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vendredi 10 mai 2013

One Down, Two To Go

Dernier "grand" film pour Jim Kelly, Les 4 justiciers n'est pas à la hauteur des précédentes réunions des stars de la blax...

ONE DOWN, TWO TO GO - Fred Williamson (1982)

Chuck (Jim Kelly) est le capitaine d'une équipe californienne venant concourir dans un tournoi de karaté. Avec son ami Ralph (Richard Roundtree), il se rend compte que les combats sont truqués par le mafieu Rossi (Peter Dane). Après cette découverte, Chuck est victime d'une tentative d'assassinat et la fille de Ralph de viol...
Pour contrer la vengeance des mafieux et remettre la main sur l'argent perdu dans le tournoi truqué, ils appellent à la rescousse leurs anciens collègues new-yorkais, Cal et J (Fred Williamson & Jim Brown).
Une fois passée le plaisir de voir défiler à l'écran les noms des quatre acteurs principaux de la blaxploitation (Richard "Shaft" Roundtree, Jim Kelly, Fred "the Hammer" Williamson et Jim Brown) l'intérêt s'étiole rapidement au fil des longs combats d'ouverture et de la lourdeur avec laquelle l'intrigue est mise en place. On se raccroche au duo Brown/Williamson (qui fonctionne grâce à une réelle complicité hors plateau), à de trop rares combats ou bien des répliques ultimes comme "You're maybe good in Kung Fu but I'm an expert in Gun Fu!", mais l'ensemble est très moyen pour un fan de la blaxploitation et probablement inepte pour quelqu'un qui n'a jamais vu un film des nos héros.
Ce film vient une fois encore confirmer que Fred Williamson est un piètre réalisateur, sans sens de la mise en scène. En témoigne la scéquence de présentation entre lui et Jim Brown : la caméra les suit en voiture pendant trois minutes, avec une platitude extrême et une mauvaise musique typique des années 80 ! En outre, même si notre quatre "blax'star" sont réunis sur le papier, on les voit trop peu ensemble et leur jeu, comme leur importance dans le scénario, est par trop inégal. Par exemple, impossible de comprendre d'où vient l'idée saugrenue de blesser Chuck/Jim Kelly dès le début et de l'empêcher ainsi d'exposer ses talents martiaux (celui-ci est d'ailleurs habitué aux rôles étonnemment limités lorsqu'ils jouent avec ses amis, comme dans Take a Hard Ride, où il incarne un Indien muet). On en arrive même à regretter ce gâchis d'un casting quasi-inédit (il faudra attendre Original Gangstas de Larry Cohen, mais cette fois malheureusement sans Kelly).

Dans la distribution, on peut noter pêle-mêle une belle brochette d'acteurs italo-américains : Joe Spinell, Tony Gazzo et Willi Cicci  (qui jouent dans les deux premiers volets, respectivement, de The Godfather et Rocky) et Peter Dane (Black Samurai, Black Starlet). Il y aussi les actrices afro-américaines Paula Sills (No Way Back et Disco 9000) et Angela Robinson, mariée à l'aceteur John Witherspoon, elle apparaît dans The Meteor Man ou Soul Plane.
L'équipe des cascades est des plus étoffées avec Captain Haggerty -un dresseur de chien au physique immanquable, qui est tour à tour cascadeurs et acteurs-, Harry Madsen (Superfly, Claudine, Aaron Loves Angela, The Wiz, The Hitter, See No Evil, Hear No Evil, New Jack City, Inside Man...), Frank Ferrara (The Warriors, The Last Dragon, The Last Boy Scout, Hoffa, Sugar Hill, Woo, Amistad, Head of State, Bad Boys II, Hitch, I Am Legend, Meet Dave, The Taking of Pelham 1 2 3...) et Aaron Banks, un médiatique prof de karaté (qui coache Williamson depuis Mean Johnny Barrows).

samedi 29 septembre 2012

The Glass Shield

Quatre après le désormais introuvable To Sleep with Anger avec Danny Glover, Charles Burnett revient avec un thriller halletant sur fond de racisme policier : L'insigne de la honte.

