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jeudi 3 mai 2012

Dance Flick

Dans la famille Wayans, je demande le fils, Damien Dante... Avec Dance Movie, ce nouveau venu y va de sa parodie à lui...

DANCE FLICK - Damien Dante Wayans (2009)

 

Thomas Uncles (Damon Wayans Jr.) est un jeune street dancer adepte des battles, sous la coupe d'un caïd obèse -Sugar Bear (David Alan Grier)- à qui il doit rembourser un prêt.
Megan White (Shoshana Bush) se consacre à la danse classique et rêve de gloire dans sa banlieue cossue. Mais lorsque sa mère meurt, elle va vivre avec son père (Chris Elliott) dans les bas-fond de la ville. Elle y intègre le lycée fréquenté par Thomas et se lit d'amitié avec sa sœur Charity (Essence Atkins), une jeune mère pas très douée.
Liés par leur passion commune pour la danse, Thomas et Megan tombent amoureux...
Voilà une bien étrange lignée que celle des Wayans, à chaque génération ils investissent la parodie des genres marquants de leur époque : I'm Gonna Git You Sucka pour la blaxploitation, Don't Be A Menace... pour les urban movies et Scary Movie pour les films d'horreur d'adolescents. Ici le petit dernier Damien Dante Wayans s'attaque au genre des comédies musicales et autres films de danse. Il confie le rôle principal à son cousin Damon Wayans Jr. (Blankman et My Wife and Kids) et la partition à son oncle Dwayne.
C'est en outre le film où apparaissent un maximum de membres de la famille Wayans, des plus connus (Keenen Ivory, Marlon et Shawn qui jouent, écrivent et produisent et leur sœur Kim) aux plus anonymes (Cara Mia, Michael, Craig, Chaunte et Gregory Wayans Benson Jr.).

Outre cette appétence à donner des rôles à leurs familles, les Wayans se caractérisent par leurs parodies d'autres films et séries. Celui-ci est axé sur les films de danse et de musique et les références sont légions. Elles empruntent aussi bien aux classiques Flashdance, Fame, Dirty Dancing ou même Singin' in the Rain
qu'aux films de facture plus récente comme Stomp the Yard, Ray, Save the Last Dance, High School Musical, Roll Bounce, Hairspray ou Dreamgirls.
Quant à juger ce genre de travail, l'affaire relève clairement du goût et, sans atteindre le niveau des comédies sus-citées, l'on retrouve l'humour tantôt ciselé, tantôt bien gras qui fait la marque des Wayans.

Au niveau du casting, il y a bien sûr quelques habitués des projets de la famille : David Alan Grier, Casey Lee ou l'acteur blanc Lochlyn Munro (qui apparaît plusieurs fois mais ne figure étonnamment pas au générique). Il y a aussi Essence Atkins (How High, Deliver Us from Eva, Preacher's Kid, Love For Sale ou encore les séries Half & Half et Are We There Yet ?), Affion Crockett (For da Love of Money, Universal Remote, Welcome Home, Roscoe Jenkins, Soul Men), Tuffy Questell (Bamboozled)...

samedi 7 avril 2012

Universal Remote

A l'inverse de I'm Through with White Girls..., cette comédie indépendante de Gary Hardwick ne répond pas aux attentes...

UNIVERSAL REMOTE - Gary Hardwick (2007)

Bubba et Leroy (Howard Alonzo & Devin McGinn), deux amis un peu simplet, ulitisent une télécommande spéciale qui les fait entrer dans la télévision. Ils se déplacent dans ce monde étrange, peuplé de stéréotypes racistes et sexistes et déambulent au gré des téléfilms comme "Gay Mafia Secrets", de "Variations on the "N" Word", du jeu télévisé "My Last Nerve" et du show people "Inside A Celebrity’s Ass" ou encore sur le clip du chanteur faussement provocateur de "The Most Offensive Song Ever Written"...Gary Hardwick est un scénariste afro-américain qui compte quelques succès à son actif comme Trippin' ou encore The Brothers et Deliver Us From Eva (il réalise aussi ces deux derniers). Avec ce Universal Remote, il s'attaque à un nouveau style : le film à sketch.
Nul doute que le projet n'avait pas l'ambition de plafonner au box office, ni d'engranger de mirifiques bénéfices. Mais, même sans grande ambition, la mayonnaise prend difficilement.

Nombreux sont les sketches à partir d'un sujet intéressant ;
mais Hardwick se positionne avec difficulté et ne semble pas choisir entre refus du Political correctness et dénonciation des stéréotypes.
On retiendra tout de même le segment parodiant les téléfilms judiciaires en faisant le procès du DVD, "Variations on the "N" Word" ou encore la séquence la vie de Jesus...

Les deux acteurs qui interprètent le duo utilisant la télécommande
principaux sont des acteurs de second rang -dont Howard Alonzo- et n'apparaissent que peu pendant le film, alors que d'autres jouent plusieurs rôles. Citons Affion Crockett (For da Love of Money, Welcome Home, Roscoe Jenkins, Soul Men, Dance Flick), Jill Marie Jones (The Perfect Holiday, The Longshots, 35 and Ticking), Aloma Wright (Trippin', Kingdom Come, The Brothers, Deliver Us from Eva, The Janky Promoters) et le chef de chorale Tony Wilkins (Two Can Play That Game et Deliver Us from Eva).
L'affiche annonce Charles Q. Murphy ; ce dernier commence dans l'ombre de son frère Eddie dans le seul film que ce dernier réalise : Harlem Nights. Puis il joue dans deux Spike Lee (Mo' Better Blues et Jungle Fever) et aux cotés de Chris Rock dans CB4 ; il réapparaît dans The Players Club puis comme comédien récurrent dans le Chappelle's Show pour finalement enchaîner les seconds rôles à partir de 2005 : Roll Bounce, King's Ransom, Norbit, The Perfect Holiday, Frankenhood, The Hustle, Lottery Ticket et Our Family Wedding.