vendredi 1 juin 2012

Jumping the Broom

Plus classique que 35 and Ticking, ce Jumping the Broom est finalement aussi plus convaincant...

JUMPING THE BROOM - Salim Akil (2011)


Lassée des histoires sans lendemain, Sabrina Watson (Paula Patton) est à la recherche du grand amour. Lorsqu'elle rencontre Jason Taylor (Laz Alonso), ils tombent amoureux. Celui-ci est prêt à la suivre en Chine et accepte de ne pas avoir de relations sexuelles avant le mariage.
Et justement, le mariage se prépare dans la luxueuse propriété des riches parents Watson (Angela Bassett & Brian Stokes Mitchell). Tandis que la mère de Jason (Loretta Devine), pas très encline à aimer celle qui lui vole son fils, débarque accompagné de différents membres de la famille (Mike Epps, Tasha Smith, DeRay Davis)...
Artisan de la série Soul Food, Salim Akil réalise son premier film (son second est programmé pour cette année, ce sera Sparkle un remake du film éponyme de la fin de la blaxploitation). Signé d'Elizabeth Hunter (The Fighting Temptations et Beauty Shop), le scénario est basique, mais les sous-segments et les protagonistes sont bien ficelés. Et au deux-tiers du film, un rebondissement dramatique prend au dépourvu le spectateur... Produit pour moins de 7 millions de dollars, les résultats au box office multiplient la mise par six !
Pourtant la réussite de ce film n'était pas écrite d'avance. Ce genre de comédie où s'affrontent des familles opposées est relativement convenu (je pense par exemple aux très moyens Guess Who et Our Family Wedding et à l'infâme Who Made the Potatoe Salad ?). La comparaison tient plus avec Welcome Home, Roscoe Jenkins, bien que les rapports sociaux et les différences culturelles y soient mieux analysés et rendus. L'idée est similaire : confronter la bourgeoisie urbaine afro-américaine et la communauté afro-américaine plus rurale et populaire.
Et "jumping the Broom" est précisément une tradition afro-américaine (mais aussi de certaines communautés originaires d'Europe) pour symboliser une union en sautant par dessus un balai. Comme le rappelle Loretta Devine, c'est comme celà que les esclaves célébraient les mariages, comme l'a popularisé la série Roots (justement cité dans le film). Et c'est entre autre cette pratique qui divise les familles...

Salim Akil mise tout sur son casting resserré et leurs différentes histoires qui se tissent sous la trame principale. Les deux mères sont au centre : Angela Bassett s'en sort bien dans un rôle de femme riche mais malheureuse et Loretta Devine est agréablement espiègle (c'est peu dire !). Le couple vedette Paula Patton /Laz Alonso -qui avaient joué ensemble dans Just Wright- reste assez anodin, et le côté "amoureux transis" est forcément un peu chiant...
Dans les rôles annexes, se succèdent l'aguichante Meagan Good, Tasha Smith en cougar malgré elle, DeRay Davis et Mike Epps en dragueurs lourdingues ou encore Gary Dourdan et son regard de braise (qui lui vaut le rôle de Malcolm X dans un téléfilm sur Muhammad Ali : King of the World).

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