THE GLASS SHIELD - Charles Burnett (1995)


L'adjoint John "JJ" Johnson (Michael Boatman) est une jeune recrue afro-américaine de la police de Los Angeles. Le seul Noir du commissariat, négativement réputé pour ses bavures racistes. L'unique collègue qui est sympa avec lui est la seule femme, l'agent Deborah Fields (Lori Petty), cible des railleries sexistes des autres flics.
Un soir, le jeune Teddy Woods (Ice Cube) est arrêté par JJ et Jack Bono et l'arme dans la boîte à gant de sa voiture semble être celle qui a servi lors d'un meurtre. Soucieux de s'intégrer au mieux auprès de ses collègues, JJ fait même un faux témoignage pour enfoncer le jeune Woods.
De son coté, ce dernier nie l'assassinat et est assisté par son avocat brillant et combattif : James Locket (Bernie Casey) qui met à jour plusieurs failles et faits troublants...
Le budget est très limité de 8 millions de dollars, mais c'est plus que ce à quoi s'est habitué le cinéaste Charles Burnett, précurseur du cinéma réaliste afro-américain. La réalisation, comme le scénario, sont plus ordinaires que Killer of Sheep et My Brother's Wedding. Burnett mixe plusieurs grands classiques du cinéma américain : le film policier empli de ripoux, les longues scènes d’interrogatoires au tribunal, le drame amoureux, la pression du racisme et du sexisme...

Au premier abord, après un générique façon comic strip,  on semble face à un téléfilm policier assez ordinaire, voire un peu pataud, qui peine à se mettre en place. Mais dès l'arrestation d'Ice Cube, l'intrigue est enfin lancée et Burnett introduit une dizaine de personnages secondaires assez fouillés et plonge le spectateur dans un sombre polar doublé d'un drame psychologique où chaque personnage a sa logique propre. Même le racisme n'est pas présenté comme un bloc monolithique : racisme ordinaire du flic de base qui contrôle au faciès, racisme cynique de la hiérarchie policière et judiciaire.

Autre nouveauté pour Charles Burnett : il s'entoure cette fois d'actrices et acteurs professionnels, aussi bien afro-américains que blancs. Parmi ses derniers citons quelques habitués de production "black" comme Don Harvey (Life, In Too Deep,  She Hate Me...) et M. Emmet Walsh (, Panther, A Time to Kill) et Michael Ironside (Jo Jo Dancer...). millions de dollars.
Pour ce qui est des Afro-Américains, Burnett offre un très bon rôle à Bernie Casey, très convaincant en avocat tenace. Se succèdent aussi Ernie Lee Banks (Baby Needs a New Pair of Shoes, The Black Godfather, Bulworth), Tommy Redmond Hicks (découvert par Spike Lee dans She's Gotta Have It, on le croise peu : le téléfilm Death of a Prophet, Daughters of the Dust, The Meteor Man, The Five Heartbeats), Victoria Dillard (Coming to America, Deep Cover, Black Rebel, The Best Man... elle incarne Betty Shabazz dans Ali), Kimble Jemison (Life, Bowfinger), David McKnight (J.D.'s Revenge) et Sy Richardson son complice de longue date.

Cependant, malgré ce casting assez incroyable et la mise en avant du rapeur Ice Cube (qui débute sa reconversion et s'affirme comme une figure montante du cinéma afro-américain après Boyz N the Hood), ne parvient pas à dynamiser les entrées et les recettes s'élèvent péniblement à quelques 3

samedi 22 janvier 2011

See No Evil, Hear No Evil

Malgré les bonnes surprise du dernier tiers de la décennie 80, la dernière comédie que j'évoquerai -Pas nous, pas nous- est malheureusement plus proche des navets comme The Toy que de la satyre de Robert Towsend ou du prometteur Coming to America.


SEE NO EVIL, HEAR NO EVIL - Arthur Hiller (1989)
Wally Karue (Richard Pryor) est aveugle ; il est aussi un parieur invétéré à la recherche d'un emploi. Il est embauché par Dave Lyons (Gene Wilder), un sourd -qui lit sur les lèvres- qui possèdent un petit kiosque. Mais un meurtre a lieu devant la boutique : Wally a entendu le coup de feu et senti le parfum de la meurtrière, Dave a vu ses jambes... et les deux sont vite considérer comme les principaux suspects.
Et tout se corse quand Eve -la meurtrière- et Kirgo (Joan Severance & Kevin Spacey) remettent la main sur les infortunés témoins. Wally et Dave sont obligés de démêler cette affaire, tout en échappant aux gangsters et à la police.

