pour qui aime le rap west coast, avec des titres devenus cultes de Dr. Dre, Cypress Hill, Ice Cube lui-même, 2LiveCrew...
Grace à cette BO extraordinaire et une promo appuyée sur un casting détonnant, cette comédie a engrangé les entrées et les bénéfices : pour un budget de 3,5 millions de dollars, elle en rapporte dix fois plus... Ce qui donnera aux producteurs l'envie de sortir encore deux suites.
Ce film -pourtant classique pour ma génération- m'a difficilement tiré quelques sourires. Je n'y ai trouvé que peu d'intérêt et j'ai été réfractaire à l'humour souvent misogyne (et finalement pas assez lourdingue pour être du second degré) et aux mimiques de Chris Tucker. Encore moins au jeu outrageant -que j'espère imposé- à John Witherspoon.
Ice Cube débute sa longue carrière carrière après deux rôles plutôt dramatiques dans Boyz N the Hood et The Glass Shield. 
A noter que ce film marque la première apparition sur grand écran de Michael Clarke Duncan (acteur au physique impressionnant, abonné aux seconds rôles dont le plus connu reste La Ligne Verte) mais il n'est pas crédité au générique.
Par ailleurs le casting -signé Jaki Brown- rassemble des gueules bien connues : Bernie Mac, Tommy "Tiny" Lister, Reynaldo Rey, Nia Long, Paula Jai Parker, Faizon Love, Terri J. Vaughn...

lundi 14 février 2011

Sister Act 2 : Back in the Habit

On ne change pas un concept gagnant à Hollywood : les producteurs remettent donc le couvert avec un bien terne deuxième opus...

SISTER ACT 2 :
BACK IN THE HABIT
- Bill Duke (1993)



Deloris Van Cartier (Whoopi Goldberg) triomphe à Las Vegas ; mais les nonnes du couvent de St Francis, dépêchées par la Mère Supérieure (Maggie Smith) la convainque de réintégrer l'établissement comme professeur.
Deloris -rebaptisée Sœur Marie Clarence- se retrouve d'abord désarmé devant sa classe de trublions menée par Rita Louise Watson (Lauryn Hill)... En plus, un homme d'affaire sans scrupule veut faire fermer StFrancis, le détruire et y construire des garages. Sœur Marie Clarence va tout faire pour résoudre ces deux problèmes.
Comment Bill Duke se retrouve-t'il sur ce projet ? Mystère. Toujours est-il que l'on aurait pu attendre mieux du réalisateur de A Rage in Harlem et de Hoodlum.
Or, rien ne relève le niveau. Ni Whoopi, ni les nonnes, ni le méchant... En plus, les films sur les jeunes et leur prof sont souvent d'une platitude insoutenable ; on n'y échappe pas ici avec la phase où la classe se fout de tout, puis la prof se fait accepter puis donne une raison de vivre à chacun des ses élèves !
Finalement, le premier opus s'avère plus convaincant quand celui-ci nous sert du réchauffé mâtiné de films pour ados.

On se console avec la découverte de la petite Lauryn Hill... et un caméo de Bill Duke en balayeur agacé par le black muslim junior (ce qui prête encore plus à sourire quand on se rappelle que Duke faisait ses premiers pas dans un rôle presque similaire dans Car Wash).

jeudi 14 janvier 2010

Boomerang

Grâce à la présence et au scénario d'Eddie Murphy, Reginald Hudlin décroche un budget de 40 millions de dollars qu'il utilise à merveille pour cette comédie romantique révolutionnaire pour l'époque (puisque des relations amoureuses d'Afro-américains).

BOOMERANG - Reginald Hudlin (1992)



Marcus Graham (Eddie Murphy) est responsable de la publicité dans une firme de cosmétique. C'est aussi un dragueur insatiable, doublé d'un machiste patenté qui discute de ses conquêtes avec ses collègues et amis (Martin Lawrence & David Alan Grier).
Mais sa vie sentimentale et professionnelle bascule lorsque débarque une nouvelle patronne, Jacqueline Broyer (Robin Givens). Ils couchent ensemble et Marcus semble tomber amoureux d'elle (d'autant qu'elle a des pieds parfaits). Mais c'est Jacqueline qui se joue de lui et profite d'un imper sur la campagne de pub de la top-model Strangé (Grace Jones) pour le mettre sur la touche.
Aidé par Angela (Halle Berry), Marcus tente de se venger...

Dès les premières minutes le personnage de Murphy et ses acolytes tranchent avec les précédents films. Effectivement, ils parlent le plus librement du monde de leurs sexualités et l'on assiste aux premières scènes d'amour d'Eddie après 10 ans de carrière. Rare sont les acteurs à se prévaloir d'une telle chasteté ! Mais pour avoir ce rôle de séducteur, il doit écrire lui même le scénario avec Reginald Hudlin (auréolé du succès de House Party).
La force du film réside dans la complexité de ses personnages principaux. En effet, une fois posée la virilité et le succès de Murphy, les rôles s'inversent et le bourreau des cœurs devient la victime de l'intriguante Robin Givens. D'ailleurs la volonté de ne pas tomber dans le manichéisme fait verser l'intrigue dans les bons sentiments et le romantisme à peu de frais ; seul petit hic de cette très agréable comédie.

Le casting dirigé par Aleta Chappelle est tout simplement énorme, mélangeant à l'envie les étoiles comme les seconds couteaux du cinéma afro-américain des 40 dernières années.
Il fait la part belle à des rôles subalternes représentatifs du cinéma soul comme le père fondateur Melvin Van Peebles, l'incomparable Leonard Jackson (Five on the Black Hand Side, Ganja & Hess, Car Wash, The Color Purple), l'ancienne sex-symbol Eartha Kitt (elle apparaît déjà dans Friday Foster), Bebe Drake, Alyce Webb (débutante dans le mythique Cotton Comes to Harlem), Grace Jones... par là, Hudlin et Murphy posent leur production dans les pas des anciens ; volonté réaffirmée avec force avec la participation du père spirituel du cinéma noir engagé : Melvin Van Peebles.

Est aussi représentée la jeune génération : Martin Lawrence et David Alan Grier (qui ont travaillé quasiment tout le film en impro avec Murphy), Robin Givens, Tisha Campbell, Chris Rock, John Canada Terrell (un des rôles principaux de She's Gotta Have It), John Witherspoon, Lela Rochon (qui sort tout juste d'une autre relation cinématographique avec Murphy dans Harlem Nights), Daryl Mitchell, Irv Dotten, Gene Allen et des caméos en vendeur à la sauvette des deux frères Hudlin, Reginald le réalisateur et Warrington le producteur.
Le DVD propose quelques scènes coupées dont celle ci-dessous, et bien sûr les commentaires de Hudlin. Et le film se regarde amplement une deuxième fois avec ceux-ci : le choix des acteurs, les secrets de tournage (et les retouches d'Eartha Kitt à ses répliques qu'elle juge des fois trop vulgaires), les fou-rires en plateau...