Pas facile de transposer des strips en épisodes de 20 minutes, mais Aaron McGruder s'en sort à merveille, prenant peu à peu ses marques et nous laissant trouver les nôtres... L'ambiance peut varier énormément entre les épisodes, allant de véritables ôdes au cinéma africain-américain, soul & kung-fu, urban films et autres, à des passages très introspectifs, philosophiques, en passant par de multiples clins d'oeil -sympathiques ou vachards- à l'administration Bush et sa guerre en Irak, au rap-bizness, au ciné afro, aux intellectuels...
Deux saisons pour l'instant, un site très bien fait : http://www.boondockstv.com/. Malheureusement, si la première saison existe (en zone1) avec des sous-titres français, la saison2 ne comporte pas de sous-titres (espérons qu'on ait droit à une prochaine sortie hexagonale).
La série d'animation reprend les principaux personnages de la BD, et en rajoute de nouveaux, tout aussi succulents :
Uncl' Ruckus, nouveau venu, qui déteste les Noirs
Le ton -grinçant et pas très "politically correct"- est donnné dès la première scène du premier épisode ; Huey Freeman prend la parole dans un cocktail mondain, remplis de Blancs fortunés, et balance : "Excusez-moi, tout le monde. J'ai une annonce à faire. Jésus était noir, Ronald Reagan était le diable et le gouvernement ment à propos du 11 septembre. Merci de m'avoir écouté et bonne soirée."
Les épisodes de la saison 1, disponible en VOstf
1- Garden Party
2- Trial of R. Kelly
3- Guess Hoe's Coming to Dinner
4- Granddad's Fight
5- Date with the Health Inspector
6- The Story of Gangstalicious
7- A Huey Freeman Christmas
8- The Real
9- Return Of The King
10- The Itis
11- Let's Nab Oprah
12- Riley Wuz Here
13- Wingmen
14- The Block Is Hot
15- The Passion of Ruckus
Pour la route, une réplique savoureuse de Ronald Reagan accueillant Uncl' Ruckus au Paradis des Blancs :
" Le paradis blanc est réservé aux bons chrétiens, ceux qui sont très pieux et qui haÏïssent tous les Noirs et tout ce qui est lié aux Noirs. Ça signifie qu'il n'y a ni Mohammed Ali, ni de musique hip-hop, ni ce connard de Jesse Jackson. […] Il s'avère que le racisme ne pose pas de problème à Dieu. Il ne se souvient pas de l'esclavage, à part en février."



















