Lourd est le moindre des qualificatifs que l'on peut employer pour résumer ce film. Le duo Pryor/Wilder avait déjà sévit dans Stir Crazy au début de la décennie, et leur reformation ne se fait pas sous les meilleurs auspices... Encore une fois les talents de comédien des uns et des autres n'est pas en cause ; c'est plutôt le script -pourtant supervisé et retouché par Pryor- qui est en cause. Et le sentiment qui prévaut, surtout lorsqu'on a vu Trading Places, Hollywood Shuffle ou I'm Gonna Git You Sucka, c'est que ce film n'a pas pris le tournant des comédies modernes : la réalisation est des plus conventionnelles tandis que les ressorts comiques entre les deux personnages relèvent d'un duo des années 60.

Et, pour se recentrer sur l'angle par lequel j'évoque ces films -la question raciale, elle est presque invisible ici, relégués au second plan par les handicaps des deux protagonistes.
Mais on retrouve tout de même quelques traits marquants de la représentation des Noirs véhiculé par les comédies des années 80s. D'abord la différentiation sexuelle : le héros blanc -pas plus joli que le noir- embrasse un femme et la courtise, quand le noir se contente de parler de sexe sans passer à l'acte (il se fait passer pour un gynéco mondialement connu). D'autre part, la cécité du personnage de Pryor l'oblige à jouer constamment les yeux grand ouverts, faisant rouler ses pupilles comme les caricatures du début du siècle.
Les deux méchants sont assez tout de même caricaturalement savoureux : le dandy sans scrupule incarné par un Kevin Spacey tout jeunot, et la beauté venimeuse de Joan Severance.

lundi 19 juillet 2010

The Wiz

Remake afro-américain du Magicien d'Oz à la sauce "blax"...

THE WIZ - Sidney Lumet (1978)


En tentant de rattraper son chien Toto, Dorothy (Diana Ross) -une institutrice de Harlem qui vit encore chez son oncle et sa tante- est emportée dans un tourbillon de neige ; elle atterrit à Munchkinland, une région du pays d'Oz.
Elle tue par inadvertance la méchante sorcière de l'est et libère d'étranges enfants enfermés dans des grafittis. Eberluée, elle veut retourner chez elle ; pour celà, elle doit rencontrer le Magicien d'Oz -"The Wiz".
Dans son périple, Dorothy rencontre un épouvantail sans cervelle (Michael Jackson), un homme de fer sans coeur (Nipsey Russell) et un lion sans courage (Ted Ross). Ensemble, ils décident de demander au magicien ce qui leur fait défaut.
Mais celui-ci conditionne son aide : Dorothy et ses comparses doivent supprimer la méchante sorcière Evilene (Mabel King).

Ce film est une double adaptation : d'abord du célèbre Magicien d'Oz revisité d'un point de vue afro-américain ensuite la transposition cinématographique d'une comédie musicale jouée à Broadway.
D'abord le casting s'en ressent avec l'emploi de Stanley Greene, Mabel King (déjà croisée dans Ganja & Hess ou The Bingo Long Traveling All-Stars & Motor Kings) ou Thelma Carpenter qui jouent aussi dans la comédie de Broadway. De même que le foisonnement de chanteurs de métier comme Nipsey Russell, Thelma Carpenter, Rhetta Hughes (présente dans Sweet Sweetback's Baadasssss Song et Don't Play Us Cheap) et certains qui font leur premier pas (à l'instar de Joshie Armstead, Roberta Flack, Robin Givens, Ray Simpson des Village People...), des danseurs et chorégraphes tels Carlton Johnson et Joe Lynn,

La mise en scène de Sidney Lumet est assez typique aussi des adaptions avec une succession de tableaux où s'entremêlent comédie classique, chants et danses endiablées. On a droit à de véritables ballets plutôt bien filmés et des décors post-apocalyptiques à la Mad Max.
Alors, c'est sûr qu'à l'heure du tout numérique et de la 3D, cette comédie musicale, ses costumes et ses décors paraissent bien cheap. Cependant, pour l'époque, The Wiz est bien un film à grand spectacle très respectable et techniquement abouti, avec de très jolie trouvailles graphiques (à l'image de la "transformation" des adeptes de la sorcière, le micro vivant, ou encore la saynète avec les corbeaux et Michael Jackson).
Il n'en reste pas moins que le films souffre de certaines longueurs (il faut une heure entière à Dorothty pour rencontrer ses compagnons d'infortune).

Par contre, je trouve la prestation de Diana Ross sans relief. Les deux surprises viennent plutôt d'un débutant et d'une ancienne gloire. Pour le premier il s'agit de Michael Jackson, assez lisse dans son personnage d'épouvantail mais très convaincant dans ses prestations scéniques. Pour la seconde, d'une grande dame qui nous a quitté cette année : Lena Horne, pour son dernier long métrage , impressionnante dans un un solo magistral en guise de quasi-clôture du film.
A noter aussi les cascades de Steve James (qui deviendra entre autre Kun-Fu Joe dans I'm Gonna Git You Sucka).



dimanche 20 juin 2010

New Jack City

En 1971, Melvin Van Peebles avait lancé -à son corps défendant- la vague de la Blaxploitation avec son mythique Sweet Sweetback's Baadasssss Song. Vingt ans plus tard, et parallèlement à Spike Lee et son explosif Do the Rigth Thing, au Boyz N the Hood de John Singleton et à Juice de Ernest R. Dickerson, Mario Van Peebles (qui avait fait ses premiers pas dans le chef d'oeuvre avant-gardiste de son père) contribue lui aussi à asseoir une mode cinématographique : les "urban films", les films sur le ghetto et les problèmes sociaux des Afro-Américains.

NEW JACK CITY - Mario VanPeebles (1991)



Nino Brown (Wesley Snipes) et son gang des CMN -pour Cash Money Brothers- est la valeur montante du deal de cocaïne à New-York.
Scotty Appleton (Ice T) et son collègue Nick traquent la drogue dans la Grosse Pomme. Ils se servent de Pookie (Chris Rock), un petit junkie et dealer sans envergure pour infiltrer les CMN.
L'infiltration tourne court avec la mort de Pookie.
Appleton décide alors de rejoindre à son tour la bande de Nino ; il va s'y faire accepter et devenir un des plus proches de Nino Brown, déclenchant les jalousies. Mais ce dernier sombre peu à peu dans la paranoïa et la mégalomanie...

Le soundtrack fait partie des meilleurs du genre avec de grand nom du rap US. Bien entendu, certains -qui deviendront des grands voire des légendes du mouvement hip-hop- font leur apparition à l'écran tel Ice T bien sûr mais Fab 5 Freddy, ou Flavor Fav de Public Ennemy. L'ambiance "street credibiliy" traversera l'Atlantique puisque dans la VF le doublage d'Ice T est assuré par un certain Joey Starr.

Celà peut paraître insignifiant, mais Van Peebles renoue avec les scènes d'amour entre Afro-Américain. Depuis une décennie, on pouvait noter une régression de ce point de vue. Là où les héros de la blaxploitation, femmes ou hommes, assumaient leur sexualité et que les scènes sensuelles -y compris "inter-raciales"- étaient une avancée permise par le genre (malgrès les dérives voyeuristes) ; les années 80 marquent un véritable reflux, où les Noirs sont cantonnés à des rôles comiques et désexués tels les icones Eddy Murphy et Whoopie Goldberg, ou à l'inverse à des prédateurs sexuels (Danny Glover dans La Couleur Pourpre et Mister T dans Rocky III étant les meilleurs exemples) ; tandis que les corps enlacés ne sont plus montrés et par là, la sexualité noire niée. Or, on sait combien les préjugés sexuels ont été entretenus pour favoriser le racisme et la ségrégation. Cette réhabilitation -entamée en 86 par She's Gotta Have It de Spike Lee- est donc un des aspects positifs du film.

Mario VanPeebles réussit aussi l'exploit de ne pas présenter des personnages manichéens, et en particulier de créer -grâce aux talents de Wesley Snipes- un Nino Brown à la fois détestable et victime d'une société inégalitaire et raciste.

Là où son père et son Sweetback... avait été le succès indépendant de 1971, la première réalisation de Mario VanPeebles rapporte plus de 45.000.000 $ pour un budget de 8 millions et se révèle le plus gros succès indépendant de 1992.

Van Peebles redonne un rôle Tracy Camilla Johns (la Nola Darling de She's Gotta Have It), utilise aussi l'inusable second rôle Thalmus Rasulala (Blacula, Willie Dynamite, Friday Foster...), Bill Cobbs (Greased Lightning, A Hero Ain't Nothin'... et The Hitter) et Clebert Ford. Enfin, il donne sa chance au jeune Chris Rock (qui jouera une parodie de gangsta dans CB4 quelques années plus tard).
Il s'appuie sur une grosse équipe technique dont, entre autres, les cascadeurs Jeff Ward et David S. Lomax et le costumier Bernard Johnson (Don't Play Us Cheap, Claudine, Willie Dynamite et The Bingo Long Traveling All-Stars & Motor King).

jeudi 1 avril 2010

Aaron Loves Angela

La deuxième rôle de Kevin Hooks, le jeune héros de Sounder, lui est offert par Gordon Parks, qui meurt quelques années plus tard dans un accident d'avion au Kenya. Le prometteur et talentueux réalisateur de Superfly et Three the Hard Way nous entraîne -péniblement- dans une histoire d'amour à la Roméo & Juliette, façon Afro vs. Latinos...

AARON LOVES ANGELA
Gordon Parks, Jr. (1975)

Aaron (Kevin Hooks) est un jeune basketteur. Son père, Ike (Moses Gunn) une ancienne gloire des parquets, tient maintenant un café et rêve pour son fils des titres qu'il n'a pas eu...
Les ambrouilles vont bon train sur le terrain comme dans la rue entre Afro-Américains et Latinos. Pourtant, et malgré tout, Aaron le jeune Afro-Américain de Harlem et Angela la Portoricaine (Irène Cara) sont amoureux.
Un jour, Aaron raccompagne Angela dans son quartier. En guise d'au revoir, elle lui dépose un baiser sur la joue ; il n'en faut pas plus pour que Aaron se fasse chasser manu militari du quartier par de jeunes Latinos. Il est sauvé de justesse par Beau (Robert Hooks), un pimp de Harlem.
Les deux amoureux sont obligés de se retrouver pour fricoter dans un appartement délabré, qui accueille les magouilles de Beau...

Un mélange entre le drame romatique à la Roméo et Juliette et la chronique sociale qui a du mal à se situer entre ces deux possibilités ; peut-être la copie redimensionnée 4:3 y est-elle pour quelque chose (mais à qualité de visionnage équivalente, Honky mérite plus qu'on s'y attarde). Mais tout de même, là où Three The Hard Way ou Superfly, sonnaient comme de vraies réussites au niveau de la réalisation et du rythme (malgré de petits moyens), ce Aaron Loves Angela peine à convaincre...
Dommage aussi pour le personnage d'Angela est plutôt pauvre, on ne connaît rien d'elle à part sa relation avec Aaron et sa famille. Mais c'est le premier film d'Irène Cara que l'on retrouve dans Sparkle et qui connaîtra une gloire momentanée avec son premier rôle dans Fame.

Au niveau du casting, se côtoient de grands noms comme Robert Hooks (Trouble Man) et Moses Gunn (habitué de la famille Parks) et de petits rôles de la blax' comme Leon Pinkney (Car Wash), Drew Bundini Brown (Shaft, Shaft's Big Score ! et plus tard The Color Purple), et des habitués des productions de Parks Jr. (Three the Hard Way, Superfly...) : Norman Evans, Charles McGregor (que l'on croise aussi dans Across 110th Street et Blazing Saddles), Harry Madsen (ici acteur, mais reconverti dans les cascades -comme dans le récent Inside Man de Spike Lee), Alex Stevens (coordinateur des cascades et qui joue aussi un petit rôle).
Le basketteur Walt Frazier, alors au sommet de sa carrière, apparaît dans le film, puis se reconvertira dans les commentaires (et fera un caméo dans Eddie en 96).